Accueil Actus Dans une vie antérieure, Gyana Vajra était Biarrot

Dans une vie antérieure, Gyana Vajra était Biarrot

9
0

06.01.2010

RENCONTRE. Gyana Vajra Rinpoche, fils de sa Sainteté Sakya Trizin considéré comme le second chef de file du bouddhisme, enseigne cette semaine au Colisée et à la Gare du Midi

Nechung.jpgPour les bouddhistes, travailler pour sa prochaine vie est plus important que travailler pour demain. En arrivant à Biarritz il y a quatre ans avec son père, sa Sainteté Sakya Trizin, Gyana Vajra Rinpoche qui croit à la réincarnation s’exclama : « J’ai l’impression de rentrer à la maison ».

À l’invitation de Sakya Thukje Ling (centre de la compassion), association locale qui fédère depuis huit ans les fidèles de la méditation, de l’étude et de la pratique du bouddhisme tibétain, Gyana Vajra est de retour à Biarritz.

Accueilli dans une maison particulière, le sage se préparait hier matin à débuter sa série de conférences et d’enseignements.

« Oui, je confirme ce que j’ai ressenti il y a 6 ans. J’ai vraiment l’impression d’avoir vécu dans une autre vie ici, au Pays basque », glisse le fils cadet du 41e Sakya Trizin, second personnage plus important du bouddhisme tibétain après le Dalaï-Lama et héritier d’une noble lignée (la dynastie Khön) qui remonte au XIe siècle.

Quatre écoles

Né en 1979 à Dehra-Dun au nord-est de l’Inde, Gyana Vajra a étudié depuis son enfance tout ce qu’un sage doit savoir (lecture, écriture, grammaire, philosophie, mémorisation des prières et de rituels, textes religieux). « Il y a quatre écoles du bouddhisme mais nous avons un socle d’enseignement commun », souligne le jeune homme dont la famille a créé après 1959 deux monastères qui accueillent des hommes et des femmes de 5 à 90 ans et plus, un hôpital et un centre d’accueil pour les laïques.

C’est la première fois que Gyana Vajra doit enseigner seul. « Mon frère Ratna Vajra et mon père que je considère avant tout comme des maîtres spirituels, m’ont demandé de me lancer. Je me sens prêt. »

Comme le Dalaï-Lama, Gyana Vajra encourage les gens qu’il rencontre à pratiquer leur religion, à avoir une vie spirituelle. « La patience, la compassion, la tolérance sont des valeurs clefs dans le monde actuel. Mais le salut ne tombe pas du ciel. Il vient de nous-mêmes, de nos bonnes actions », glisse le sage qui estime que les maux dont souffre le genre humain sont hélas universels : ignorance, colère, désir et attachement.

Pour Gyana Vajra, touché par le mal-être et le suicide qui fait des ravages dans notre société, « la vie ressemble à une bougie allumée dans le vent. Voilà pourquoi elle est si précieuse. »


Auteur : Olivier Bonnefon

o.bonnefon@sudouest.com

Source : www.sudouest.com

Previous articleHygiène alimentaire en Voyage
Next articleZem — Le monde