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Kung Dao ou la « Voie de l’Arc » — par Gérard Depreux

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Kung Dao ou la « Voie de l’Arc »

Gérard Depreux

Editions Dervy

ISBN: 978-2-84454-619-7

EAN: 9782844546197

200 pages

Ce livre est accompagné d’un DVD de 52mn expliquant les différentes étapes de l’initiation et de la pratique.

Parution: 24 Juin 2010

L’auteur:

En parallèle à sa carrière professionnelle, il a débuté en tir à l’arc sportif en 1975 et devint un athlète de haut niveau en tir à l’arc Olympique de 1979 à 1987, année où, au summum de sa réussite, il mit fin à sa carrière de compétiteur. Breveté d’État, il a animé toutes sortes de formations spécifiques centrées sur l’appropriation gestuelle et mentale des pratiques du tir à l’arc sous toutes ses formes. Des études approfondies en archerie, ainsi que son expérience pratique des formes de tir à l’arc anciennes et modernes, l’ont fait reconnaître en tant que « Maître d’Armes ».

L’oeuvre:

Des découvertes archéologiques ont prouvé que le tir à l’arc datait d’il y a 20 000 ans en Chine.

Ce traité sur l’initiation à l’Art du tir à l’arc de Cour en Chine, est, sauf erreur, le premier du genre en langue française. Il traite en sept étapes du tir à l’arc chinois, qui a précédé le « KYUDO  » japonais dans ce qu’il est convenu d’appeler « la Voie de l’Arc ».

Pour permettre la compréhension de cet « Art », le lecteur profane est amené à s’ouvrir à la symbolique, à voyager dans le monde des légendes ainsi que dans l’univers cosmogonique chinois. De grands personnages, archétypes de l’archerie, l’introduisent dans l’atmosphère mythique de cet art martial majeur. Le tir à l’arc chinois représente une part signifiante d’un tout culturel. Le néophyte est sensibilisé aux dimensions philosophiques des « Trois Enseignements », consubstantiels de la culture chinoise: le taoïsme, le confucianisme et enfin le bouddhisme ch’an.

Puis, l’initiation invite le récipiendaire à s’engager désormais sur la « Voie ». Pas à pas, il découvre l’interdépendance de son microcosme avec le « grand Tout » macrocosmique. L’ordonnancement du « Rite » est la projection ici-bas de la mécanique céleste. L’harmonie rituelle triomphe du chaos intérieur. Le récipiendaire doit en premier lieu admettre sa maladresse, apprendre à discipliner concomitamment son esprit et son corps, à maîtriser ses énergies. Il doit en second lieu accepter d’épeler les apparences, apprendre la grammaire de l’art avec humilité. Le disciple suit un cheminement à nul autre pareil. L’assurance de sa démarche est fonction du travail sur soi au quotidien, à l’abandon du Moi au profit d’un non-état ouvert à l’essentiel.

La septième étape de ce traité n’est point la dernière pour un disciple. Dans tous les cas, la présence d’un Maître de référence est nécessaire. Un vrai Maître sera un « sherpa » capable d’assumer toutes les difficultés, un guide modèle de « Vertu », celle qui n’a point besoin d’être expliquée dès lors que l’on (re)connaît la « Voie ».

Extrait:

La gestuelle rituelle du Kung Dao est comparable aux broderies florales les plus délicates, alors que la trame demeure d’une austère rigueur, tout y est ordonné, coordonné en souples intrications selon les subtilités de l’Art. Il en émane une ineffable impression d’évidence accomplie, de vérité intemporelle. Le Kung Dao correspond pleinement au raffinement attaché aux lettrés, ses éléments s’apprennent comme la grammaire, sa chorégraphie se rédige selon une subtile syntaxe. Les esquisses du disciple s’épurent tout au long de l’étude, afin que sa véritable nature se dégage de la gangue de l’ignorance, alors peut-être toute la beauté de l’Art se révélera en lui. Cependant, rien ne saurait être réalisé dans la hâte, d’ailleurs, comme le disait un politicien célèbre: « Il faut laisser du temps au temps. » Les simulacres, les apparences sont à la mesure de nos propres illusions.

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