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Qui sont les nouveaux « chercheurs spirituels » ?

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Une grande enquête réalisée avec l’université de Strasbourg dessine le profil, les pratiques et les attentes des personnes en quête de sens, contredisant certains clichés.

Au centre bouddhiste Dhagpo Kagyu Ling, à Saint-Léon-sur-Vézère en Dordogne. Les chercheurs spirituels revendiquent en priorité une démarche de développement personnel puis une démarche thérapeutique au sens de « transformation progressive de soi ».
Au centre bouddhiste Dhagpo Kagyu Ling, à Saint-Léon-sur-Vézère en Dordogne. Les chercheurs spirituels revendiquent en priorité une démarche de développement personnel puis une démarche thérapeutique au sens de « transformation progressive de soi ».

Pratiquants réguliers pour un tiers d’entre eux, ces « chercheurs spirituels » privilégient surtout les pratiques corporelles et artistiques et la méditation.

Ils sont plus nombreux à croire en Dieu que l’ensemble de la population française, mais pour eux, Dieu est surtout « une présence à l’intérieur de soi », « une force, une énergie ». Ils sont également plus nombreux à croire en une forme de vie après la mort que le reste des Français, mais il s’agit pour eux d’une « survivance de l’esprit » ou d’une « réincarnation dans un autre être vivant ».

Ils se disent très intéressés par le christianisme et le bouddhisme mais aussi par le chamanisme et l’hindouisme, l’islam les attirant en revanche très peu.

Ils, c’est-à-dire les nouveaux « chercheurs spirituels » tels qu’ils se révèlent dans la vaste enquête menée en 2013-2014 par le Gerpse, Groupe d’étude sur les recherches et les pratiques spirituelles émergentes, et pilotée par Philippe Le Vallois, chercheur associé à l’université de Strasbourg et responsable de l’Observatoire des nouvelles croyances au sein de la Conférence épiscopale.

Une démarche de développement personnel

Premier constat : ces nouveaux chercheurs spirituels – majoritairement des femmes âgées de 50 à 64 ans et diplômées d’études supérieures – tiennent beaucoup à la distinction entre spiritualité (qui rime pour eux avec unité, ouverture, aspiration) et religion (perçue comme division, fermeture, contrainte). Ce qui ne les empêche pas d’insister sur le discernement et sur les dispositions qui favorisent la quête spirituelle : la confiance en tête (69 %), suivie de peu par la persévérance, l’écoute et le silence.


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