Accueil Espace Bouddhiste Société Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

Quan Yin, Kannon et la Vierge Marie

6
0

Quan Yin, Marie et Noël

La Compassion est au centre du Bouddhisme.

Elle est fréquemment décrite dans les enseignements
comme égale à l’intensité de l’amour d’une mère pour son enfant,

élargie de manière équanime à tous les êtres vivants.


Quan Yinou Vierge à l'Enfant
Quan Yinou Vierge à l’Enfant


Quan Yin

Quan Yin est la forme chinoise et féminine de Chenrezy, ou Avalokiteshvara, le Bodhissatva de la compassion.

Elle est souvent dépeinte comme une femme habillée de blanc, debout sur un lotus.

Littéralement, son nom signifie « celle qui considère les appels du monde », (observe, considère : quan – sons, appels : yin). Elle guide tous les êtres vers l’illumination.


Au Japon, Quan Yin devint Kannon, toujours une forme féminine d’Avalokisteshvara.


Marie-Kannon.jpg


Une histoire étonnante apparaît dans le savoir bouddhiste chinois.

« Huang Kuei-nien (Quan Yin) et quelques compagnons entreprirent le pélerinage à P’u-t’o Sha. Ils ont prié devant une grotte en chantant le nom de Huang Kuei-nie. Soudain, ils virent une lumière brillante, et Kuan Yin apparut, se reposant sur une roche au-dessus de la caverne.  »

(Gill Farrer-Hall, « The Feminine Face of Buddhism », p.62)


Les migrations des Madonnes

L’Eglise Nestorienne de Syrie (Syriac Nestorian Church) vénérait les images de la Mère de Jésus et, avec l’aide de la Route de la Soie, importa au VIIIème siècle des images de Madonnes de perse, d’Arabie, de Mongolie, de chine, du Tibet, d’Inde.

Au même moment, le bouddhisme chinois développait l’image des puissantes déesses taoïstes. Naturellement, la Madonne à l’enfant émergea en Quan Yin.

A cette époque, certains chrétiens étudiaient les images et les idées bouddhistes en y voyant des similitudes.

Gill Farrer-Hall « The Feminine Face of Buddhism »


Quan Yin, photo de Josiane DD
Quan Yin, photo de Josiane DD

POUR LES CHRETIENS ET LES BOUDDHISTES


Peut-on définir Noël comme cette fête de la joie, du partage et du don,

comme cet hymne aux merveilles, à la magie et aux lumières,

comme ce moment de trêves, d’unions et de réunions,

comme ce leitmotiv qui enfile chaque année de notre vie une nouvelle perle dont l’éclat toujours diffère dans l’évolution de notre capacité à considérer les appels de nos proches et du monde ?


Sophie Alvarez et Alain Delaporte-Digard pour www.buddhachannel.tv

Previous articleBirmanie – Message de Jacques Nguyen Thaison
Next articleRetrospective Buddhachannel sur 2007