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Le Dalaï Lama reçoit une médaille pour la démocratie à Washington

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21.02.2010

icone_mains-2.jpgLe Dalaï Lama a reçu le 19 février 2010 à Washington la médaille de la Fondation nationale pour la démocratie [[La Fondation nationale pour la démocratie (traduction communément acceptée pour « National Endowment for Democracy »), abrégée NED, est une organisation à but non lucratif financée par le Congrès des États-Unis.
Voir l’article de la NED sur la remise de cette médaille au Dalaï Lama.]].
Le prix lui a été remis par Carl Gershman, président de la Fondation, dans la Librairie du Congrès, au lendemain de la rencontre entre le Dalaï Lama et le président Barack Obama à la Maison Blanche, qui a provoqué la colère de la Chine. [[Voir l’article B. Obama reçoit le Dalaï Lama et l’assure de son « soutien » à la culture tibétaine.]]

Commentant la signification de cet honneur pour le Dalaï Lama et le peuple tibétain, le président de la NED a ajouté :
« La lutte du peuple tibétain pour préserver sa culture est connue dans le monde entier. Ce qui est moins connu, cependant, est que le Dalaï Lama, avant même de quitter le Tibet, a cherché à mettre en place des réformes importantes dans le système de gouvernance de l’ État. C’est seulement en exil que le Dalaï Lama a pu mettre en pratique ces réformes.
Aujourd’hui, la communauté tibétaine en exil dispose d’une constitution démocratique [[Voir l’article Constitution Charte des Tibétains en exil.]], avec une Assemblée nationale élue [[Voir l’article Législatif Assemblée des députés du peuple Tibétain.]] et une Cour suprême [[Voir l’article Judiciaire Commission suprême de justice.]], avec le pouvoir donné à un Premier ministre pour les décisions courantes [[Voir l’article Exécutif Le Kashag et les départements majeurs sous son autorité.]]. Le Dalaï Lama lui-même a souvent indiqué qu’il n’est pas suffisant de s’opposer au totalitarisme chinois, mais qu’il est nécessaire d’offrir une alternative démocratique.
Parce que le peuple tibétain a transformé ses souffrances en une source de force morale, il est devenu une source d’inspiration pour tous ceux qui ont souffert d’injustices ».

Le Dalaï Lama a pour sa part exprimé son admiration pour la démocratie américaine, affirmant en revanche que le système chinois était voué à l’échec.

« Je pense que le parti communiste chinois a fait beaucoup de mauvaises choses. Mais en même temps, ils ont largement contribué à faire une Chine plus forte », a-t-il déclaré.

« Je dis parfois que le moment est venu pour le parti communiste de se retirer avec dignité », a dit, en anglais, le prix Nobel de la Paix 1989, ajoutant en riant que les dirigeants chinois seraient « furieux » de l’entendre parler ainsi.
Le chef suprême du bouddhisme tibétain s’est également qualifié de marxiste et s’est dit pour un modèle de société offrant de fortes protections sociales, ajoutant sur le ton de la plaisanterie : « J’ai parfois l’impression que mon cerveau est plus rouge que celui des dirigeants chinois ».

Source : AFP, NED, 19 février 2010


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