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Le bastion de la pratique pour travailler sur soi - par Ajahn Mum

mercredi 2 septembre 2009

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Les Enseignements d’Ajahn Mun
Le bastion de la pratique pour travailler sur soi.

Extraits de « A Heart Released » - Un cœur libéré
Traduit par Jeanne Schut

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Ajahn Mum

Dans quels enseignements le Bouddha nous a-t-il donné un bastion pour pratiquer ? Quand on se pose cette question, on constate qu’il nous a donné ce bastion dans ce que l’on appelle « les grands bases de référence » ou « les fondements de l’attention », le Satipatthana Sutta.

Comparons cela aux affaires du monde : dans une bataille armée où l’on veut remporter la victoire, il est nécessaire de trouver un bastion, une place forte. Si on trouve un tel lieu, on peut repousser avec succès les armées adverses mais aussi accumuler une grande puissance pour lancer une attaque et causer la défaite des ennemis. Un tel lieu s’appelle « un bastion » parce qu’il est bien barricadé et qu’il comporte des remparts, des portails et des douves.

Il en va de même pour les affaires du Dhamma quand nous nous établissons dans « les fondements de l’attention » comme dans un bastion. Ceux qui se battent contre l’ennemi (les souillures de l’esprit) doivent commencer par être pleinement conscients de leur corps en tant que fondement de l’attention. En effet, quand des passions apparaissent, elles perturbent à la fois le corps et l’esprit. Du fait que la vue d’un corps risque de perturber l’esprit, on peut en conclure que le corps est une provocation, et c’est donc le corps que l’on doit examiner pour dépasser les obstacles (nivarana) et apaiser l’esprit.

Il s’agit là d’un élément que vous devez travailler et approfondir au maximum de vos possibilités. En d’autres termes, continuez à étudier le corps sans répit, sans relâche. Quand une image (uggaha nimitta) de n’importe quelle partie du corps vous apparaît en méditation, prenez cette partie du corps comme base de contemplation dans votre méditation. A partir de là, il n’est plus nécessaire d’aller observer les autres parties du corps. Il n’est pas du tout conseillé de se dire : « J’ai déjà vu cette partie et pas les autres, donc je vais aller étudier les autres. » Même si vous observez le corps jusqu’à l’avoir décomposé dans ses moindres parties et ses éléments (dhatu) terre, eau, feu et air (selon la technique de patibhaga), il faudra encore continuer à contempler le corps à partir de l’image qui vous est apparue au départ jusqu’à ce que vous l’ayez complètement maîtrisée. Pour la maîtriser, vous devez contempler cette partie encore et encore, sans vous lasser. C’est comme quand on apprend les textes à psalmodier. Si on mémorise un certain texte et que l’on n’y revient pas pour le réciter ou le réviser, on l’oublie et l’effort n’aura servi à rien du fait de l’autosatisfaction et l’insuffisance de pratique. Il en va de même dans le travail de contemplation du corps. Une fois qu’une image de n’importe quelle partie du corps vous apparaît, si vous ne l’étudiez pas en profondeur de manière répétée et que vous la laissez passer négligemment, cela n’aura servi strictement à rien.

L’investigation du corps est souvent évoquée dans les textes et notamment dans la cérémonie d’ordination telle que nous la pratiquons aujourd’hui. Avant toute chose, le précepteur doit recommander au nouveau moine les cinq objets de méditation que sont les cheveux, les poils, les ongles, les dents et la peau — autrement dit, le corps — du fait de leur importance. Dans un Commentaire du Dhammapada, il est dit qu’un précepteur sans sagesse qui n’enseigne pas l’investigation du corps peut détruire les chances d’Eveil de son élève. C’est pourquoi, de nos jours, le précepteur doit commencer par enseigner les cinq thèmes de méditation.

Dans un autre discours, le Bouddha a déclaré qu’il n’existe pas de Bouddha ou d’Arahant qui n’ait concentré profondément son attention en méditation sur au moins une partie du corps. Il a dit à un groupe de cinq cents moines qui discutaient de la couleur de la terre dans tel ou tel village, qu’ils parlaient là de la terre extérieure alors qu’ils devraient approfondir la terre intérieure. Autrement dit, ils auraient dû étudier ce corps intelligemment, le voir de fond en comble jusqu’à ce qu’il leur apparaisse dans la clarté de sa vérité. Quand le Bouddha cessa de parler, les cinq cents moines atteignirent l’Eveil suprême.

Nous pouvons en conclure que l’investigation du corps est certainement très importante. Toute personne qui trouvera la libération de toute forme de souffrance doit méditer sur le corps. Si nous voulons accumuler une grande force, nous devons l’accumuler en étudiant le corps. Le Bouddha lui-même, juste avant son Eveil, a commencé à méditer en observant sa respiration — et qu’est-ce que la respiration sinon le corps ?

Les « fondements de l’attention », en commençant par l’investigation du corps, sont donc notre bastion. Une fois ce bastion renforcé, c’est-à-dire une fois que nous avons pratiqué les fondements de l’attention jusqu’à les avoir parfaitement maîtrisés, nous devons étudier les choses telles qu’elles sont en termes de la nature inhérente de leurs éléments, en utilisant la vision pénétrante ou vipassana, comme nous le verrons plus loin.

- Source www.dhammadelaforet.org




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