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25 avril – Journée africaine du Paludisme!

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A l’occasion de la journée africaine du paludisme (25 avril), l’IRD Institut de Recherche pour le Développement adresse un communiqué de presse destiné à sensibiliser la communauté internationale.


Voici son contenu:


L’IRD ET LA RECHERCHE SUR LE PALUDISME logo_IRD_petit.gif

Type : Communiqué de presse

Emetteur: IRD Institut de Recherche pour le Développement


A l’occasion de la journée africaine du paludisme du 25 avril 2007


Le paludisme, maladie parasitaire la plus répandue au monde, tue entre 1 et 3 millions de personnes par an. Elle est due à un parasite, Plasmodium falciparum, transmis à l’homme par des moustiques du genre Anophèle. Bien que le parasite et son vecteur soient identifiés depuis près de cent ans, cette maladie est responsable chaque année de plus de 300 millions de cas de maladie aiguë. Quatre-vingt-dix pour cent des décès dus au paludisme surviennent en Afrique, au sud du Sahara principalement chez les jeunes enfants. Le paludisme tue un enfant africain toutes les 30 secondes.

Moustique_paludisme.jpg


La recherche sur le paludisme est un thème majeur pour l’IRD. En France mais aussi au Sénégal, au Cameroun, au Burkina Faso, au Bénin, huit unités de recherche travaillent de façon coordonnée pour optimiser la lutte contre ce fléau.


Une meilleure connaissance du parasite et des vecteurs est essentielle. En 2004, des scientifiques de l’unité « caractérisation et contrôle des populations de vecteurs » ont ainsi identifié un nouveau vecteur du paludisme en Afrique, Anopheles ovengensis. Autre sujet de recherche : la femme enceinte et les tout jeunes enfants, particulièrement fragiles face au paludisme. Les chercheurs de l’IRD tentent d’en expliquer les raisons épidémiologiques, immunologiques ou génétiques. Ils ont ainsi identifié les mécanismes de susceptibilité au parasite des femmes enceintes. Début 2006, un nouveau traitement préventif intermittent pour les enfants donne de bons résultats et laisse espérer une réduction du pic de mortalité et de morbidité dues au paludisme.


La prévention et les soins sont aussi au coeur des recherches menées par l’IRD. L’Institut est à l’origine des techniques d’imprégnation et même aujourd’hui de bi-imprégnation des moustiquaires par des insecticides et/ou des répulsifs, qui se révèlent être un élément fondamental tant pour la prévention de l’infection que pour la réduction du poids du paludisme en santé publique. Ces techniques ont d’ailleurs donné lieu au dépôt de plusieurs brevets. Face à la résistance croissante du paludisme aux médicaments et aux coûts élevés des traitements, les chercheurs explorent différentes voies comme l’efficacité des traitements anti-malariques au Cameroun.


Les sciences humaines ou sociales s’intéressent aussi au paludisme pour répondre à une demande cruciale en santé publique : comment améliorer l’accessibilité aux soins et l’acceptabilité des mesures de contrôle du paludisme ? Des médecins anthropologues travaillent à retracer les parcours thérapeutiques de soins en fonction du ressenti de la gravité de la maladie, incluant l’offre proposée par les médecines traditionnelles. Des sociologues cherchent, quant à eux, à comprendre comment sont utilisées les moustiquaires au sein du foyer familial.


A l’instar de sa dimension interdisciplinaire, la recherche sur le paludisme est internationale. Principalement menée dans les pays d’endémie, donc dans les pays du Sud, la recherche intègre les instituts de recherche et de soins et bien sûr les chercheurs des pays concernés. La participation de nombreux scientifiques africains illustre la dynamique partenariale et le dialogue Sud-Sud qui sont au coeur des préoccupations et des missions de l’IRD.


Source: Yahoo!Actualités


A visiter!


www.luttercontrelepaludisme.fr


Hélène LE, pour www.buddhachannel.tv

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