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Le ramadan en France, une « pratique identitaire et affective »

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Une femme prépare la nourriture pour la rupture nocturne du jeûne, le 18 septembre 2009 à Mulhouse. SEBASTIEN BOZON / AFP
Une femme prépare la nourriture pour la rupture nocturne du jeûne, le 18 septembre 2009 à Mulhouse. SEBASTIEN BOZON / AFP

« L’idée, c’est de me couper de ma vie de tous les jours et de me concentrer sur moi-même, sur des considérations beaucoup moins matérielles. Spirituellement, c’est un moment où j’essaye de travailler sur moi », explique Atef, un fidèle musulman, à la veille de débuter le ramadan. « Parfois, je dis que je ne comprends pas quand les gens prennent des nouveaux départs le 1er janvier. Je me moque un peu, mais en fait, c’est exactement ce que je fais à l’occasion du ramadan. Je fais le point, je me recharge et je pars sur de nouvelles bases », poursuit le jeune homme de 27 ans, installé en Seine-et-Marne.

Jeudi 18 juin, démarre le mois de jeûne annuel des musulmans, l’un des cinq piliers de l’islam et « peut-être le rite le plus important chez les musulmans », selon l’islamologue Rachid Benzine. Selon la tradition, il marque le début de la révélation du Coran au prophète Mahomet par l’archange Gabriel et se traduit par un mois de privation, d’épreuve, mais aussi de partage et de convivialité. « Il y a une ambiance particulière pendant cette période, une sorte de complicité, indique Fateh Kimouche, 39 ans, fondateur d’Al-Kanz.org, un site d’informations pour les consommateurs musulmans. Tous les soirs, on se retrouve en famille, entre amis… »

Soufiane Torkmani vit dans le Val-de-Marne. Il a 29 ans et pratique le ramadan depuis l’âge de 11 ans. « C’est un temps de retrouvailles. Après avoir rompu le jeûne, on se met devant une table très garnie. Et puis on regarde des émissions du pays d’origine. Chaque année, pendant cette période, des feuilletons ou des programmes humoristiques comme des caméras cachées sont diffusés. » Le ramadan reste, « avant d’être religieux, un rite social qui permet la cohésion d’un groupe », reprend M. Benzine.


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