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Réactions de paix face aux attentats de Paris : Denis Marquet témoigne

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Depuis les attentats de Paris de ce vendredi 13 novembre, la France est en deuil. Que l’on soit en colère, démunis, triste, courageux ou effrayé, il est impossible de rester indifférent à ces évènements tragiques. Buddhachannel a ainsi choisi de publier des textes d’espoir et de paix. La réaction de Denis Marquet.

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En ces jours de deuil, je ne peux qu’inviter à lire ou relire le magnifique testament du père Christian de Chergé, prieur du monastère de Tibhirine, assassiné avec six autres moines en mai 1996. Ce texte est un antidote spirituel à toute violence.
Du point de vue christique, un déchaînement de violence comme celui qui a frappé notre pays vendredi soir est la manifestation d’un état de la conscience humaine, auquel nul d’entre nous n’est étranger : la conscience de séparation.
Nous sommes créés créateurs. Cela signifie que le plus petit acte, la parole la plus anodine, la moindre pensée crée. S’il s’agit d’un acte, d’une parole, d’une pensée d’unité, nous créons l’unité. Mais chacun d’entre nous crée aussi, au quotidien, de la séparation. C’est en quoi, comme le disait Dostoïevski, « nous sommes responsables de tout et pour tous. »
Par rapport à une tragédie qui exprime si douloureusement une conscience de séparation, il me paraît important que nous soyons attentifs à ne créer que l’unité.
Souvenons-nous que les assassins, comme nous, marchent dans l’obscurité du monde et cherchent la lumière. Ne nous séparons pas d’eux par des pensées de colère, de rancœur ou de haine. N’oublions pas que leurs actes, qui nous horrifient, procèdent de telles pensées.
Prions pour les victimes, pour leurs proches et tous ceux qui souffrent de ce drame humain. Mais prions aussi pour les bourreaux, non certes en les excusant, car rien ne peut excuser leurs crimes, mais en appelant sur eux le pardon divin ; afin qu’en eux, la conscience d’unité soit restaurée.
Pratiquons le ho’oponopono dans l’esprit Christique à l’intention des assassins :
Désolé : car toutes mes décisions de séparation (pensées, paroles, actions) créent un monde où tes actes doivent se produire
Pardon : d’être ainsi co-créateur de tes crimes
Merci : de me révéler ma responsabilité dans l’engendrement de ce monde et mon désir de ne travailler que pour l’unité
Je t’aime : (la parole de guérison qui rétablit l’unité)
Plus que jamais, veillons à aimer, c’est-à-dire à laisser l’amour divin nous traverser et se donner à tous les êtres que la vie met sur notre chemin à chaque instant. Car c’est ainsi que nous créons, que nous créerons un monde qui n’exprime que l’unité.

Fraternellement,

Denis Marquet

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