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Tokyo et l’incontournable temple Sensoji

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Entre gratte-ciels et buildings d’affaires, le quartier Asakusa de Tokyo, aux petites ruelles et aux sanctuaires historiques, fait figure d’exception.
En témoigne le temple bouddhiste Sensoji (ou « Asakusa Kannon ») avec son avenue commerçante, ses arcades et sa pagode à cinq étages, qui chaque année, attire des millions de visiteurs. C’est qu’il ne s’agit pas de n’importe quel temple : construit en 645, il a la particularité historique d’être le plus ancien de la ville. La légende à l’origine de sa construction n’en est pas moins singulière :

On raconte qu’un jour, deux pêcheurs (les frères Hinokuma) trouvèrent dans leur filet une statue en or. Souhaitant s’en débarrasser, ils l’avaient rejeté dans la rivière Sumida avant de la repêcher à nouveau. Décidant finalement de la ramener, le chef du village reconnu alors la statue comme étant celle de Kannon (Bodhisattva de la compassion). C’est ainsi qu’il fît construire un temple en son honneur.


Mais ce dernier allait se heurter aux vicissitudes du temps. Incendies, tremblements de terre, bombardements de 1945… le temple tomba presque totalement en ruine. Presque, seulement.
Aujourd’hui, après de nombreuses années de reconstruction (entamées en 1958), il reste le plus vieux temple de Tokyo. En revanche, la plupart des bâtiments alentour sont récents.


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La porte Kaminarimon par exemple. Cette immense porte en laque vermillon se situe à l’entrée de l’allée commerçante (appelée Nakamise) menant au hall principal du temple.
Et, si moderne soit-elle (1960), des milliers de touristes s’empressent pour venir l’admirer. A sa droite le Dieu du vent, à sa gauche le Dieu du tonnerre souhaitent le bonheur à tous les visiteurs, dont les regards ne peuvent que s’arrêter sur l’énorme lanterne centrale (offerte par la société Panasonic).



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Le temple Sensoji, c’est aussi l’allée Nakamise avec ses dizaines de boutiques en tout genre. « Attrape-touristes » disent certains, tant les babioles ne manquent pas. Kimonos, accessoires traditionnels, objets d’art, jouets, pâtisseries… une occasion de goûter au « Ningyo-yaki », ce biscuit japonais typique à la pâte d’haricot rouge.

Plus loin se dresse la porte Hozomon, juste devant le hall principal du temple (le Hondo, qui garde la statuette de la déesse Kannon). C’est elle qui renfermerait les précieux soutras du temple Sensoji. A côté de ce dernier se dresse le sanctuaire shintoïste d’Asakusa, dédié aux frères Hinokuma. C’est ici que sont tirés quotidiennement d’innombrables Omikuji, des petits papiers disant la bonne aventure. Après avoir secoué une boîte, une baguette numérotée en sort et indique quel papier prendre (celui-ci se trouvant dans une boîte correspondante).


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Le site, religieux, culturel et historique, accueille aussi dans son enceinte de nombreuses manifestations traditionnelles. Le festival Sanja par exemple, le plus populaire de Tokyo, qui au mois de mai attire des millions de spectateurs. (Une centaine de « mikoshi », des sanctuaires portatifs, sont alors transportés le long de l’allée Nakamise.)

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Mais c’est aussi le marché aux physalis (plantes à fruits) et celui des raquettes décorées… Bref, comme le dit David Michaud, photographe spécialiste du Japon: au temple Sensoji « vous y trouverez du spirituel, du commercial, de l’artisanat, de la nourriture, du divertissement… »


Clémence de la Robertie pour www.buddhachannel.tv

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