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« Si vous voulez prendre conscience » – fable de nidish

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SI VOUS VOULEZ PRENDRE CONSCIENCE

fable de nidish

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Il était une fois

Un jeune homme

Qui allait dans la vie

Comme un papillon.

Il aimait courir,

de-ci,

de-là,

vivre de mendicité,

de cueillettes dans les champs

et des opportunités que la vie lui présentait.

Comme morale,

il n’avait que celle d’être heureux.

Cela plaisait à Dieu,

qui aime que ses ouailles soient heureuses.

Cependant, Dieu aime aussi que l’on soit présent dans Sa vie.

Cela n’était pas le cas du jeune homme qui n’était présent nulle part,

ni dans le cœur de Dieu,

ni en lui-même,

ni dans son rapport aux autres et aux lieux qu’il traversait.

Dieu décida de changer certaines choses dans la vie du garçon,

en prenant soin de ne pas altérer sa joie de vivre.

Il plaça sur son chemin un sac empli de diamants

avec, au fond, une pièce en or.

Les diamants étaient en réalité des glaçons finement taillés.

Quand le jeune homme trouva le sac,

il sauta de joie, dansa,

trépigna et chanta à tue-tête.

A aucun moment il ne pensa à remercier les circonstances, ni qui que ce soit.

Il courut comme il le put,

rit mille choses sur les étalages d’un grand magasin,

et passa à la caisse.

Quand il voulut payer,

tous les diamants avaient fondu.

Il ne trouva, dans son sac plein d’eau, que la pièce en or.

Il en fut tellement interloqué qu’il laissa toutes les marchandises

et partit avec la seule pièce qui lui restait.

“Je n’ai plus que ça” se dit-il, d’un seul coup concerné par ce seul avoir.

“Combien cela représente-t-il ?”

Il trouva finalement une banque où il put changer son denier.

On lui donna en contrepartie,

plusieurs pièces et trois billets.

Le garçon se trouva,

à la fois très riche

et à la fois très pauvre,

plus pauvre que jamais :

C’était la première fois qu’il avait de l’argent à lui.

Il se renseigna pour savoir s’il pouvait acheter avec,

une maison :

on lui rit au nez.

Il se renseigna pour savoir s’il pouvait acheter,

une voiture :

on lui rit au nez.

Il voulut savoir s’il pouvait acheter,

une vache,

on lui rit au nez.

Il voulut savoir s’il pouvait acheter,

un vélo,

on lui rit au nez.

Il entra dans une boulangerie, il avait faim.

Il demanda un pain

et présenta tout ce qu’il avait comme argent :

il y en avait beaucoup trop.

La forte dame encaissa une pièce

et lui rendit la monnaie sur celle-ci.

C’est ainsi que le jeune homme prit conscience de la valeur de l’argent et apprit à le gérer.

Quand il n’eut presque plus de pécule, il pensa pour la première fois à gagner sa vie.

Il s’appliqua à trouver un travail.

Il adopta le premier venu.

Avec le temps et l’éveil de sa conscience,

il chercha et trouva un autre métier,

puis un autre lui offrant plus de responsabilités.

Un jour, il créa une petite entreprise.

Il attacha alors beaucoup d’importance à payer ses employés à une juste mesure.

Ceux-ci, responsabilisés, vécurent satisfaits de leur travail et de leur salaire.

Dieu, qui ne dort jamais,

suivi bien l’affaire ;

Il était parfaitement satisfait de cet homme, mature,

qui, toujours, gardait sa joie de vivre.

NIDISH
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