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Tibet — Comment reconnaître un ‘bouddha vivant réincarné’ ?

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20.08.2009

Dans le bouddhisme tibétain, les tulkus sont des personnalités religieuses (bien souvent des lamas ou panchen lamas) reconnues comme étant la réincarnation d’un maître disparu.

d3x3m2uy.jpg Pour reconnaître le successeur d’un lama disparu, il y a plusieurs pistes à suivre. Tout d’abord, le lama mourant peut livrer des indications écrites ou orales sur sa future incarnation. Notons dès à présent qu’il peut aussi choisir de ne pas se réincarner.

En 2007, le Dalaï-Lama actuel, Tenzin Gyatso, a décidé qu’un référendum serait organisé afin de savoir si les bouddhistes tibétains veulent continuer avec un Dalaï Lama. Si oui, il se réincarnerait en dehors du Tibet, après sa mort ou il choisirait un nouveau Dalaï Lama avant de mourir.
Les « chercheurs » du nouveau bouddha vivant peuvent aussi faire appel à l’astrologie, à des prophéties ou une intuition de la part de lamas consacrés.

Plusieurs candidats sont parfois en lice. Aussi, ils sont soumis à une série de test impliquant de reconnaître des membres de son entourage durant sa précédente vie, ou des objets lui ayant alors appartenu.

Étant arrivé au bout de ces tests, normalement le tulku reconnu comme tel, va être soustrait à sa famille (généralement vers l’âge de 6-7 ans), puis s’il s’agit d’un grand maître, être intronisé dans un monastère comme détenteur de sa lignée.

Cependant, depuis le 3 août 2007, une loi oblige les bouddhas vivants réincarnés à obtenir l’approbation du gouvernement chinois. Les temples candidats doivent inscrire leurs candidats légalement au registre des activités du bouddhisme tibétain. Ils doivent prouver qu’ils sont capables d’élever le bouddha vivant réincarné et subvenir à ses besoins. Le Département des affaires religieuses du gouvernement tient compte de la réputation et de l’influence de ce candidat dans le cercle religieux.

panchenlamacard450.jpg Ainsi, en 95, les autorités chinoises avait refusé le choix du Dalaï Lama portant sur la réincarnation du panchen lama en la personne d’un enfant de 6 ans. Emmené de chez lui par les autorités, ce 11e panchen lama non reconnu n’a plus été revu.

Les estimations concernant le nombre de tulkus dans le monde varient d’un demi millier à un millier. On y trouve quelques femmes. Il y eut un tulku espagnol (Tenzin Ösel Rinpoché, qui refusa sa vie de moine ayant atteint ses 18 ans), un franco-américain (Trinlay Tulkou) et même un américain… l’acteur Steven Seagal, qui serait, en effet, la réincarnation d’un grand lama tibétain, Chungdrag Dorje.


Marie Koenig pour www.buddhachannel.tv

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