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La vie de Bouddha – Partie 1

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La naissance du futur Bouddha

Le rêve de la reine

Il était une fois, dans le royaume de Kapilavatthu, en Inde ancienne, un roi qui s’appelait Sudoddhana. Il épousa une belle princesse qui s’appelait Sirímahámáyá. Le roi et son épouse étaient si bienveillants et si bienfaisants que tout le monde les aimait dans le royaume.
Une nuit, la reine fait un rêve extraordinaire…
Quatre deva (des êtres qui vivent dans une sphère d’existence supérieure) soulèvent son lit et la transporte ainsi dans une forêt, dans laquelle ils posent le lit sur une grande pierre plate, à l’ombre d’un bel arbre en fleurs. Ensuite, les deva la lavent et lui mettent de magnifiques habits et de splendides fleurs, avec des parfums exquis. Ils la déposent sur une maison en or. Un éléphant d’un blanc éclatant s’approche, se fait tout petit et entre dans la reine par le côté de son ventre. Le rêve se termine comme cela.
Quand la reine raconte son rêve au roi, il en demande la signification aux astrologues de la cour, qui donnent tous la même réponse :
« La reine Sirímahámáyá a été choisie pour donner naissance à un être qui a des páramí complètes, un être très grand, un être très noble. »
Le roi et la reine sont réjouis par les paroles des astrologues. Pour partager leur joie, ils organisent un grand repas où tout le monde est invité, les riches comme les pauvres. Ils offrent aussi du tissu à ceux qui en ont besoin pour se faire des vêtements.

La naissance

Six mois après son rêve, la reine Sirímahámáyá a le désir d’aller à Devadaha, le royaume de ses parents. Le roi organise alors son voyage, en s’assurant qu’elle soit bien protégée et installée dans un palanquin magnifiquement décoré.
Sur le trajet, le cortège de la reine passe devant le bois de Lumbini, au pied de l’Himalaya. Ce bois est splendide, riche en fleurs très parfumées où les abeilles se régalent. Il y a aussi des oiseaux de toutes les couleurs qui planent au-dessus de saules. Comme l’endroit lui plait, la reine ordonne que le cortège s’y arrête, pour faire une pause dans la fraîcheur du bois.
Alors que la reine profite d’un agréable repos sous un Sal, son enfant naît. C’est lui qui, une fois grand, deviendra Bouddha.
Aussitôt, le bébé se met à marcher. Il fait sept pas en direction de l’Est. En restant debout, il dit :
« Je suis le plus noble dans cet univers.
Je suis le plus grand dans cet univers.
Je suis le plus digne d’éloges dans cet univers.
Je ne renaîtrai plus dans ce monde.
Je ne renaîtrai pas non plus dans un autre monde. »

La lecture des mains par l’ermite

Quelques temps plus tard, un ermite très doué en astrologie observe les mains du futur Bouddha et dit :
« Cet enfant est sûrement le futur Bouddha ».
Cette nouvelle met la joie dans le cœur de tout le monde. Ravi, l’ermite se met à rire. Ensuite, il pleure, son visage est marqué par une grande tristesse. Le roi lui demande pourquoi il rit, puis pourquoi après il pleure.
L’ermite explique au roi :
« D’abord, j’ai eu un rire de joie en pensant qu’il y aura de très nombreuses personnes qui vont se libérer pour toujours de la souffrance grâce à l’enseignement du futur Bouddha. Ensuite, j’ai pleuré parce que j’ai pris conscience que comme je suis très vieux, je ne serai plus de ce monde quand le futur Bouddha sera grand et enseignera le dhamma (l’enseignement de la réalité). »

Les huit brahmanes astrologues

Cinq jours après la naissance du futur Bouddha, le roi fait venir huit brahmanes astrologues très réputés. Après avoir étudié en détail les lignes de la main du bébé, les sept brahmanes les plus anciens sont d’accord sur le même point. Ils donnent leur avis au roi :
« Il y a deux possibilités. Quand ce bébé sera grand, s’il continue de vivre dans la société, il sera un roi très puissant et dominera le monde entier. S’il devient renonçant, il deviendra un bouddha pleinement éveillé. »
Le plus jeune des astrologues, quant à lui, ne voit qu’une seule possibilité :
« Cet enfant est le futur Bouddha ».
Très surpris par ces prédictions, le roi leur demande :
« Comment est-il possible que mon fils se lasse de la vie de prince, quitte le palais pour aller vivre dans la forêt sans rien ? C’est aberrant ! »
Le plus jeune des astrologues lui répond :
« Cet enfant a des páramí complètes, il n’a plus aucun attachement aux sensations. Quand il rencontrera les 4 grands signes (le vieillard, le malade, le mort et le renonçant), il quittera le palais pour vivre comme un ascète, jusqu’à devenir un bouddha. »
Le roi n’apprécie pas du tout l’idée que son fils pourrait devenir un renonçant. La seule chose qui puisse le satisfaire, c’est qu’il devienne le plus puissant des rois. Il décide donc de retenir son fils à l’intérieur du palais, en veillant à le préserver du moindre contact extérieur, afin qu’il ne rencontre pas les 4 grands signes. Pour s’en assurer, il fait rechercher tous ceux qui correspondent à ces signes et les fait mettre en dehors d’une si vaste zone autour du palais qu’on ne peut même pas entendre le meuglement d’une vache qui se trouve à l’extérieur.
Le futur Bouddha, encore bébé, prend le nom de Siddhattha.

Une nouvelle maman

Sept jours après la naissance du prince Siddhattha, sa mère, la reine Sirímahámáyá, meurt. C’est alors sa tante qui s’occupe du jeune prince, comme s’il était son propre enfant. Elle s’appelle Mahápajápati Gotamí. Elle peut l’allaiter elle-même, car peu après, elle donne naissance à un petit garçon, qui portera le nom de Nanda.



Source : Dhammadana


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