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Israël — Palestine, où est la Paix?

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09.01.2009

Entre Israël et la Palestine les conflits n’en finissent pas depuis la création de l’Etat juif en 1947/48.

Après la Shoah, on comprend aisément les raisons qui ont poussé des centaines de milliers de gens à retrouver leurs racines millénaires et à s’établir sur la terre sacrée de leurs ancêtres.

Mais à quel prix? guerres ouvertes, occupations de terres, expulsions, tensions et insécurité permanentes, guerrilla, terrorisme, contre-terrorisme, exaspérations des populations tant israélienne que palestinienne. Cet engrenage de la violence n’en finit pas et rien n’indique pour l’instant qu’il finira un jour. En fait, les Israéliens sont apparemment inébranlables et les palestiniens sont exaspérés car, eux aussi veulent vivre sur leurs terres et affirment leurs droits.

Israël-Palestine
Israël-Palestine
Alors où est l’issue? On peut espérer après l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis et dont en attend beaucoup, peut-être trop, que la solution viendra de l’Amérique. A condition que la politique étrangère des États-Unis, jusqu’à présent très bienveillante vis à vis d’Israël, prenne un virage à 180% et que la secrétaire d’État aux affaires étrangères, Hillary Clinton, suive les recommandations du Président Obama en faveur de la Paix au Moyen-Orient. En réalité, la solution ne peut venir que des Israéliens et des Palestiniens eux-mêmes, sous réserve qu’ils acceptent des concessions majeures, ce qui en l’état actuel des choses parait impossible.

Et pourtant, des voix -et non des moindres- s’élèvent en Israël même en faveur de « LA » solution pour une paix durable.

Dans un article du 1er décembre publié par l’International Herald Tribune et jusqu’à présent passé largement inaperçu, le journaliste américain Roger Cohen cite les propos étonnants du premier ministre sortant Ehoud Olmert repris par le quotidien Yedioth Ahronoth, en septembre dernier.

Faisant son mea-culpa, Ehoud Olmert dont on sait qu’il va bientôt quitter son poste, a reconnu que l’actuelle politique israélienne de suprématie militaire et de répression faisait fausse route et ne délivrerait jamais Israël de ses angoisses existentielles si elle devait se poursuivre.

« Nous devons parvenir à un accord avec les Palestiniens, a-t-il dit. Cela implique un retrait majeur, pour ne pas dire total, des Territoires (occupés). Une part de ces territoires demeurera entre nos mains mais il faudra en compenser l’équivalent. A défaut, il n’y aura pas de paix ».

Ehoud Olmert s’est même déclaré convaincu qu’un accord de paix avec la Syrie passait nécessairement par une restitution du plateau du Golan en laissant entendre qu’il fallait aussi qu’Israël accepte un partage de Jérusalem !

Puisse ces propos déboucher concrètement sur des accords durables .

Amicalement et paisiblement sur la Voie,


Pierre Suchet

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