Accueil Enseignements Articles et conférences Ajahn Mum — La pratique du méditant doit correspondre à son tempérament

Ajahn Mum — La pratique du méditant doit correspondre à son tempérament

7
1

Les Enseignements d’Ajahn Mun

Ajahn Mum
Ajahn Mum

La pratique du méditant doit correspondre à son tempérament

Extraits de « A Heart Released » – Un cœur libéré

Traduit par Jeanne Schut


Un jour, un célèbre dresseur de chevaux s’adressa au Bouddha et lui demanda comment il formait ses disciples. Le Bouddha, en retour, demanda à l’homme comment, lui, dressait ses chevaux.

L’homme répondit qu’il y a quatre types de chevaux :
– 1) ceux qui sont faciles à dresser,
– 2) ceux qui sont moyennement faciles à dresser,
– 3) ceux qui sont vraiment difficiles à dresser,
– et 4) ceux qui ne peuvent absolument pas être dressés et qu’il faut tuer.

Le Bouddha répliqua : « Il en va de même pour mes disciples. »
– 1) Ceux qui sont « faciles à dresser », c’est-à-dire ceux dont l’esprit est aisément pacifié, doivent manger suffisamment pour nourrir leur corps.
– 2) Ceux qui sont moyennement faciles à dresser, c’est-à-dire dont l’esprit a du mal à se pacifier, ne doivent pas être autorisés à manger beaucoup, seulement prendre un peu de nourriture.
– 3) Ceux qui sont vraiment difficiles à dresser, c’est-à-dire dont l’esprit a vraiment beaucoup de mal à se calmer, ne doivent pas manger du tout : ils doivent connaître leur force et les limites de leur endurance.
– 4) Quant à ceux que l’on ne peut dresser et qu’il faut tuer, c’est-à-dire ceux que l’on appelle padaparama, ceux qui ne peuvent absolument pas calmer leur esprit, le Bouddha leur retire le pont ; autrement dit, il ne leur donne aucun enseignement, ce qui revient à les « tuer ».


Source : www.dhammadelaforet.org




Previous articleLe dugong, paisible mammifère marin, enrôlé par des Japonais contre une base américaine
Next articleZem — La chance du débutant

1 commentaire

  1. La pratique du méditant doit correspondre à son tempérament – Ajahn Mum
    le Bouddha leur retire le pont ; autrement dit, il ne leur donne aucun enseignement, ce qui revient à les « tuer
    Ici, il y a certainement une erreur de traduction….Le Bouddha ni ne donne un pont, ni ne retire un pont qui ne sont qu’une désignation vide.
    Les padaparama ne sont que le vase de l’accomplissement des cinq poisons qui se nourrissent sur leur essence vitale. Seule une catégorie d’être désignés « Ceux qui ne respects rien » se condamnent aux enfers du bas astral. Mais là aussi, instantanément, ils peuvent en sortir par une simple attitude de compassion profonde. Alors ils meurent, souvent d’une crise cardiaque ou d’un accident subit et de cette mort ils peuvent obtenir des circonstances plus favorable à l’Éveil. Rien ne commence ni se termine, même le rocher sera le sable de son futur.

Comments are closed.