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Birmanie – Réagissons : tout va dépendre de notre lucidité et de notre action

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message d’Aude Guée

LA SITUATION


Le ministre des affaires étrangères Birman a annoncé lundi que la situation était redevenue normale et appelé la communauté internationale à faire preuve de plus de compréhension et à ne pas prendre de mesures qui ne feraient qu’attiser la crise.

Les états membres du nouveau Conseil des Droits de l’Homme ont adopté une résolution exigeant de la junte qu’elle renonce à toute violence contre les manifestants, qu’elle garantisse la liberté d’expression et relaxe immédiatement toutes les personnes arrêtées, (on parle de 4000 depuis le 27/9) dont Aung San Suu Kyi.

La justice belge va reprendre l’instruction de plainte déposée contre TOTAL par des réfugiés Birman pour complicité de crime contre l’humanité.

Un colonel de l’armée refuse de mener ses hommes à une attaque contre les bonzes, déserte, se cache dans la jungle et demande l’asile politique à la Norvège.


Vendredi, Ibrahim Gambari doit déposer son rapport.


Mais les arrestations continuent.

L’élan macabre des hommes de la junte se poursuit.

MA REACTION


Alors si je considère que la non violence absolue est cet état d’esprit où toute action et réaction est basée sur sa propre volonté inaltérable de rencontrer la lumière de l’autre, je dirais que les moines, les manifestants et tous ceux qui les soutiennent ont rencontré par leur Force une belle partie du monde, et que cette partie du monde est en marche au nom des droits de l’Homme.

Mais je pense aux hommes de la junte et aux militaires. Je pense à leur refus de la mort intime, cette culpabilité propre aux êtres non pervers. Je pense à leur arrogance qui semble avoir outragé et nié les repères que l’humanité laïque et religieuse ont pu poser.


Alors quel nouveau pas peut aujourd’hui prendre la valse entre la non violence et de la dictature ? Jusqu’où peut-on utiliser le dialogue sans que cela ne devienne de l’irresponsabilité ? Jusqu’où peut-on observer le principe de non ingérence sans que cela ne devienne complicité ?


La cour pénale internationale définit, entre autres, comme crime contre l’humanité la disparition forcée, à savoir « l’arrestation, la détention ou l’enlèvement de personnes par un Etat ou une organisation politique ou avec l’autorisation, l’appui ou l’assentiment de cet Etat ou de cette organisation, qui refuse ensuite d’admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort réservé aux « disparus » dans l’intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée ». L’exigence de la résolution du Conseil des Droits de l’Homme, sans réaction favorable de la part de la junte sembleraient en toute logique conduire vers l’accusation de crime contre l’humanité.


Des pas sont faits, mais il y a urgence vitale pour les disparus.


Réaction d’Aude Guée pour www.buddhachannel.tv

– Répondez à cet article. Chaque réaction est une goutte d’eau qui peut doucement inverser les choses. Doucement, certes, mail il y a urgence.


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