Accueil Espace Bouddhiste Interreligieux 5 Novembre 2010 – Divālī, fête de la lumière.

5 Novembre 2010 – Divālī, fête de la lumière.

9
0
Light Festival
Light Festival

Divālī, fête de la lumière.

Divālī est une fête très populaire en Inde : c’est celle des lumières, à l’occasion de laquelle on s’offre des cadeaux et tire des feux d’artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important (Baṛi Divālī, « la grande Divālī »), est consacré à la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions.

Ce troisième jour est aussi le dernier de l’année du calendrier hindou Vikram, utilisé dans le nord de l’Inde. Le lendemain, début de la nouvelle année hindoue, est connu sous le nom d’Annakut dans le nord de l’Inde.

Dans l’Inde du Sud, Divālī ne coïncide pas avec le début de la nouvelle année, car un autre calendrier est utilisé, le calendrier Shalivahana. On y célèbre le Nouvel An par d’autres fêtes (Ugadi, Vishu, ou Varsha pirappu, selon les États), distinctes de Divālī et se déroulant habituellement au printemps, en général en mars ou avril.

Outre les Hindous, les Sikhs et les Jaïns fêtent également Divālī, en lui rattachant d’autres valeurs symboliques et des références historiques bien différentes.

Divālī est aussi célébrée au Népal (où la majorité de la population est hindouiste) et dans de nombreux pays où vivent d’importantes communautés indiennes, tels que le Royaume-Uni, Singapour, ou l’Afrique du Sud.

diwali-greetings.gif

Divālī et la religion hindouiste

Les divinités hindoues associées à Divālī

  • Divālī fait appel à de nombreux mythes et légendes de l’hindouisme, se rapportant principalement à Vishnu et à son épouse Lakshmi.
  • Comme Brahmā, dieu de la création, et Shiva, dieu de la destruction, Vishnu, dieu de la préservation, fait partie de la Trimūrti1, la trinité de l’hindouisme qui a peu à peu remplacé dans la ferveur populaire la trinité védique que constituent Agni (le feu), Vāyu (le vent) et Sūrya (le soleil). –*Chacune de ces trois divinités est accompagnée de sa parèdre (sa shakti), la déesse qui lui est associée. Ainsi, l’épouse de Brahmā est Sarasvatī, déesse du savoir, celle de Shiva est Pārvatī (qui peut revêtir les formes terribles que sont Durga et Kālī), et enfin, celle de Vishnu est Lakshmi, qui personnifie la richesse, naturellement associée à la préservation.
  • Vishnu est d’autre part très populaire au travers de ses dix avatars, ses incarnations sous différentes formes, dont les plus connues sont Rāma, le roi mythique héros du Rāmāyana, la grande épopée hindoue, Krishna, le séduisant et divin berger, voire quelques autres comme Narasimha, l’homme-lion.
  • Outre Lakshmi, et les deux avatars de Vishnu que sont Krishna et Rāma, Divālī met également Ganesh à l’honneur. Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, fils de Shiva et de Parvati, est une divinité majeure, bénéfique car il est « celui qui écarte les obstacles ».

Avant tout, Divālī célèbre le retour dans sa capitale, Ayodhya, de Rāma avec son épouse Sītā, qu’il a reconquise de haute lutte sur le démon Rāvana, comme le conte le Rāmāyana. Le nom Divālī (ou Dīpāvali), dont le sens est « rangée de lumières », rappelle en effet le chemin de lampes fait à Rāma par les habitants d’Ayodhya pour éclairer son retour.

Elle prolonge la fête de Dussehra, qui célèbre la victoire de Rāma sur Rāvana, et a lieu exactement vingt jours avant Divālī. Au cours des festivités de Dussehra, les gigantesques effigies de Rāvana, de son frère Kumbhakarna4 et de son fils Meghanatha, défilent dans les rues, pour être remplies de pétards ; le soir venu, « Rāma » tire alors des flèches enflammées sur les effigies, qui prennent feu et s’effondrent peu à peu dans le fracas des détonations.

diwali.gif

Le déroulement de Divālī

Si Divālī — fêtée par les Indiens dans le monde entier, entre octobre et novembre selon le calendrier lunaire — a pour point d’orgue la journée d’adoration de la déesse Lakshmi, c’est aussi une suite de festivités qui s’étendent sur cinq jours complets : chacun d’eux célèbre de manière différente, et selon un cérémonial approprié, toute une série de légendes et de traditions.

Ces dates sont fixées, non en fonction du calendrier grégorien que l’on connait en Occident, mais selon les calendriers hindous traditionnels : le Vikram en Inde du Nord — selon lequel le Nouvel An est le quatrième jour des fêtes de Divālī — et le Shalivahana en Inde du Sud8. Ces deux calendriers de type luni-solaire ont une origine très ancienne, puisque leur structure dérive du calendrier védique (IIe millénaire av. J.-C.),N 2. Ils diffèrent par leur « point de départ »N 3, par le début du mois qui coïncide avec la pleine lune pour le Vikram et avec la nouvelle lune pour le Shalivahana, et surtout, par le début de l’année nouvelle, qui se situe à des périodes variables.

Les festivités commencent avec Dhanteras, la première journée (aussi appelée Dhan Trayodashi), et évoque le Seigneur de la Mort, Yama Raj. La seconde est Narak Chaturdashi, appelée le « petit Divali » (Chhoṭī Divālī), qui célébre la défaite de Narakasura, le démon de la saleté.

Le troisième jour, le plus important, est en général considéré comme celui de Divālī proprement dit. Il est dévolu à la pūjā (la cérémonie religieuse) de Lakshmi, épouse de Vishnu et déesse de l’abondance et de la prospérité. À cette occasion, le dieu à tête d’éléphant, Ganesh, est toujours associé à Lakshmi. Le quatrième jour N 4, appelé Annakut ou Navu Varsh, marque le début de la nouvelle année selon le calendrier Vikram. C’est le jour de la pūjā de Govardhan, en souvenir de la colline portant ce nom sur laquelle est bâti le village que sauva jadis Krishna ; mais c’est aussi le Gudi Padwa, consacré à l’amour entre époux. Enfin, le cinquième jour, ou Bhai Dūj (ou Bhai Bij, ou encore Bhai Tika), est dédié à l’amour fraternel.

À l’occasion de Divālī, jeunes et vieux, riches et pauvres s’habillent de neuf, échangent des sucreries et font exploser des pétards. Le lendemain de Divālī marque le début de l’année fiscale en Inde du Nord, ce qui est approprié, puisque Lakshmi est censée apporter richesse et prospérité.

En 2010, Divālī est célébrée le 5 Novembre.
En 2011, 26 Octobre.
En 2012, 13 Novembre.

Previous articleAppel de fond pour le centre de retraite Kalachakra
Next articleLe Parlement tibétain en exil demande de l’aide à différentes instances internationales