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C’est le Losar, le Nouvel An tibétain

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Losar est le nom de la fête du Nouvel An tibétain. Avec la Grande Prière (Monlam) établie par Tsongkhapa en 1409, c’est l’une des deux fêtes les plus importantes au Tibet.

Les fêtes du Nouvel An ont une origine prébouddhique remontant au premier roi tibétain Nyatri Tsenpo, dont le règne débuta en l’an -127 au iie siècle av. J.-C.. L’année de son intronisation marque la première année du calendrier tibétain, c’est donc en son honneur qu’est célébré le Losar.

Les Tibétains fêtent traditionnellement le Nouvel An par des cérémonies, contemplations et lors de fêtes préparées des mois à l’avance et qui peuvent durer une quinzaine de jours.

C’est dans la joie qu’ils disent au revoir à l’année écoulée et saluent celle qui commence. Le ‘Losar’ annonce le renouveau de la nature et de la spiritualité.

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Le 29ème jour du 12ème mois, les fêtes commencent par une grande collecte de tout ce qui est considéré comme étant impur dans les maisons : vieux linges, suie des cheminées, etc. Tout est déposé à l’extérieur des maisons qui sont nettoyées afin que les mauvais esprits s’en retirent. Les maîtresses de maison préparent la ‘gutuk’ (soupe du 29e jour) et des ‘khapse’ (beignets) dans lesquels elles placent des symboles divinatoires et des prophéties pour que l’année se déroule sous de bons auspices. Cette soupe est composée de boulettes de farine de blé, de viande et de radis. Certaines boulettes seront farcies avec des symboles, p.ex. un caillou blanc, de la laine ou du charbon, etc. Le caillou blanc reflète une pensée pure, positive et à conserver pour la nouvelle année. La laine a un caractère lent et doux, mais tout ce qui est lenteur est à rejeter pour cette nouvelle année, la douceur est à conserver. Le charbon signifie la pensée noire et négative: il faut rejeter cette facette pour la nouvelle année.

Le jour du ‘Losar’, très tôt le matin, des pétards annoncent le début de la journée qui sera longue et animée. Après avoir cherché la première eau de l’année en pleine nuit sans lune, les familles se souhaitent la bonne année, de maison en maison en offrant des ‘katas’ (écharpes blanches) en signe de bienvenue et de respect. Hommes et femmes jettent en l’air de la farine d’orge en criant ‘Lho Gyal Ho’ (que les dieux soient avec vous).

Le deuxième jour appelé ‘Gyalpo Losar’ (Nouvel An du Roi) est celui de la fête civile. Ce jour là, les dignitaires du gouvernement tibétain en exil présentent leurs voeux au Dalaï-Lama.

Le matin du troisième jour est consacré à l’implantation des drapeaux de prières (‘loungta’) sur le toit de la maison et à la cérémonie de la fumigation en brûlant le genévrier. Ce rituel de fumigation et les prières sont adressés aux dieux protecteurs du foyer (Khyim lha), dieux du sol (Shi dag), dieux du pays (Yul Lha) et dieux du lieu de la naissance (Kyé Lha).

Sources: www.tibet-info.fr / www.tibet-society.org.uk

(résumé de contributions de Ngawang Dakpa et Zara Fleming).

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