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« Tout est pour le mieux » (conte tamoul)

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Un jour que Vikkram et son ministre étaient allés à la chasse, le roi se blessa au doigt en coupant une branche qui barrait le chemin. Voyant cela, Anirouttar ne put s’empêcher de dire: ‘tout est pour le mieux, ô mon roi ». Fou de colère, le roi l’emmena prés d’un puits en ruine et à sec.

– « Je m’en vais te jeter dans ce puits, hurla-t-il, qu’en penses-tu?
– Tout est pour le mieux » répondit le ministre, imperturbable.
Le roi le jeta alors dans le puits et repartit chasser.

Soudain, alors qu’il poursuivait une bête, il se retrouva cerné par un groupe de sauvages, adorateurs de la déesse Kâli à laquelle ils avaient coutume d’offrir en sacrifice des humains exempts de toute impureté. Le beau Vikkram fut donc saisi, garrotté et traîné jusqu’au temple de Kâli pour y être sacrifié. Le prêtre du temple lui fit prendre un bain, car toute offrande faite à la déesse, fût-elle un homme, devait être pure. Pendant le bain, le prêtre aperçut la blessure au doigt de Vikkram. Il déclara alors que Vikkram, ayant une blessure, était souillé et ne pouvait être sacrifié.

Ravi d’être encore vivant, le roi se souvint des paroles de son ministre et, ayant été remis en liberté par les adorateurs de Kâli, rebroussa chemin pour aider l’infortuné à sortir du puits où il l’avait jeté. Lorsque Anirouttar fut tiré d’affaire, il lui conta son aventure. Il approuva son « tout est pour le mieux », car, sans son doigt blessé, il serait déjà au paradis.

Il eu toutefois un doute.

« Anirouttar, dit-il alors à son ministre, ton « tout est pour le mieux » s’est révélé juste pour moi. Mais comment le justifies-tu pour toi? »

Anirouttar s’empressa de lui répondre: « seigneur, si vous ne m’aviez pas poussé dans le puits, j’aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse Kâli. Voilà pourquoi, pour moi aussi, tout est pour le mieux ».

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