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Un Chant révolutionnaire

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Il est un pays où les prix Nobel sont des terroristes, où les généraux envoient les enfants au front, où les poètes sont des criminels, où les moines sont exécutés, où 54 millions d’esclaves tentent de survivre, où liberté est un mot interdit…

Prière du matin
Prière du matin
Dans ce pays de l’envers appelé Myanmar, il n’est pas étonnant que les prisons deviennent des temples d’où s’élèvent les chants de compassion enseignés par le Bouddha.

Un article de Democratic Voice of Burma nous apprend qu’une campagne de « Metta Sutta » initiée par U Gambira, célèbre leader de l’ABMA mis à l’isolement depuis le 14 Mars, s’est répandue dans les différentes parties de la prison d’Insein.

Voici ce chant révolutionnaire :

Voici ce qui doit être accompli par celui qui est sage,

Qui recherche le bien et a obtenu la paix.

Qu’il soit appliqué, droit, parfaitement droit,

Sincère, humble, doux, sans orgueil,

content de toutes choses et joyeux.

Qu’il ne se laisse pas submerger par les soins du monde,

qu’il ne se charge pas du fardeau des richesses.

Que ses sens soient maîtrisés,

qu’il soit sage sans être hautain,

et ne convoite pas des biens de famille.

Qu’il ne fasse rien qui soit mesquin

et que les sages puissent reprouver.

Que tous les êtres soient heureux.

Qu’ils soient en joie et en sûreté.

Toute chose qui est vivante, faible ou forte, élevée

Moyenne ou basse, petite ou grande, visible ou invisible,

Près ou loin, née ou à naître,

Que tous ces êtres soient heureux.

Que nul ne déçoive un autre ni ne méprise aucun être

Si peu que ce soit.

Que nul, par colère ou par haine, ne souhaite du mal à un autre.

Ainsi qu’une mère au péril de sa vie,

surveille et protège son unique enfant,

Ainsi, avec un esprit sans entrave

doit-on chérir toute chose vivante,

aimer le monde en son entier,

Au dessus, au dessous, et tout autour, sans limitation

Avec une bonté bienveillante et infinie.

Etant debout ou marchant, étant assis ou couché,

tant que l’on est éveillé, on doit cultiver la pensée

que cela est la manière de vivre la meilleure du monde.

Abandonnant les discussions oiseuses,

ayant la vision intérieure profonde,

débarrassé des appétits des sens,

Celui qui s’est perfectionné

ne connaîtra plus les renaissances.

(Sutta Nipada, 1, 8)

Sophie Alvarez pour www.buddhachannel.tv

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