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Chine – La Police utilise du Gaz lacrymogène sur les Moines tibétains qui manifestent

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LA POLICE CHINOISE UTILISE DU GAZ LACRYMOGÈNE SUR LES MOINES TIBÉTAINS QUI MANIFESTENT [[Traduit de l’Anglais par Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv ]]


12/03/2008



PÉKIN, Chine – La police chinoise a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser plusieurs centaines de moines bouddhistes tibétains rassemblés pour le deuxième jour de protestation, près de la capitale tibétaine Lhassa, a rapporté mercredi Radio Free Asia.



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Des moines participent à une marche de la paix à Dharamsala, en Inde, une des nombreuses organisées pour marquer le 49ème anniversaire du soulèvement des Tibétains. (Manan Vatsyayana/AFP/Getty Images)



Mardi, plus de 1000 policiers et membres de la sécurité armés ont encerclé les moines du monastère de Sera, dont le nombre est estimé de 500 à 600 personnes, alors qu’ils s’avançaient près du poste de police. Les policiers ont alors tiré des gaz lacrymogènes dans la foule, d’après ce que confie un témoin au service tibétain de RFA.



« Il y avait probablement des milliers de membres de la police armés (bureau de la sécurité publique), portant différents uniformes. La police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule », a indiqué le témoin non identifié.



Les moines, qui réclamaient que soient relâchés d’autres moines arrêtés durant les protestations de lundi, criaient : « Nous voulons la liberté », « Nous voulons un Tibet indépendant! » et « Libérez notre peuple ou nous ne nous en irons pas! » aux dires d’autres témoins non identifiés.



Il a été difficile d’obtenir une confirmation indépendante de l’événement.



Une femme jointe par téléphone au bureau de sécurité publique de Lhassa nie avoir eu connaissance de l’incident. Au bureau local du gouvernement, un homme se présentant lui-même sous le nom de Bianba a affirmé être au courant qu’un incident avait eu lieu mardi, sans donner plus de détails.



Le dernier incident est survenu un jour après que les moines bouddhistes ont organisé deux grandes protestations, défiant ainsi publiquement le régime chinois, en faisant le choix de la date anniversaire d’un soulèvement tibétain avorté contre le régime de Pékin en 1959.



Plusieurs centaines de moines du monastère de Drepung ont débuté leur marche lundi après-midi, divisés en trois groupes prenant différentes directions, comme le rapporte un moine et témoin oculaire au Free Tibet Campaign, autre groupe de soutien.



Les membres d’un groupe criaient : « Libérez le Tibet » en marchant, jusqu’à ce qu’ils soient dispersés à un poste de contrôle, puis séparés les uns des autres par la police, dit-il. Certains moines ont été arrêtés, ceux qui ne l’ont pas été s’en sont retournés au monastère vers minuit, ajoute t-il.



RFA rapporte aussi que des coups de feu ont été entendus durant la nuit, dans la direction du monastère, toujours bloqué par la police.



Champa Phuntsok, à la tête du gouvernement régional tibétain , a confirmé mardi que les autorités avaient brièvement détenu certains moines du monastère de Drepung, mais qu’ils avaient ensuite été libérés après avoir été interrogés et « conseillés ».



Radio Free Asia et le site internet www.phayul.com, géré par des tibétains en exil, indiquent que pas moins de 71 personnes, des moines pour la plupart, ont été détenus après les protestations de lundi.



Le porte-parole du ministère des affaires étrangères Qin Gang a également confirmé mardi qu’il y avait bien eu des protestations. « A Lhassa, certains moines ignorants, poussés par une petite poignée de personnes ont commis quelques actions illégales qui peuvent gêner la stabilité sociale », a t-il confié lors d’une conférence de presse.



Des moines de deux autres monastères dans la province Nord Ouest de Qinghai – les monastères de Lutsang et Ditsa – ont aussi organisé des protestations lundi , selon la RFA qui cite des « sources ». La police a encerclé le monastère de Ditsa pendant la protestation mais n’est pas intervenue et n’a arrêté personne.



Ces protestations au Tibet viennent de plusieurs centaines de Tibétains en exil qui ont défié les forces de police, opposées à la marche jusqu’au Tibet et partant de Dharamsala, en Inde, où leur leader spirituel, le Dalai Lama, préside à un gouvernement en exil depuis le soulèvement avorté de 1959.



La marche visait à protester contre les Jeux Olympiques de Pékin. La police indienne a déclaré que celle-ci violait un accord entre New Delhi et le gouvernement tibétain en exil.



La marche n’a pas été publiquement approuvée par le gouvernement en exil ou le Dalai Lama qui en Inde, lors d’un événement séparé, a accusé la Chine de commettre « d’inimaginables et brutales violations des droits de l’homme » en région himalayenne.


Source : The Associated Press

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