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Thich Nhat Hanh demande la liberté de culte au Vietnam

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25 jan 2010

icone_moines_VN.jpgHANOÏ, Vietnam — Une figure internationale du bouddhisme, Thich Nhat Hanh, a lancé un appel à la liberté de culte au Vietnam lundi, alors que des centaines de ses fidèles ont été forcés à quitter deux temples du centre du pays communiste.

Les adeptes du bonze, fondateur du village des pruniers dans le sud-ouest de la France, disent être entrés dans la clandestinité depuis décembre, quand ils ont dû évacuer la pagode de Phuoc Hue où ils avaient trouvé refuge après s’être déjà fait expulser du temple voisin de Bat Nha.

« Tout ce que nous voulons, c’est pratiquer — pourquoi ne le pouvons-nous pas ? », interroge par écrit le maître zen. « La liberté de pensée est la condition de base du progrès », plaide-t-il, dénonçant dans l’expulsion « une vilaine tâche dans l’Histoire du bouddhisme au Vietnam ».

Dans le passé, rois et hommes politiques vietnamiens suivaient une voie bouddhiste vertueuse, à l’inverse de responsables d’aujourd’hui, prisonniers notamment de la corruption, estime-t-il. Le bonze se demande si les cadres communistes craignent que, si ses fidèles bénéficient d’un large soutien de la population, cela ne se fasse à leurs dépens.

Thich Nhat Hanh, forcé à l’exil dans les années 60 par le régime du Sud-Vietnam pour ses prises de position contre la guerre, est longtemps resté persona non grata après la prise de pouvoir des communistes sur le pays réunifié en 1975.

Il s’était réfugié en France, où le village des Pruniers est devenu l’un des plus grands centres bouddhistes d’Europe. Il était pour la première fois revenu au Vietnam en 2005, mais reste basé en France.

Hanoï contrôle étroitement la pratique religieuse, mais affirme respecter la liberté de culte et qualifie l’affaire de Bat Nha d' »interne » à la communauté bouddhiste.

Les monastères de Bat Nha et Phuoc Hue sont situés dans les Hauts plateaux du centre, près du site d’une très controversée mine de bauxite impliquant le grand allié idéologique chinois.

Ces Hauts plateaux, connus pour de précédents violents affrontements entre les autorités et les minorités ethniques et religieuses, sont une région extrêmement sensible dont l’accès est largement restreint aux médias étrangers.


Source : AFP¨

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