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Emeutes de Lhassa : la Chine condamne 17 Personnes de trois Ans à la Prison à Vie

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EMEUTES DE LHASSA : LA CHINE CONDAMNE 17 PERSONNES DE TROIS ANS A LA PRISON A VIE


Les autorités chinoises ont affirmé que les détails des jugements seraient rendus publiquement plus tard dans la journée.

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Ces 17 accusés sont les premières personnes à avoir été condamnées depuis le début des émeutes. Selon la version officielle, la Chine a accusé les émeutiers tibétains d’avoir tué 18 civils et un policier et blessé 382 civils et 241 policiers lors des violentes émeutes de Lhassa.

Toujours selon les autorités chinoises, les accusés auraient incendié sept écoles, cinq hôpitaux et 120 habitations et pillé 908 magasins, amenant le montant des dégâts à plus de 244 millions de yuans (plus de 22 millions d’euros).

Ces manifestations, menées par les moines bouddhistes, avaient débuté pacifiquement le 10 mars, date anniversaire de la révolte anti-chinoise de 1959. Elles ont dégénéré le 14 mars et ont créé de véritables émeutes au sein de la capitale ainsi que dans d’autres régions de l’Ouest de la Chine., où vivent des minorités tibétaines.

Pékin a par ailleurs accusé le dalaï lama d’avoir provoqué ces émeutes dans le but de saboter les Jeux Olympiques, ce que nie le leader spirituel des Tibétains, qui est actuellement en exil en Inde. De plus, la Chine a appelé le dalaï lama à dialoguer afin de mettre fin aux violences avant le début des J.O.

Les dirigeants tibétains en exil déclarent que la répression chinoise a provoqué la mort de 150 personnes ainsi que l’arrestation de 2 000 autres. La police chinoise, quant à elle, avait annoncé que 400 personnes avaient été arrêtées lors des émeutes de Lhassa.

Les monastères de Lhassa encerclés

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Lors des manifestations, la police et les troupes armées ont également bouclé les trois principaux monastères de la capitale tibétaines (Sera, Drepung et Ganden) de même que le temple sacré de Jokang. Cette mesure a été prise dans le but de démasquer les moines impliqués dans les émeutes.

Par ailleurs, le monastère Sera a rouvert ses portes lundi pour la première fois depuis les violentes émeutes du 14 mars dernier qui ont véritablement secoué la capitale tibétaine, d’après l’agence officielle chinoise.


Source : Tempsreel.nouvelobs.com

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