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Shon Prem Bon Soeng — Joie et Tristesse

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SHON PREM BON SOENG : JOIE ET TRISTESSE


« Seule une chose existe.

Un a engendré.

Ainsi, deux sont apparus.

Les deux sont contrastes,

Ce contraste est égal à trois.

Quand il y a trois, apparaissent immédiatement des millions de choses encore. »


LAO TSEU.

zenBamboo.jpgC’est ainsi qu’est apparue la joie.

C’est ainsi qu’est apparue la tristesse.

Elles sont des contrastes.

Elles existent seulement comme tels.

Si vous voulez trouver ce UN qui exista avant l’apparition des opposés,

Vous devez quitter la pensée conceptuelle,

Qui crée les attachements et cache la vérité originelle.

Le ZEN est une voie directe pour pratiquer cela.

Voici une question intéressante à vous poser dans la vie de tous les jours:

Si la joie et la tristesse n’existent pas, alors quoi ?

Quand la tristesse apparaît, la joie disparaît.

Quand la joie apparaît, la tristesse disparaît.

Il arrive aussi parfois que joie et tristesse apparaissent ensembles, entremêlées.

Mais si vous allez au delà de la joie et de la tristesse, qui y-a-t’il a alors ?

Vous voici plus proche de ce UN qui n’a pas d’opposés. C’est cela que vous devez trouver. Comment faire pour que ce qui est apparu comme joie et tristesse disparaisse ?

Fermez vos yeux, doucement inspirez…

Doucement, doucement, expirez…

Écoutez seulement le son du monde.

C’est le travail de la pratique du ZEN.

Pour pouvoir comprendre cela, vous devez complètement vous nettoyer l’esprit des pensées.

« Tout est relatif, sauf une chose.

La laideur se mesure par rapport à la beauté,

Le bon en fonction du mauvais,

Le simple selon le difficile,

Le triste en fonction du gai.

Ainsi le sage reste calme et tranquille, détendu et ouvert. Des millions de choses apparaissent, et il a de la patience pour toutes.»


Pensée du TAO.

« Sans sagesse, il n’y a pas de méditation !

Sans méditation, il n’y a pas de sagesse. »


BOUDDHA.

Pratiquez chaque jour et cette sagesse se révèlera en vous.

Pratiquez cette patience pour tout, et tout ira bien, la joie comme la tristesse, la facilité comme la difficulté.

Chaque chose dans ce monde change, change, et change encore.

Quelle utilité y-a t’ il de rester attaché ?

La situation matérielle change,

Les émotions changent,

Les opinions changent,

Le corps change.

C’est l’attachement qui amène la souffrance quand les choses changent.

Voici ce qu’a écrit Rick, un bouddhiste américain qui avait le sida :
« Quand vous vivez à l’intérieur de votre conscience qui juge
c’est bien, c’est mal…
je ne veux pas ceci, je préfère cela…
entre espoir et peur, entre amour et haine ,entre joie et tristesse,
quand vous êtes en fait attaché à l’un de ces opposés, votre calme basique se trouve déstabilisé ».

Un grand Maître Zen a dit : »La voie n’est pas difficile.
Coupez simplement vos pensées de bien et de mal.  »

La véritable joie apparaît quand vous laissez complètement la pensée conceptuelle de joie et de tristesse.

La joie vraie comme l’amour vrai sont inconditionnels. Ils ne dépendent pas de « si j’ai ceci, je suis content, et si je ne l’ai pas, je suis triste. »

La véritable joie est un choix dans la vie.

Je peux ressentir la joie sans aucune condition.

Bouddha a dit : « Toutes les choses conditionnelles sont impermanentes. Toutes les choses conditionnelles sont souffrance. »

La joie vraie est finalement quand vous trouvez votre nature originelle, et que vous vous reposez en elle sans dualité. Cette joie constitue une réelle libération lorsque vous êtes libre de l’égo et pouvez donner à l’infini un Amour inconditionnel.

Il y a une condition à la joie inconditionnelle : vous devez laisser partir toute condition !

Ainsi seulement vous réaliserez.

Allez au delà des limites de votre esprit,

Au delà des croyances,

Au delà des doutes,

Au delà de la philosophie.

Allez au delà de la peur, de l’illusion, du contrôle et du pouvoir.

Allez au delà de l’égo, du désir, de la vie et de la mort.

Allez au delà des concepts du Zen et du Bouddhisme,

Et vous trouverez la liberté, l’amour, le silence, la vérité, et la vraie lumière de votre existence.

Bouddha vous a montré le chemin. Vous devez maintenant l’emprunter par vous-même.


Par Shon Prem Bon Soeng




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