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Bouddhisme et Avortement

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Bouddhisme et avortement

embryon.jpgLe bouddhisme considère que l’existence, bhava, commence à l’instant de la conception, quand le premier instant de conscience se manifeste, car c’est alors que l’être hérite du karma passé. Il interdit donc généralement l’avortement puisqu’il supprime une vie, ce qui est contraire au premier précepte de l’éthique bouddhique, ne pas tuer (l’acte de tuer étant constitué dès lors qu’il y a intention de tuer, effort de tuer et résultat effectif de l’acte).

Selon le code monastique du Theravada (le Vinaya), un moine qui recommande ou facilite un avortement commet une faute grave (parajika) et encourt une expulsion immédiate du Sangha.

Le bouddhisme reconnaît cependant qu’il existe des situations qui peuvent justifier l’avortement. La définition exacte de ces situations est généralement reconnue comme un problème social qui sort du cadre de la philosophie bouddhiste. D’un point de vue moral, seule la compassion peut justifier une telle action.

Si vous avez d’autres informations sur la vision bouddhique face à l’avortement, réagissez.

Si vous avez un avis personnel sur l’avortement, partagez-le…

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2 Commentaires

  1. Bouddhisme et Avortement
    Bonjour,

    Peut-être sur ce sujet particulier faudrait-il évoquer ce beau texte, le « discours sur l’amour » (Metta Sutta)

    « Que tous les êtres soient en sûreté et heureux, et que leur coeur soit rempli de joie.

    « Que tous les êtres vivants soient en sécurité et en paix, les êtres frêles ou forts, grands ou petits, visibles ou invisibles, proches ou lointains, déjà nés ou encore à naître. Que tous demeurent dans la parfaite tranquillité.

    « Que nul ne fasse de mal à autrui. Que nul ne mette la vie d’autrui en danger. Que nul, par colère ou malveillance, ne souhaite de mal à autrui.

    De même qu’une mère aime et protège son unique enfant au risque de sa propre vie, cultivons l’Amour Infini et offrons-le à tous les êtres vivants dans le cosmos entier (…) »

    en particulier ce passage « que tous les êtres vivants soient en sécurité et en paix … déjà nés ou encore à naître »

    Si l’on accepte la vérité de ce texte, comment accepter « l’avortement … suivant les circonstances » ?

    Les pro-vie chrétiens ne proposent-ils pas d’intéressantes réflexions sur ce dilemme (encore faut-il ne pas les dénigrer à priori mais prendre la peine d’étudier la manière dont ils examinent le problème sans le caricaturer). Il y a certes deux vies en jeu, la mère et l’enfant, mais ce dernier n’est-il pas le plus souvent éliminé alors que la vie de la mère n’est pas en danger ?
    On parlera alors des conditions économiques qui peut-être constituent un frein à l’accueil de l’enfant; la question est de savoir s’il n’est pas plus conforme à l’esprit bouddhique du Metta Sutta de chercher à développer des solutions alternatives permettant « que nul ne fasse de mal à autrui » ?

    On aurait sans doute aimé voir développer ce point dans le bel ouvrage « Plaidoyer pour l’altruisme » (plus de 900 pages) de Matthieu Ricard ou dans le plus récent « Le Dalaï-Lama, nouvelle réalité » de Sofia Stril-Rever, mais le mot même d’avortement n’y est pas seulement prononcé … et les tentatives pour communiquer avec les auteurs sur ce sujet (les miennes en tout cas) semblent vouées à l’échec. Pourtant dans ce dernier livre ne trouve-t-on pas les phrases suivantes :

    « Je m’engage, dans l’esprit d’ahimsa, à respecter et à protéger la diversité de toutes les formes de vie qui ont la terre pour habitat (p 204)

    « La femme est la mère de l’homme, il lui revient de protéger la vie … » ( p207)

    « Je dois contribuer à faire du XXIe siècle un siècle de dialogue … » (p 221)

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