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Bonne Question, bonne Réponse : Renaissance IV

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Ven._S._Dhammika.jpgGOOD QUESTIONS GOOD ANSWERS [[Traduit de l’Anglais par Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv ]]

Avec Ven. S. Dhammika

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Questions sur la Renaissance



PARLER DE RENAISSANCE, N’EST-CE PAS LA DE LA SUPERSTITION ?



Le dictionnaire définit la superstition comme une croyance qui n’est pas basée sur la raison ou des faits, mais sur une association d’idées, comme en magie. Si vous pouvez me montrer une étude attentive de l’existence des démons, effectuée par un scientifique, je concèderais alors que la croyance dans les démons n’est pas de la superstition. Mais je n’ai jamais entendu parler de telles recherches sur les démons ; les scientifiques ne se soucieraient simplement pas de telles choses, alors je dirais qu’il n’y a pas de preuve qui soutient l’existence des démons. Mais comme nous venons de le voir, il y a une preuve qui semble suggérer que la renaissance a effectivement cours. Si la croyance en la renaissance est basée sur au moins quelques faits, cela ne peut donc être une superstition.



N’Y A T-IL JAMAIS EU DE SCIENTIFIQUES QUI CROYAIENT EN LA RENAISSANCE ?



Si. Thomas Huxley, qui est à l’origine de l’introduction de la science dans le système scolaire britannique du 19ème siècle, et qui fut le premier scientifique à défendre les théories de Darwin. Il croyait que la réincarnation était une idée très plausible. Dans son fameux ouvrage « Evolution and Ethics and other Essays », il cite :

« Dans la doctrine de la transmigration, peu importe son origine, la spéculation brahmanique et bouddhiste a révélé, à portée de main, le motif de la construction d’une justification plausible des voies du cosmos à l’homme… Ce plaidoyer n’est pas moins plausible que les autres ; et personne mis à part des penseurs furtifs, ne le remisera aux absurdités inhérentes. Comme la doctrine de l’évolution elle-même, celle de la transmigration trouve ses racines dans le monde réel ; et pourrait réclamer ce soutien comme le meilleur argument que l’analogie soit capable de fournir. »

Ensuite, le Professeur Gust Stromberg, le célèbre astronome suédois, physicien et ami d’Einstein trouvait également l’idée de renaissance, attrayante :



“ Les opinions divergent quant à la question de savoir si l’âme humaine peut être réincarnée sur terre, ou non. En 1936, un cas très intéressant a été étudié et rapporté par les autorités gouvernementales d’Inde. Une fille (Shanti Devi de Delhi) était capable de décrire de façon minutieuse, sa vie précédente (à Muttra, à cinq cent miles de Delhi) qui avait pris fin environ un an avant sa « seconde naissance ». Elle donna le nom de son mari et de son enfant, et décrivit son foyer et l’histoire de sa vie. La commission d’investigation la mena auprès de ses anciennes connaissances, qui confirmèrent tous ses dires. Au sein de la population indienne, les réincarnations sont considérées comme un lieu commun ; ce qui est surprenant dans ce cas, c’est le grand nombre de faits dont se souvenait la petite fille. Ce cas là, comme d’autres, peuvent être considérés comme des preuves additionnelles de la théorie du caractère indestructible de la mémoire ».

Le Professeur Julian Huxley, le scientifique britannique renommé, qui fut Directeur Général de l’UNESCO, croyait que la renaissance était en harmonie avec la pensée scientifique :

“Rien ne va à l’encontre de la survivance permanente de l’être spirituel, retransmis à la mort en quelque sorte, comme un message radio défini serait émis par un dispositif d’envoi oeuvrant d’une façon particulière. Mais il faut se rappeler que le message radio ne redevient message que lorsqu’il entre en contact avec une nouvelle structure matérielle – le receveur. Donc, avec la possible émanation de notre esprit. Il ne pensera, ni ne ressentira jamais, à moins d’être à nouveau « incarné » d’une quelconque façon. Nos personnalités sont tellement basées sur le corps, qu’il est réellement impossible de penser à une survivance qui serait vraie, personnelle, sans un corps. Je peux penser à quelque chose de transmis, qui pourrait porter la même relation aux hommes et aux femmes, que celui du message radio, au dispositif de transmission pour l’esprit. »



Des pragmatiques et des terre à terre eux-mêmes, tel l’industrialiste Henry Ford, ont jugé cette idée de la renaissance, acceptable. Ford était attiré par l’idée de renaissance car contrairement à l’idée théiste, la renaissance donne une seconde chance de se développer. Henry Ford disait :

« J’ai adopté la théorie de la réincarnation lorsque j’avais trente-six ans. La religion n’apportait rien à ce sujet. Même le travail n’a pu me donner entière satisfaction. Le travail est futile si on ne peut utiliser l’expérience collectée toute une vie durant, dans la suivante. Quand j’ai découvert la réincarnation, c’était comme si j’avais trouvé un plan universel, j’ai réalisé qu’il y avait une chance de travailler mes idées. Le temps n’était plus compté désormais. Je n’étais plus esclave aux mains du temps. Le génie, c’est l’expérience. Certains semblent croire qu’il s’agit de don ou de talent, c’est pourtant le fruit d’une longue expérience de plusieurs vies. Certaines âmes sont plus vieilles que d’autres, ainsi elles en savent plus. La découverte de la réincarnation a apaisé mon esprit. Si vous conservez un enregistrement de cette conversation, retranscrivez là, qu’elle puisse tranquilliser l’esprit des hommes. Je voudrais communiquer aux autres le calme que la longue-vue de la vie nous procure ».



henry_ford.jpg«Le génie, c’est l’expérience. Certains semblent croire qu’il s’agit de don ou de talent, c’est pourtant le fruit d’une longue expérience de plusieurs vies.»


Henry Ford



Donc, les enseignements bouddhistes de la renaissance possèdent une preuve scientifique qui la soutient. Elle est logiquement consistante et va loin dans la question des manquements, des théories théistes et matérialistes. C’est aussi réconfortant. Car ce qui est pire qu’une théorie de la vie accordant une seconde chance : aucune opportunité de s’amender des erreurs commises dans cette vie, et pas de temps pour développer plus longuement les connaissances et aptitudes que vous avez nourri dans cette vie. Mais selon le Bouddha, si vous n’arrivez pas à atteindre le Nirvana dans cette vie, vous aurez l’opportunité d’essayer encore une prochaine fois. Vous serez véritablement capable d’apprendre de vos erreurs. Les choses que vous n’avez pas réussi à faire ou à finir dans cette vie pourraient bien devenir possibles dans la suivante. Quel formidable enseignement !



Extrait de la série Good Questions Good Answers

Par Vén. S. Dhammika.



Source : www.buddhanet.net

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