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Tibet : Propagande chinoise à Paris

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16.03.2009

L’ambassade de Chine en France a fait parvenir à L’Express une série de DVD sur le Tibet. Une vision particulière de l’histoire…

Un moine tibétain se rend à la prière dans un temple du Monastère Kumbun, situé dans la périphérie de Xining, le 11 mars. Le Monastère est le lieu de naissance du fondateur de la secte bouddhiste des Gelupka ('les Vertueux'), menée par le chef spirituel du Tibet. La sécurité dans la province reste étroite au lendemain du 50ème anniversaire de l'exil du Dalai Lama. Il avait tenté de s'opposer au gouvernement chinois en 1959.
Un moine tibétain se rend à la prière dans un temple du Monastère Kumbun, situé dans la périphérie de Xining, le 11 mars. Le Monastère est le lieu de naissance du fondateur de la secte bouddhiste des Gelupka (‘les Vertueux’), menée par le chef spirituel du Tibet. La sécurité dans la province reste étroite au lendemain du 50ème anniversaire de l’exil du Dalai Lama. Il avait tenté de s’opposer au gouvernement chinois en 1959.

C’est un modèle de propagande, une leçon d’histoire à la chinoise. Dans un courier daté du 10 mars, l’ambassade de Chine à Paris a envoyé à L’Express une série de 5 DVD (dont un en Français) retraçant le destin du Tibet et de son peuple. Une manière, pour le service de presse de l’ambassade, de « contrer » les Tibétains en exil qui réclament l’indépendance et célèbrent cette année le cinquantième anniversaire du soulèvement de Lhassa (mars 1959) contre « l’occupant ».

Ces DVD, où le Dalaï Lama – leader spirituel et politique des Tibétains – n’a pas le beau rôle, reprennent les termes habituels de la propagande sur ce sujet très sensible pour Pékin. Il est question de la « libération démocratique » de 1951, c’est à dire l’arrivée des troupes de Mao sur le Toit du monde. Le Tibet d’avant 1951 est présenté comme un pays d’injustices sociales et d’esclavage. Si ce dernier aspect n’est pas totalement inexact, la suite scandaliserait sans doute la majorité des Tibétains, qu’ils soient restés au pays ou partis rejoindre le Dalaï Lama en exil en Inde.

Au fil de ces reportages, dont le seul mérite est de proposer des images d’archives en noir et blanc, les mêmes mots reviennent sans cesse sur fond de musique classique: « réforme démocratique », « liberté », « modernisation »… Le commentaire souligne les « larges sourires » sur le visage d’une femme qui a connu l’esclavage et nous apprend que la « croyance du peuple tibétain est respectée et protégée ».

VOIR UN EXTRAIT ICI


Par Philippe Broussard

Source : www.lexpress.fr

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