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Les Jeunes et l’Avortement

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Afin de répondre partiellement à certaines des interrogations que soulève le contexte actuel à propos de l’avortement et de son traitement par les principales religions du monde, nous avons procédé à deux interviews.


Pierre-Luc Madillo, 21 ans est étudiant en troisième année de communication à la Sorbonne (Paris). Il est agnostique et souhaite travailler dans la publicité.

Patricia Martin, étudiante espagnole de 21 ans étudie la Traduction et l’Interprétation à Madrid (Espagne), elle est chrétienne en théorie mais n’est pas pratiquante.


1- Lors de sa venue au Brésil début mai, le pape Benoit XVI a réaffirmé son opposition à l’avortement. Quelle est votre position sur le sujet ? Pensez vous que l’avortement devrait être libéralisé dans tous les pays du monde ? et pourquoi ?


Pierre-Luc: C’est le rôle du pape et des religions de faire réfléchir aux risques de l’avortement, au fait de détruire un organisme vivant encore au stade de développement, mais je pense tout de même que l’avortement devrait être libéralisé dans tout les pays du monde car chaque femme doit avoir le droit de choisir ce qui est le mieux pour elle librement, en fonction de son histoire personnelle.


Patricia : Je pense que si les conditions d’une mère ne sont pas suffisantes pour élever un enfant ou si on peut voir, avant qu’il soit né, que l’enfant a une maladie, l’avortement devrait se réaliser.



2-Selon vous, quel est l’intérêt de l’Eglise catholique à s’opposer à l’avortement ? Selon vous, quel est son point de vue ?


Pierre-Luc : L’Eglise Catholique, comme la plupart des mouvements religieux est assez conservatrice. Elle choisit donc de se positionner contre un état d’esprit qui est celui de prendre ou de donner la vie. Le problème est quelques peu similaire à celui de l’euthanasie. Il y a donc un refus catégorique de laisser le droit aux femmes de faire le choix de l’avortement, à mon sens.


Patricia :Son intérêt est de mantenir la famille d’une façon traditionelle, parce qu’ils veulent des fidèles purs, avec les idées comme celles d’avant. Ils sont contre l’avortement.



3- Selon vous, le fœtus est-il un être vivant ? A quel stade le fœtus peut-il être considéré comme vivant ?


Pierre-Luc : Je pense que le foetus est un embryon d’être vivant. Je suppose également que l’homme doit le considérer comme un être vivant à partir du moment où il y a un certain anthropomorphisme et pour la femme, le stade doit être celui ou elle sent cet être bouger en elle.


Patricia :Je ne suis pas sure que le foetus soit un être vivant, mais je le considérerais comme ça une fois né.



4- Connaissez-vous une religion qui accepte ou qui tolère l’avortement ?


Pierre-Luc : Le protestantisme il me semble


Patricia : Non.



5- Possédez-vous dans votre entourage des femmes qui ont été confrontées à l’avortement ?


Pierre-Luc: non


Patricia : Oui, une amie à moi qui est tombée enceinte à 19 ans, mais elle a décidé d’avoir le bébé et elle est très heureuse de sa décision.



6- Quelle serait selon vous votre réaction si vous y étiez confronté ?


Pierre-Luc : Je soutiendrai cette personne dans son choix et face à la difficulté de passer à l’acte. Cependant si cela concernait ma copine et je voulais vraiment qu’elle le garde, j’en parlerai avec elle et j’essaierai de la convaincre de réfléchir et de changer d’avis.


Patricia: Maintenant que je suis adulte, j’aurais le bébé sans le penser, mais je veux pas avoir un bébé encore, si je peux choisir…


Ils sont ceux qui feront le monde de demain et leur conception de l’avortement est de plus en plus libéralisée. De plus en plus, l’avortement redevient un outil de dernier recours pour des situations désespérées. De plus en plus, les jeunes prennent conscience de l’enjeu d’un tel geste.

Néanmoins, beaucoup de ces jeunes évoluent encore au sein de contextes difficiles et peu à même de les sensibiliser aux risques du sexe sans protection.

La religion reste un recourt moral auquel beaucoup se rattachent, car pour garder foi en la vie, certains placent leur foi dans quelque chose de plus grand, de supérieur, en une force qui semble pouvoir guider leurs pas. Ils évitent ainsi peut-être des erreurs de jeunesse.

Le rôle de la religion dans la sexualité des êtres humains est trés ambigü. Elle empêche et permet à la fois, elle est conservatrice mais permet l’épanouissement.

La jeunesse se reconnaît de moins en moins en elle car pour lui permettre de vivre dans le monde aujourd’hui c’est ses bases fondamentales qu’il faudrait adapter. Un tel bouleversement n’est pas encore d’actualité.

Demain religion et avortement, même combat ?


Adeline Journet pour www.buddhachannel.tv

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