Accueil Billet du jour Plaidoyer pour l’abolition des dissections

Plaidoyer pour l’abolition des dissections

18
24

J’ai été abasourdie lorsque ma fille de 5° est revenue du collège en me disant qu’elle venait de vivre la pire journée de sa vie. Elle avait du disséquer en Travaux Pratiques de Science de la Vie et de la Terre une souris morte, tuée pour cela.

REMUS_ROMULUS.jpg

Je pensais avec une naïveté issue sans doute d’un idéalisme primaire visant probablement au confort illusoire de la velléité d’un monde meilleur, que cela n’existait plus, et que de tels sacrifices d’animaux sur l’autel de la science s’étaient naturellement éteints, au moins dans les établissements scolaires, par leur absurdité barbare, où leur « bêtise », si ce mot ne prenait pas soudain la coloration du spécisme dans lequel nous baignons, et par le biais d’outils pédagogiques plus réfléchis, plus « humains ».

Après expérimentation directe de la question, et recherches sur le web, j’ai pu voir que de nombreux collégiens, lycéens et étudiants étaient encore confrontés, forcés même, à la dissection animale.

Au-delà d’une insulte ou une agression envers un corps enseignant qui se doit d’être respecté pour le travail qu’il fait, (je remercie au passage du fond du cœur mes anciens professeurs), et au delà d’un débat pour ou contre qui ne saurait faire évoluer chacun dans son approche et sa situation, j’aimerais lancer une réflexion ouverte sur cela, mise à disposition de tous, élèves, professeurs, parents.

Pour débuter, voici 2 liens, le premier allant vers une circulaire de l’Observatoire National de la Sécurité des établissements scolaires et d’enseignement supérieur, dans lequel il est clairement indiqué que :

« L’expérimentation animale n’est possible en SVT et en biologie-écologie que sur les animaux invertébrés et sur les formes embryonnaires des vertébrés ovipares, ou par observation dans des conditions n’entraînant aucune souffrance. »

Et qu’il faut « Utiliser des logiciels de simulation ou des documents vidéo pour remplacer l’expérimentation sur les vertébrés ou les manipulations sur invertébrés pouvant choquer les élèves. »

Le second allant vers la Convention européenne sur la protection des animaux vertébrés utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques, indiquant article 25 paragraphe 3 que :

3. Les procédures mentionnées au paragraphe 1 du présent article sont limitées à celles strictement nécessaires aux fins de l’enseignement ou de la formation concernés et ne sont autorisées que si leur objectif ne peut être atteint par des méthodes audiovisuelles de valeur comparable ou par tout autre moyen approprié.

Ces documents indiquent clairement que des réflexions à ce sujet ont déjà abouti. Manifestement, il doit en exister d’autres qui les contredisent ou les détournent, à moins qu’il ne s’agisse d’un défaut d’information, de formation, ou bien encore de réflexion dans les établissements scolaires, sans quoi il ne serait plus possible d’y disséquer encore des souris. Je ne les ai pas trouvés.

Je vous remercie par avance de vos observations, sources, corrections, arguments, qui pourraient enrichir, délimiter ce qui suit.

Dissection de la dissection.

L’observation et l’expérimentation s’avèrent nécessaire pour trouver la vérité, pour éliminer ce qui est faux, (préjugés, mythes, erreurs) et en cela pour faire évoluer un système vers une vision plus juste. La science s’oppose en cela à la pensée facile, limitée, en ce sens qu’elle s’oppose à une approche subjective par le biais d’une approche objective approfondie.

Cependant, l’approche scientifique basée sur une séparation entre l’objet et le sujet a été remise en question par la physique quantique, qui met l’observation entre l’observateur et son objet, observation qui les lie de façon réelle et les modifie, l’un et l’autre.

Faut-il aller aussi loin, ou plus en avant encore, pour s’interroger sur l’influence que peut avoir une dissection sur celui qui la pratique ? Et sur les conséquences de l’exploitation et de l’asservissement d’espèces par l’humanité ?

Je ne me lancerai pas un plaidoyer sur le respect de l’environnement, qui, on le sait ( ?), est et deviendra au-delà d’un principe éthique, un principe vital, pour notre espèce aussi. On me dira que les souris ne sont pas des espèces protégées, et que les souris utilisées à des fins scientifiques ont été élevées à cet effet.

J’ai aimé cette réaction indignée d’un élève de la classe de ma fille, qui a dit « mais les souris, on ne leur a rien demandé » ! Respect. Une grande majorité de la classe a ri de lui, parce que certains avaient trouvé la dissection « drôle » (mdr, même pas mal !) , et que d’ailleurs le professeur avait dit que ce n’était pas vraiment des animaux, c’étaient des clones. Pour se justifier, et se désengager de tout problème de conscience, la seule échappatoire est elle de redéfinir le règne du vivant lui-même ? Facile, pas très scientifique au sens objectif du terme, mais ça marche bien, et cela a déjà été fait à de grandes échelles, comme pour les juifs, ou les esclaves, par exemple. A quoi donc commence-t-on donc à toucher lorsque l’on redéfinit cela ? Ainsi, si j’élève un être vivant pour qu’il soit un outil, j’ai le droit de le définir ainsi ? Autrement dit, ma volonté seule à la possibilité d’ôter à un autre être vivant non seulement sa vie, mais fondamentalement son droit de l’avoir, avant même de lui ôter. Né pour mourir. Est-ce là un des niveaux de l’enseignement citoyen de notre vieille république ?

Ainsi, qu’est-ce que la dissection va modifier chez le collégien, le lycéen, et les autres ? Je ne saurais encore une fois me lancer là une liste exhaustive, tant le psychisme de chacun est différent, que l’on ait été victime d’abus de pouvoir, que l’on ait grandi dans un milieu respectueux, religieux, que l’on ait des tendances auto destructrices, narcissiques, voire perverses, que l’on soit en deuil, que l’on souhaite être vétérinaire, avocat, médecin, boucher, ou que l’on souhaite encore simplement rentrer vite à la maison pour lire les messages sur son face book. etc…

Je m’interrogerai donc tout d’abord sur cela : En quoi l’observation sur corps réel par exemple de la longueur de l’intestin d’une souris peut-elle faire évoluer l’élève dans son apprentissage de la science et la compréhension du système digestif ? En considérant uniquement la connaissance, objectif de cette observation, ne peut-elle pas être obtenue par des outils virtuels ? En quoi la dissection est-elle indispensable ? Je ne trouve pas de réponse à cette question.

Car enfin, faute d’argument sur l’indispensabilité de l’acte, disséquer des animaux en cours, tués à cet effet, c’est clairement mettre en place avec la force de l’autorité d’un système éducatif national le fondement du système de valeur suivant : pour m’enrichir du savoir lié à une observation, accessible autrement, je m’octroie tout de même le droit de prendre la vie, de l’instrumentaliser, d’utiliser le corps d’un autre être vivant, animal, de l’ouvrir, de le dépecer, d’épingler sa peau, d’extraire ses entrailles, de les observer , et de jeter ce corps ensuite à la poubelle.

Est-ce anodin ? Je ne sais si je pourrai lister la cascade de questions, de conséquences, d’enjeux sociaux, ou de dommages collatéraux, qui suivent cette observation.

Par ailleurs, l’intelligence de l’être humain n’est-elle pas un outil dont il faut aussi se servir ? Faut-il expérimenter avec la main d’un autre la plaque chauffante pour savoir qu’elle brûle ? N’atrophions-nous pas nos capacités en n’utilisant pas nos ressources ? Qu’atrophions nous en faisant cela ? Quel est le niveau d’apprentissage de l’autonomie et de la responsabilité de cette méthode ? Quel est son niveau créateur ?

Et s’il s’agissait là d’une initiation à la « réalité », pourquoi l’accent ne serait il pas mis par ailleurs dans le cursus scolaire sur le rapport à la mort (de l’humain), et son tabou dans notre vie occidentale ?

Il va sans dire que cela modifie certainement le regard sur le corps enseignant, la confiance à leur égard, et le regard d’autres sur le pouvoir qu’ils s’octroient sur leur environnement, leur rapport aux autres êtres sensibles, leur rapport à l’empathie même.

Qui plus est, ces travaux sont notés. Quelles conséquences suivent la valorisation du verrouillage de l’empathie ? Méjuger de la répulsion de certains à la dissection au prix d’une sanction, d’un zéro et prostituer ainsi la sensibilité ou l’éthique d’un élève au prix d’un résultat scolaire ? Faut-il que les parents encouragent leurs enfants à de nobles zéros ? Faut-il risquer de détourner certains, ceux là même qui sont sensibilisés à la nature et aux animaux, d’un cursus scientifique ? Quel est celui qui est apte à juger de cela ? A le qualifier même ? Est-ce l’objet de la Science de la Vie et de la Terre ?

Faut-il se battre pour donner le droit à l’objection de conscience aux collégiens ? Les initier à la désobéissance civile? Ou réfléchir d’abord en amont en tant qu’adultes responsable ?

Jusqu’où à le droit d’aller l’autorité d’un enseignant ? Je crois que le pouvoir engendre des responsabilités, et les droits des devoirs. Les points soulevés par les dissections sont ils-suivis en SVT, ou dans le cadre d’un enseignement laïque, citoyen, responsable, global et cohérent ? Qui assume les dommages collatéraux d’un enseignement scientifique où la réflexion spécialisée a omis de se situer dans un contexte plus global, et qui porte le nom de Science de la Vie et de la Terre ?

Bien sûr, avant tout, les premières victimes sont les animaux, et je vous laisse le soin de vous diriger vers les sites ou associations qui les défendent, si votre cœur est assez solide pour observer les effets des droits que nos semblables s’arrogent derrière les murs blancs des laboratoires, élevages, etc.

Par ailleurs, une campagne nationale sur le harcèlement en milieu scolaire vient de commencer. Des statistiques disent que 10% des collégiens rencontrent des problèmes avec le harcèlement et 6% des collégiens subissent un harcèlement qu’on peut qualifier de sévère à très sévère (source : première enquête nationale de victimation au sein des collèges publics réalisée par Éric Debarbieux*, et, toujours extrait de la même source :

Les 4 caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :
• La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.
• La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
• L’intention de nuire : le but est de blesser, d’intimider, de mettre en difficulté, et/ou de ridiculiser l’autre.
• L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre.

N’est-il pas plus qu’opportun de s’interroger sérieusement sur l’instrumentalisation de la Vie, et sur la nécessité de la valorisation de l’empathie ?

Car enfin la première observation irréfutable n’est-elle notre statut d’être vivant, statut que nous partageons avec d’autres espèces ? Cette vie même n’est-elle pas ce qui nous permet d’accéder à la connaissance ? Comment peut-on aimer ce que l’on ne respecte pas ? Vers où peut-on évoluer en commençant par nier la partie primordiale de soi-même ? Quel sens à la vie accorde-t-on à autrui si l’on s’arroge le droit même de définir ce qui est vivant ? Qui est-on pour déterminer du droit de quelqu’un à vivre ou à mourir ?

La cascade de questions et de points soulevés par cette observation là ne parait-elle pas plus créatrice, positive, source de progrès, de sociabilité, de droit à la différence, de liberté de pensée, de respect de soi même ?

Je finirai par cet extrait d’un texte de l’antropologue et ethnologue Claude Levi-Strauss

« Et en restant aveugle à cette propriété commune, on a donné champ libre à tous les abus. Jamais mieux qu’au terme des quatre derniers siècles de son histoire l’homme occidental ne put-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité, en accordant à l’une tout ce qu’il refusait à l’autre, il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière, constamment reculée, servirait à écarter des hommes d’autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d’un humanisme corrompu aussitôt né pour avoir emprunté à l’amour-propre son principe et sa notion. »

Puissent ces observations être utiles, et protéger cette propriété commune, éphémère qu’est la vie, pour un développement durable de tous.

Merci par avance pour vos observations.

Previous articleOuverture en grande pompe de la fête du printemps de Yên Tu
Next articleZem — Rien de rien, non ! Je ne regrette rien.

24 Commentaires

  1. Précisions
    Bonjour Sophie! Un super billet! Je voudrais juste préciser que si certaines dissections sont encore possible an collègue / lycée c’est qu’elles sont faites sur des animaux de laboratoire uniquement. Il n’y a plus de sacrifice inutile d’animaux.

    • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
      Merci Flo.

      Je ne vois pas la différence entre des animaux de la nature, et des animaux de laboratoire, dans leur dénominateur commun qu’est la vie.

      A-t-on donc crée une nouvelle espèce qui ne défende plus sa vie quand on tente de la lui prendre, et qui se tienne à l’entière disposition de la race humaine ? Cette espèce là tiendrait alors du règne de la sainteté, et devrait être certainement étudiée profondément dans sa générosité.

      Ce débat je pense se situe aussi sur les limites que l’Homme pose entre son désir et la réalité, et sur l’absence de réflexion à ce sujet :

      1- Peut-on parce qu’on a besoin d’un outil définir un être vivant comme un objet au point d’utiliser l’intégralité de sa vie, de la naissance à la mort ? Est-il juste de mettre cela dans les fondements des Sciences de la Vie et de la Terre ?
      2- Est-ce que la réflexion qui a précédé cet acte a été assez poussée dans la globalité?
      3- A-t-on pris conscience de ce que cela peut avoir sur l’évolution (éthique entre autre) de notre espèce ?
      4- Les enjeux éthiques et sociaux de l’acte valent-il sa valeur scientifique ?

      Je crois qu’à part certaines rares observations dans le milieu animal, ce qui différencie aussi l’homme de l’animal est sa capacité à utiliser l’outil.

      L’évolution de l’humanité dans ses aspects les plus réfléchis a toujours été de repousser les limites éthiques des outils empruntés au règne naturel, à son environnement.
      Je pense là à la citoyenneté qui s’oppose à l’esclavage par exemple, aux lois qui protègent les hommes entre eux, aux lois qui protègent les enfants face à leurs parents, à celles qui protègent les animaux aussi, et à celles qui protègent maintenant l’environnement.

      Cette évolution éthique, laïque, s’est basée entre autres sur sa capacité d’empathie, sur le respect de la vie, sur le respect de la différence, et sur ce mystère que nous percevons dans l’inconnu et qui ne doit pas être nié parce qu’inconnu. (Pour être plus claire, ce n’est pas parce qu’une fenêtre est fermée que l’extérieur n’existe pas). Autrement dit, pour retourner au contexte, est-ce que parce qu’au nom d’une utilité je nie le droit à la vie à certaines espèces, ce droit même doit être nié, et que cette négation doit être enseignée ?

      • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
        Oui bien entendu, tout ce que je veux souligner c’est que ce ne sont pas des animaux sacrifiés juste pour le plaisir des profs de SVT. Ces animaux ont avant servi à des expérimentations pour faire avancer la science.

        • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
          Je m’interroge sur votre remarque :
          Ces animaux ont avant servi à des expérimentations pour faire avancer la science.
          j’espère bien qu’ils ne sont pas porteur de virus ou autres risques de contaminer nos enfants qui en SVT n’ont aucune réelle protection….c’est à dire masque et gants.
          Il est notoirement connu que souris, rats et autres, véhiculent des virus et autres contaminants.
          Je me souvient des blagues qui consistaient à faire glisser dans l’échancrure d’un pull, une souris morte, histoire de rire d’une frayeur……

      • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
        A voir, un bon article sur la sentience animale, « Des chiens altruistes et des pieuvres en colère »

        • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
          J’entends bien cet argument de recyclage, j’ajouterai même qu’on pourrait considérer que c’est bio dans le sens où les déchets sont organiques.

          Cependant, je m’interroge. A quelles expérimentations auraient elles été soumises avant pour pouvoir se retrouver sous le nez des enfants/étudiants à entrailles ouvertes ? Avez-vous des sources ? Et est-ce plus éthique qu’ils aient servi avant ?

          Je n’ai jamais avancé que cela pouvait faire plaisir à des professeurs de SVT. Mais certains ne le font pas.

          Puisque vous avancez sur le terrain de la science, un professeur de SVT m’a aussi objecté que l’on ne pouvait pas défendre les souris sans être misanthrope, en remettant en question la médecine elle-même. Implicitement, touchez pas à la dissection, sinon on crève tous.

          Mais c’est bien cette science qui considère les souris comme des petites personnes, ou les humains comme des rats de 70 Kg, qui met sur le marché des médicaments comme par exemple le Médiator, testé sur les animaux, bilan, 500 morts. Je reprends cette phrase de Antidote Europe : Comment se fait-il que des tests sur des animaux soient obligatoires alors que des tests bien plus fiables et modernes, sur cellules humaines, par exemple, ne soient que facultatifs

          Voir aussi, Les modèles animaux ont-ils une valeur prédictive pour l’homme ?

          • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
            Bien entendu les animaux qui sont donnés aux collèges lycées sont inoffensifs, ni virus, bactéries, chimiques dangereux, etc…

            Concernant les essais sur les cellules humaines ils sont TOUJOURS effectués avant les tests sur des animaux, mais hélas il peu probable qu’on puisse dans un avenir proche se passer des tests sur les animaux. En effet les systèmes cellulaires sont très simples et un effet effet sur une cellule ne préfigure en rien d’un effet sur un organisme.

            Concernant le médiator c’est une autre histoire, plus liée à la finance qu’à la recherche, et il y a fort a parier que des histoires similaires voient régulièrement le jour!

          • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
            http://www.sordalab.com/catalogue/produit.php?numprod=642&request_temp=souris

            Coût d’une souris, vivante ou congelée, sexe au choix 1.65 € pour application dissection, appareil génital mâle ou femelle, appareil respiratoire… etc. Livrées dans des barquettes plastiques qui passent au micro-ondes.Prévenir 1 semaine à l’avance.

            Société spécialisée depuis 20 ans dans la fourniture de produits de qualité adaptés aux besoins des enseignants de SVT.

          • Précisions – Plaidoyer pour l’abolition de la dissection
            Oui très étonnant! C’est choquant de vendre ces animaux à seul but de dissection! Pourtant sur un autre site spécialisé en matériel à dissection il ne vendent même pas de souris!

  2. Plaidoyer pour l’abolition des dissections
    je suis contre les dissections, où que ce soit, surtout dans les écoles….
    dans quel but ? apprendre la cruauté et l’horreur à nos adolescent ?
    il faut pousser le signal d’alarme, car depuis quelque temps, les « activités » organisés dans les établissements ont tendance à aller dans le n’importe quoi, tandis que le niveau de l’orthographe diminue (bonjour le language sms….) et la lecture plus du tout mise en avant (lire une page devient pour eux un supplice!) bref le niveau baisse…
    étant de philosophie bouddhiste, je ne comprends pas le sacrifice de….plusieurs (ne disons pas les chiffres sinon je vais passer une sale soirée) animaux ….dans un pseudo but de découverte 🙁
    je ne comprends pas le but de cette manoeuvre …si un enseignant peut m’en dire plus ? merci

  3. Plaidoyer pour l’abolition des dissections
    pertinent la suite de l’article concernant le harcèlement à l’école !
    où le système scolaire veut il mener les ados ? à accepter la loi du plus fort ? que dans la vie, ce sera chacun pour soi ?
    curieux…ah tiens, oublié la fraternité et l’égalité…
    🙁

      • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
        bonne idée sophie, mais euh pour moi lire  » un enfant qui a été forcé à une dissection » me met mal à l’aise…
        enfant ou ados (même adulte) on ne devrait pas forcer les personnes…c’est ce qui me gêne le plus…
        merci pour le lien 🙂

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            ah…à l’IUT, ils sont borné à ce point là !?…( ce n’est pas une petite école tout de même, il y a de la matière grise)
            Ils aiment les étudiants bien obéissant d’après l’article, ces professeurs ne m’aurait pas apprécié….
            il ne fait pas bon d’être un animal dans un établissement 🙁

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            « Les êtres humains sont nés avec des potentiels de sensibilité et de compassion. Ce sont les fondations de notre moralité et de notre civilisation. Ils peuvent cependant bien trop facilement être éradiqués par les parents ou les professeurs, et la méthode la plus rapide et la plus sure pour y arriver est, je pense, l’enseignement de la dissection, et pire, de la vivisection. »

            Dr Richard D. Ryder

            Source : http://www.stopvivisection.info/spip.php?article98

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            merci du lien, instructif sur la nature humaine, du coup, c’est décidé je ne vais plus aller à l’école !
            😉 nan je blague, allez-y.
            mais il est vrai que la période de l’adolescence est un moment important pour la personne pour lui permettre de s’affirmer et de se construire ou pas…et qui a des conséquences pour le futur..

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            « La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent ».



            Milan Kundera,
            Extrait de l’insoutenable légèreté de l’être.

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            Du côté international :

            -Abolition

            La dissection a été abolie dans les écoles en Argentine (1987), en Slovaquie (1994), en Israël (1999) et en Inde (décembre 2011 ). Une année académique en Inde sans dissection sauvera 19 millions d’animaux.

            -Objection de conscience

            En 1993, l’Italie a voté une loi autorisant aux étudiants l’objection de conscience en matière d’expérimentation animale. En 2005, les trois quarts des universités italiennes avaient aboli l’expérimentation animale à des fins éducatives.

            En France, cette demande a été rejetée le 20/04/10

            Sources :
            http://www.humanesociety.org/issues/dissection/qa/questions_answers.html
            http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/ML03Df03.html
            http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-74875QE.htm

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            Les italiens sont plus avancés que nous …l’objection de conscience n’as pas pour but d’embêter le monde, mais plutôt de faire une prise de conscience, de faire réfléchir au lieu de suivre le mouvement sans réagir.
            Il y a deux aspects difficile dans l’objection de conscience :
            oser dire non, et tenter de faire réagir les autres personnes qui vous regardent sans comprendre de quoi de vous parlez… (c’est du vécu…)
            mais il est important de constater que la cause animale progresse dans les esprits.

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            12,1 millions de raisons.

            Après m’être interrogée sur les dissections animales qui ont lieu dans les établissements scolaires, j’en suis venue à m’interroger sur les raisons qui poussent certains à trouver cela anodin, normal, à tel point qu’à défaut même parfois d’une puissante objection, cela rentre plus dans la limite de la sensiblerie irresponsable, intellectuellement limitée, ou du tabou religieux dangereux, que dans le cadre d’un questionnement éthique, lucide, fondé, spacieux et ô combien contemporain.

            Le court existant par rapport au long, l’on peut effectivement en entrant dans une réalité éteinte à la conscience et à toute objection, fondée sur une échelle de valeur graduée jusqu’au pire, et en regardant au travers le prisme d’une bonne intention, trouver que les dissections sont anodines en matière d’utilisation Animale ; L’expérimentation animale est l’une des faces les plus cachées et les plus sombres de notre humanité. Parcourir les lettres sombres et les images insoutenables qui témoignent de sa réalité est une longue suite de douleurs compassionnelles, de nausées, de nuits sans sommeil et de jours au ciel blessant. Je suppose que notre déni auto-protecteur qui nous maintient dans l’ignorance et la passivité est l’une des raisons de l’ampleur, de la puissance et de la pérennité d’un tel paradigme.

            L’on s’est tous interrogés sur les raisons qui ont permis les barbaries prédatrices déchaînées sur les plus faibles. Il suffit d’étudier un peu l’expérimentation animale pour contempler ce qu’un phénomène rendu normal par sa facilité, son ampleur, sa répétition et ses bonnes justifications peut engendrer.

            Quelques chiffres, source One Voice(1) : (Extraits du Rapport statistique 2005 de la Commission européenne et du Rapport statistique 2004 du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche français)

            -12,1 millions d’animaux utilisés à des fins expérimentales dans les 27 pays de l’UE

            -3 pays réalisent 50 % des tests sur Animaux : en ordre décroissant, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec 33% des animaux utilisés par la recherche scientifique. Sans résultat direct sur le plan médical.

            – 3 milliards d’euros dépensés en Europe pour l’expérimentation animale, 12 millions d’euros consacrés au développement de méthodes substitutives(2)

            Quelques citations :

            – Dr W. Hartinger, chirurgien, premier président de la Ligue Internationale de Médecins pour l’abolition de la Vivisection, 1992 (3)

            « La vivisection est barbare, inutile, un obstacle au progrès de la médecine. Il n’y a que deux catégories de médecins qui sont pour la vivisection: ceux qui ne sont pas suffisamment informés, et ceux qui y gagnent de l’argent ».

            -Coalition Anti Vivisection(4):

            Les effets secondaires des médicaments sont la quatrième cause de mortalité (plus de 18 000 morts par an en France et plus de 1,3 millions d’hospitalisations selon les statistiques officielles) après les maladies du cœur, le cancer et les accidents vasculaires cérébraux.

            -Et enfin le Docteur André Ménache(5), Directeur d’Antidote Europe, qui, depuis 30 ans remet en cause la validité scientifique des expérimentations Animales :

            « l’expérimentation Animale est l’une des erreurs les plus grotesques de l’histoire de la médecine. (6)

            Alors… Un jour peut-être les hommes du futur, fiers de leurs audaces compassionnelles, feront fondre les cages, les pinces, ciseaux, scalpels, aiguilles, et érigeront avec, dans la lumière, des statues de Rats, de Souris, de Chats, de Chiens, de Chimpanzés, de Lapins… pour ne pas oublier, pour réparer l’honneur de notre humanité.

            En attendant, s’il vous plaît, poussez la compassion en regardant même votre produit à vaisselle (7)

            Prenez soin de vous.

            Sources :

            (1) http://www.one-voice.fr/sante-sans-torture/abolition-de-lexperimentation-animale/#comment-6072

            (2) http://www.one-voice.fr/sante-sans-torture/developpement-des-methodes-substitutives/

            (3) http://cav.asso.fr/fr/abolition/science.html

            (4) http://contrevivisection.org/experimentation-animale-que-repondre.html

            (5) http://antidote-europe.org/persons/andre-menache

            (6) http://www.youtube.com/watch?v=4_Pn0l6ddMw

            (7) http://www.youtube.com/watch?v=uwn3rEMeDbQ

          • Plaidoyer pour l’abolition des dissections
            « La relation existant entre l’humanité et la nature doit être faite de respect et d’amour, non de domination. »
            René Dubos, Courtisons la terre.

  4. Que penser des sciences fondamentales ?
    Bonjour,
    je me questionne présentement à ce sujet en lien avec un choix de carrière et je me demandais ce qu’il faut penser de la recherche fondamentale comme celle sur la regénération animale. Je sais que pour celle-ci de nombreuses grenouilles, salamandres et autres sont sacrifiées chaque jour. C’est un domaine du savoir qui me fascine mais je m’interroge sans cesse à savoir si une telle recherche mérite qu’on « expérimente » sur ces créatures (je n’ai pas aimé les dissections scolaires non plus). Je suis très curieux de connaître les points de vue qui prévalent car je dois sortir de cette impasse !
    Merci.

    • Que penser des sciences fondamentales ?
      Bonjour, ci-dessous quelques liens vers des scientifiques critiques envers l’expérimentation animale :

      http://antidote-europe.org/,
      http://www.animalearn.org/about.php,

      http://mrmcmed.org/critical_look_f.pdf,

      http://www.oxfordanimalethics.com/about-the-centre/welcome/

      Extrait du témoignage d’une scientifique : »Je voudrais insister sur deux points : information et courage. L’information sur le remplacement des expériences sur des animaux, au niveau universitaire en biologie, médecine, chimie et toutes les disciplines scientifiques et médicales, est absolument cruciale. Actuellement, le système utilise des animaux dans la recherche et l’enseignement mais il devrait fournir un Cours sur les alternatives pour former les futurs chercheurs scientifiques à utiliser, développer et améliorer ces méthodes alternatives de recherche qui remplacent les expériences sur des animaux dans les universités, les instituts privés, les centres de recherche pour l’industrie, etc. Deuxièmement, courage. Courage de changer et d’inciter les autres à changer, à dire non au statu quo, à respecter les autres êtres sensibles même s’ils sont différents de notre espèce, à respecter et à protéger le droit fondamental à l’existence des animaux et finalement à s’opposer à la fois du point de vue scientifique et éthique à l’utilisation d’animaux au nom de “la science”, “la recherche” ou “le progrès médical”. Si nous sommes honnêtes envers nous-mêmes, nous devrions savoir que n’importe quelle expérimentation qui est inacceptable pour un être humain devrait l‘être aussi sur un animal.« Source : http://antidote-europe.org/interviews/another-courageous-scientist/

      Chaleureusement, Sophie

Comments are closed.