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La Représentation du paysage au cinéma, de Damien Ziegler

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Fiche du livre :



Titre : La représentation du paysage au cinéma

Editeur : bazaar&Co

Auteur : Damien Ziegler

Préface : Patrick Brion

Numéro ISBN : 978-2-917339-11-4

Collection : cinébazaar n°3

Nombre de pages : 294

Illustration : N&B, 16 p coul.

Format : 16 x 24 cm

Couverture : Broché, pelliculé mat

A propos du livre :

Le paysage est un thème sans cesse remis sur le métier depuis son apparition en Chine et sa découverte plus tardive en occident durant la Renaissance italienne.

C’est sur ce terreau d’une tradition picturale aussi ancienne que diversifiée culturellement que s’est greffé l’apport du cinéma.

Le paysage au cinéma ne se contente pas de répéter des schémas maintes fois explorés mais écrit une nouvelle page d’histoire d’un genre privilégié au XXe siècle durant lequel les explorateurs et chasseurs d’exploits découvrent les parties les plus inaccessibles de notre planète, des sommets de l’Himalaya aux abysses des fonds marins.

La présente étude ne se veut pas une simple transposition d’une histoire de la peinture de paysage au cinéma. Elle se réclame de l’esprit du traité et expose l’étendue des possibilités d’un art encore jeune dans le cadre de la représentation d’un sujet difficile.

Les maîtres, anciens et modernes, de Vincente Minnelli à Terrence Malick, d’Alfred Hitchcock à Andrei Zviangintsev, de Stanley Kubrick à Kim Ki-Duk, de John Ford à Clint Eastwood, sont convoqués afin de définir le paysage cinématographique.

Mais la représentation du paysage à l’écran ne peut être entreprise qu’en étroite collaboration avec une certaine philosophie des différents éléments le constituant. L’approche adoptée ici se fonde sur les concepts d’interdépendance et de vacuité qui servent dans le bouddhisme à décrire la réalité du monde.

La Représentation du paysage au cinéma est l’élargissement d’un propos largement esquissé dans le premier ouvrage de son auteur, consacré à une œuvre décrivant la symbiose entre l’homme et la nature, La Nuit du chasseur, une esthétique cinématographique.

Extraits du livre :

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« Le cinéaste ne se contente pas du recours au plan d’ensemble afin de poser son paysage. Il prendra soin de souligner les liens souterrains existant entre les différents plans de l’image au sein de cet espace élargi. »

« Voir un univers dans un grain de sable,

Et un paradis dans une fleur sauvage,

Tenir l’infini dans la paume de la main,

Et l’éternité dans une heure. »

« Cette citation de William Blake par Trinh Xuan Thuan insiste sur la communauté de perception qui se laisse dégager au-delà des époques, des pays et des mentalités. La connaissance d’un phénomène emporte la connaissance du phénomène voisin car ce qui est a été produit.

Toute production étant une cause, elle interagit par la même occasion avec toutes les autres productions existantes.

Le jeu sur le paysage et la profondeur de champ au cinéma permet de questionner la signification profonde de l’interdépendance et de ses implications sur le rapport entre le tout et les parties.

Citant Augustin Berque dans son essai Charisma, l’arbre de la non-substance, à propos du film de Kiyoshi Kurosawa, Ludovic Cortade rappelle un trait caractéristique de l’esthétique japonaise, le shakkei : « Il s’agit de mettre en valeur un troisième plan éloigné (généralement une montagne) dans un rapport direct avec le premier plan, lequel cache l’espace intermédiaire (le second plan).

La montagne cristallisant dans la tradition japonaise le sentiment de communauté, ce type de composition est destiné à rappeler la subordination de la partie (le sujet au premier plan) au tout (la montagne à l’arrière-plan)… »

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