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Google, Facebook, Twitter : les Geeks se mettent au zen

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Dans la Silicon Valley, la méditation est bien plus qu’une tendance, c’est une méthode de management pour salariés ultrastressés. Et un business très lucratif.

Passionné par le boudhisme, ingénieur chez Google, Chade-Meng Tan enseigne la méditation et vise à réduire le stress et à éclairer les esprits. (Peter dasilva-The New York Times Redux Rea)
Passionné par le boudhisme, ingénieur chez Google, Chade-Meng Tan enseigne la méditation et vise à réduire le stress et à éclairer les esprits. (Peter dasilva-The New York Times Redux Rea)

Il a commencé par butiner. « Mes amis me disaient que ça les aidait, pourquoi ne pas essayer ? » Dix minutes par jour avec son smartphone et l’appli Headspace. Et puis il a laissé tomber. Avant de retremper un orteil. Puis deux. Une demi-heure par jour. Deux fois une demi-heure.

« Maintenant, si je ne le fais pas, cela me manque. » Bien sûr, « mes copains européens se foutent tous de moi, ils me disent : « C’est bon, tu es vraiment accro à San Francisco, il ne manquait plus que cela à ta panoplie et bientôt tu vas t’acheter une voiture électrique Tesla ! » » Loïc Le Meur, un HEC débarqué il y a sept ans dans la Silicon Valley, se marre : c’est lui qui va les convertir. A Paris, en décembre dernier, sa conférence LeWeb a organisé un « moment de méditation ». Personne n’a moufté.

Programmes de « croissance personnelle » chez Google

Ce pourrait être l’histoire d’une mode, d’une énième tocade d’enfants gâtés du high-tech. Mais la vogue de la méditation, dans la Silicon Valley, est bien plus que cela : le signe d’un vrai malaise au royaume du toujours-plus-vite.

« Le stress, dans la Vallée, est bien plus intense que partout ailleurs, dit Monika Broecker, une psychologue allemande de Berkeley. Je passe mon temps à recevoir des gens qui me disent : « Je suis tellement distrait par toutes les choses que je dois faire, je n’arrive plus à rien, je suis incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. » »

Monika est une pionnière. En 2007, Google a fait appel à elle pour mettre sur pied des programmes de « croissance personnelle ».

“Il était hors de question d’utiliser le mot « spirituel », ça les aurait fait partir en courant, se souvient-elle. Le concept n’était pas du tout populaire à l’intérieur de l’entreprise, il a fallu nous battre, résultats chiffrés à l’appui, pour que ces programmes soient financés.”

Un chiffre qui fait mouche, à l’époque, est le coût pour Google de salariés sous pression, exténués, dispersés : 60 millions de dollars par an, selon une estimation. La liste des problèmes rencontrés ? Stress, anxiété, dépression, douleurs chroniques à la nuque et au dos, insomnie…


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