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Le présent et l’impermanence

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LE PASSE EST LE PASSE,

LE PRESENT EST LE PRESENT :

MAIS COMMENT VIVRE DANS UN PRESENT PETRI PAR L’IMPERMANENCE ?


L’enseignement du Bouddha met le doigt sur un point sensible :

l’impermanence des choses et des êtres.

Nous sommes prisonniers de cette envie de maintenir (ou même de posséder) ce qui est et ce que nous croyons être :

nos privilèges, les êtres aimés, nos biens matériels, notre travail, notre santé, notre vie, notre moi.

Or, tout est impermanence :

il est impossible de conserver notre univers égocentrique en l’état :
notre corps est vieillissant et mortel,

nos relations et tout ce qui existe en nous et autour de nous finiront un jour.

Nos amours, nos idées, nos biens, tout est fluctuant.

Et ce choc entre nos désirs, nos attachements et la réalité est un électro-choc qui peut nous décider à vivre avec un autre regard. Il faut savoir vivre ici et maintenant, dans la réalité de l’instant, en coupant nos attachements au passé, au présent et au futur.


Ce peut être une vision très pessimiste de la vie, ou une fantastique disponibilité à ce que la vie nous offre à chaque moment.

Mais pour Bien vivre, avons-nous le choix ?

Si nous fermons les mains pour posséder ce que la vie nous présente, à nouveau l’attachement se révèle une prison.


Avec un certain recul et une pratique en ce sens, , il est évident que l’impermanence est une chance pour nous, une possibilité de changement, donc un nouvel horizon qui s’ouvre, un espace de tous les possibles.


Toute notre pratique doit résoudre cette ambiguité :
comment rester disponible et émerveillé sans attachement ?

Le non-attachement n’a rien à voir avec l’indifférence. Bien au contraire.
Mais comment arriver à cet état ?

« Par la pratique » disent les sages.

A nous d’expérimenter.


Alain Delaporte-Digard pour www.buddhachannel.tv

Etre ici et maintenant

loin de son passé

et libre de son futur

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5 Commentaires

  1. Le présent et l’impermanence
    Comment rester disponible et émerveillé sans attachement ?
    Votre réponse est dans votre question.
    Attachement = non disponibilité

    Émerveillement = Liberté de recevoir et de donner semblable à la source jaillissante et intarissable.
    L’attachement est une production du poison de l’avidité et de la jalousie….aucune liberté d’être là-dedans.
    Instantanément, être semblable au petit enfant, mais ce n’est pas de la mièvrerie. Instantanément être amoureux sans sujet, ni objet.

    Ce n’est pas la même chose de vivre sa vie en conscience d’exister et de la vivre balloté d’une colère à un désir avide en passant par la torture de la jalousie. C’est pourquoi on parle d’un diamant libéré de sa gangue et d’une réalité absolue inaccessible pour la conscience ordinaire. Il y a un mystère, la conscience d’exister exige sa liberté d’être dans cette vie ci avec ce corps ici mais elle ne fait rien pour l’obtenir.

  2. Le présent et l’impermanence
    Bonjour. J’ai commencé à lire des textes sur l’éveil presque à mon
    « insu ». Depuis presque 3 mois je suis dans un mal-être et un désespoir
    dont j’ai le sentiment ne pas pouvoir me sortir. Il y a 3 mois j’ai
    commencé à lire un livre d’Echkart Tolle sur le moment présent. Pour lui
    seul compte le moment présent , le contenu en soi n’a pas une grande
    importance. Il prétend qu’au fond le bonheur véritable n’est pas à
    l’extérieur mais en nous. C’est à partir de là que j’ai commencé à me
    poser beaucoup de questions. Si la source n’est pas extérieure sur quoi
    peut on s’appuyer? Ensuite j’ai fait des recherches sur internet et je
    suis également tombé sur des textes sur le bouddhisme qui m’ont mis dans
    un état encore pire. Des textes sur le non-attachement, le
    non-ego,l’impermanence des choses. L’impermanence des choses qui
    sous-entendrait que rien existe en soi. Mais « rien » signifie nous non
    plus. J’en suis venue à e demander si le monde autour de moi existait et
    si moi-même j’existais. Je sais que je souffre donc il y a bien quelque
    chose mais c’est mon ego qui souffre et si il n’ya pas d’ego il n’ya
    plus rien. Donc personne n’existerait vraiment. Voila où tout cela m’a

    • Le présent et l’impermanence
      Mais « rien » signifie nous non plus. J’en suis venue à e demander si le monde autour de moi existait et si moi-même j’existais. Je sais que je souffre donc il y a bien quelque chose mais c’est mon ego qui souffre et si il n’ya pas d’ego il n’y a plus rien. Donc personne n’existerait vraiment.
      Rien ne signifie pas que personne n’existerait vraiment. Ce rien ne désigne que les émotions qui ne sont qu’un vent de tempête qui passe et bouscule la tranquillité naturelle de l’âme. Il y a la vie du corps et celle de la nature pleine à raz bord de l’existence et la souffrance des attachements qui changent, se lient et se délient. Écoutez paisiblement le battement de votre coeur, l’inspire et l’expire de vos poumons. Ressentez dans vos veines la pulsation du sang semblable à la sève dans un arbre, émerveillez-vous d’une aube ou des feux d’un soleil qui bascule……C’est plein de vie.

    • Le présent et l’impermanence
      l’impermanence nous garantit l’éveil si nous trouvons la bonne méthode pour laver de l’eau sale…. Seulement s’assoir et être… ici et maintenant…. le passé n’est plus et l’avenir, pas encore. C’est un chemin, il y en a d’autres. Courage.

    • Le présent et l’impermanence
      Bonjour Joey,

      Je ne suis qu’un tout petit pratiquant, mais attention, de ma compréhension, la leçon sur l’impermanence, ce n’est pas de dire que les choses n’existent pas, mais c’est de dire qu’elles n’existent pas de manière indépendante des autres choses. Du coup, notre égo n’existe pas indépendamment de notre éducation, parents, événements que nous avons vécus …

      Or nous avons tendance à penser que nous sommes uniques, stable, inchangeant. C’est ce mensonge à nous même qui développe notre égo et qui crée l’attachement aux plaisirs et l’aversion envers ce qui menace l’égo… Et donc notre malheur.

      Pour autant, cela ne veut pas dire que nous n’existons pas puisqu’il y a bien un ressenti et une vie en nous. Cela ne veut pas dire qu’il faut refuser tout plaisirs, mais qu’il ne faut pas s’y attacher. Tout le jeu alors du boudhisme est d’arriver à développer ce ressenti et se familiariser avec une vision juste de l’existance (ou l’on accepte l’impermanence des choses et de nous même). L’un des outils / l’outil (?) proposé pour cela est alors la méditation qu’il faut normalement pratiquer avec un enseignant qualifié.

      Je peux vous conseiller un livre que j’ai trouvé court et clair sur le sujet : la méditation Conseil Aux Débutants de Bokar Rimpoché.
      Ou si vous souhaitez un peu d’optimisme, bonheur et joie dans vos recherches, un livre que je trouve magnifique et qui redonne le sourire par l’amour et la compasion pleine de vie qu’il dégage: le livre tibétain de la vie et la mort de Sogyal Rinpoche.

      Bon courage !

      Et pour reprendre l’expression ci-dessus :Le non-attachement n’a rien à voir avec l’indifférence. Bien au contraire.

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