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Sidi Larbi Charkaoui et le Temple Shaolin exposent leur oeuvre « Sutra » à l’Opéra de Sydney

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20.09.2010

Pékin – Après le succès de son oeuvre « Sutra » en Europe et aux Etats-Unis, l’artiste marocain Sidi Larabi Charkaoui a débarqué en compagnie de moines du célèbre temple Shaolin (Chine centrale), en Australie pour présenter ce spectacle dans le célèbre opéra de Sydney.

Sidi Larbi Charkaoui
Sidi Larbi Charkaoui
Produite par la troupe de danse britannique Sadler’s Wells en 2008, cette œuvre artistique, qui sera présentée jusqu’au 19 septembre, a constitué, selon les critiques, l’un des tournants importants dans l’art de la danse occidentale puisque c’est la première fois que des arts martiaux, en particulier le Kung-Fu, sont utilisés dans les chorégraphies.

« Sutra » marie différentes cultures. Elle est dirigée et présentée par Sidi Larabi Charkaoui et 17 combattants Shaolin, âgés de 9 à 22 ans.

Ces fresques artistiques sont réalisées, sur fonds de musique occidentale composée par le Polonais Simon Berzowska. Le tout se passe dans un décor composé fait de 21 boîtes en bois multiformes, œuvre du sculpteur britannique, Antony Gormley.

Intervenant lors d’une conférence de presse à la veille de la présentation de son œuvre à l’Opéra de Sydney, Larbi Charkaoui ne cache pas sa passion pour Bruce Lee et ses célèbres mouvements qu’il a toujours considérés comme des éléments de la danse.

« J’ai a passé des semaines en compagnie des moines bouddhistes dans leur temple à Donvan dans la province de Hunan (Chine centrale) au sein d’une société où la personnalité de l’individu s’efface au profit d’une série d’enseignements et de règlements stricts en matière de style de vie, de régime alimentaire et de comportement, » a-t-il dit, ajoutant: « les convaincre de réaliser ce travail n’était pas une mince affaire, d’autant plus qu’ils suivent un régime strict dans le temple. »

Né en 1976 à Anvers (Belgique) d’un père marocain et une mère flamande, Charkaoui a souligné que Sutra (un mot commun en bouddhisme qui signifie, entre autres, enseignements et formes) est une méthode non conventionnelle pour transférer les arts martiaux, tels que le Kung Fu, dans la musique et la danse.

La pièce marie la musique occidentale relaxante et les rythmes du piano, ainsi que des mouvements de combat des guerriers Shaolin, connus pour leur engouement pour les sports de combat.


Source : www.emarrakech.info

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