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10 000 ans de médecine ayurvédique

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On dit de la médecine qu’elle est une science, voire un art. Mais elle est avant tout une histoire qui remonte à la plus haute Antiquité et même à la nuit des temps. Cette histoire, de l’ère préhistorique à la Renaissance, nous vous la conterons chaque dimanche de l’été.

C’est à travers les Vedas (la connaissance), textes à l’origine de la pensée et des religions indiennes datant du IIe millénaire avant J.-C. que peut se reconstituer l’histoire de la médecine en Inde, née sur les bords du Gange, aux confins de l’Himalaya. A l’origine, la pratique médicale se trouvait entre les mains des prêtres et consistait en pratiques purement magiques. Cette période nous est connue par le premier et le quatrième Veda, l’Atharvavéda et le Rigvéda.

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Des dieux guérisseurs
Dhamvantari, la divinité associée à l’Ayurveda

Alors que le premier n’est qu’une suite d’incantations, d’hymnes conjuratoires, d’exorcismes insipides, assez semblables aux pratiques magiques égyptiennes ou mésopotamiennes, le Rigveda se révèle beaucoup plus intéressant, les plantes médicinales y jouant déjà un rôle notable. L’invocation revêt le plus souvent la forme d’une prière, d’une humble supplication adressée aux dieux guérisseurs qui abondent dans le panthéon indien. Ainsi, le dieu liturgique Agni, le feu personnifié, était-il sans cesse imploré, conservateur de l’existence et ami des malades, et, comme tel, qualifié le plus grand des dieux. Soma, la libation, la liqueur de vie, les deux Açvins étaient d’autre dieux, souvent invoqués dans les livres de médecine, mais moins que Roudra, possesseur des remèdes puissants, « le plus médecin des médecins ». Dhanvantari est, lui, le médecin des dieux. Ce fut lui qui, avec l’assentiment de Brahma , révéla aux hommes la médecine qui lui permit d’abréger, en raison de la faible intelligence dévolue aux humains, les connaissances immenses que Brahma avait pris la peine de réunir en un corps de doctrines. Dès lors la science médicale allait évoluer de pair avec l’organisation de la société brahmanique.

L’ayurveda, science de la durée de la vie

La médecine traditionnelle indienne est née avec l’Ayurvéda, mot qui signifie science de la durée de la vie, ou Véda de la longue vie, considéré comme une annexe de la littérature védique, avec la musique, l’art militaire et les arts plastiques; ce sont là les quatre upavédas ou védas secondaires. L’Ayurveda aurait été transmis par les Rishis, sages vivant dans l’Himalaya qui étaient à l’origine sept et formaient la constellation de la Grande Ourse. L’un d’entre eux, Bharadvaja, aurait transmis cette science des royaumes des Dieux. L’Ayurveda, comme l’ensemble des Vedas, est dit nityam et apaurusheyam (littéralement : éternel et non-créé par l’homme, donc révélé).

Les premiers textes védiques décrivaient un âge d’or où les êtres puisaient directement leur force, leur santé, dans celles de la nature. Cette situation changea, lorsque les populations vivant au pied de l’Himalaya commencèrent à souffrir de différentes maladies dues à une mauvaise alimentation, et à l’altération de la qualité de l’air et de l’eau. On décida de réunir scientifiques et médecins provenant de différents pays afin de s’enquérir auprès des divinités de cette connaissance de la vie. C’est alors que se développa l’Ayurveda…


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