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Dhammadana — La Patimokkha

vendredi 9 janvier 2009, par Buddhachannel Fr.

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L’origine du patimokkha


Durant les vingt premières années qui ont suivi le jour où Bouddha est parvenu à la libération, il n’eut que d’authentiques renonçants ayant une conduite pure. Aucune faute importante ne fut commise. Il n’était donc pas nécessaire d’établir des restrictions sur ces fautes. Si un médecin opère prématurément, avant même qu’une infection apparaisse, le patient sera plutôt mécontent. Tandis que s’il opèrait une plaie infecte parvenue à maturité, le patient n’aura que des remerciements lui faire. De la même manière, c’est seulement lorsque des fautes commencèrent à faire leur apparition, au fur et mesure qu’elles furent commises, que Bouddha établit les interdictions et les restrictions en fonction de celles-ci.


Depuis ce temps-là, en désignant ce qui est bénéfique et ce qui ne l’est pas, Bouddha a commencé à réprimander les fautes : " Ne faites pas ceci, ne commettez pas cela, si vous vous laissez commettre telle faute, cela entraînera telle conséquence ". C’est ainsi qu’il a peu à peu établi les règles de conduite du vinaya.

Statue Bouddha


Même si elles sont exclusivement destinées aux bhikkhu, plus de règles du patimokkha ont été établies par rapport aux laïcs que directement pour les bhikkhu. Le rôle de ces règles est, bien sûr, d’offrir aux bhikkhu un cadre qui soit le plus propice possible à la pratique du renoncement et à l’entraînement de la concentration, mais aussi de leur faire adopter une tenue irréprochable en toute situation. La discipline est le pilier de toute pratique, de toute action dans le dhamma. Dans les commentaires reconnus, il est écrit :

" L’ensemble des règles de conduite du vinaya est la condition de vie de l’enseignement de Bouddha ". Si on tient compte de toutes les combinaisons (en fonction de toutes les situations possibles) des règles que Bouddha a établies, on peut en dénombrer 10 009 180 et 5 036 000 (soit 15 045 180). En résumant ces très nombreuses règles en un condensé des points essentiels qu’il est important de respecter, on obtient 227 règles qui sont une "table des matières" du vinaya. L’ensemble de ces 227 règles constitue ce qu’on appelle en pali le patimokkha.


Le terme patimokkha se découpe comme suit : "pati + mokkha". "pati" = celui qui prend soin ; "mokkha" = libération.


Ce terme signifie que le bhikkhu qui prend soin de sa conduite en observant respectueusement ces 227 règles est libre des dangers. De gros problèmes ne peuvent pas l’affecter, et pour ce qui est de sa prochaine existence, il ne peut pas renaître dans le monde des enfers.


Les deux sortes de patimokkha


Il existe deux sortes de patimokkha, l’ovadapatimokkha et l’aapatimokkha. L’ovadapatimokkha est l’énoncé des règles de conduite présentées par Bouddha lui-même. L’aapatimokkha est l’énoncé des 227 règles de conduite présentées par un bhikkhu compétent.


L’ovadapatimokkha

A chaque pleine lune et nouvelle lune, une fois que tous les bhikkhu étaient réunis dans la sima, Bouddha présentait l’ovadapatimokkha. Il énonçait lui-même à cette assemblée de renonçants purs, l’ovadapatimokkha qui commence par ces trois strophes exposées ci-dessous :

" khanti paramau tapo titikkha, nibbanau paramau vadanti buddha. na hi pabbajito parupaghati, nasamao hoti parau vihehayanto. "

" sabbapapassa akaraau, kusalassupasampada, sacittapariyodapanau, etau buddhana sasanau. "

" anupavado anupayato, patikokkhe ca sauvaro. mattann-uta ca battasmiu, pantanca sayanasanau. adhicitte ca ayogo, etau buddhana sasanau. "

" Demeurer parfaitement patient à tout moment et en toute circonstance est la plus noble des pratiques qui mènent à nibbana. Ainsi a enseigné chaque Bouddha. Il est impossible qu’un renonçant puisse maltraiter autrui. Celui qui maltraite autrui ne peut pas être un renonçant. "
" Tout ce qui peut être néfaste, il ne faut pas l’accomplir ; ce qui est bienfaisant, il faut le maintenir ; il faut entretenir un esprit pur. Ainsi chaque Bouddha a enseigné ces trois vérités. "

" Il ne faut pas accuser autrui ; il ne faut pas développer d’inimité ; il faut entretenir soigneusement sa pratique des règles du patimokkha ; il faut connaître ses limites en ce qui concerne la nourriture ; il faut préférer les endroits calmes et à l’écart pour le logement ; il faut s’efforcer de développer une bonne concentration pour garder un esprit serein. Tout cela, chaque Bouddha l’a enseigné. "

Un jour, parmi tous les bhikkhu qui se sont réunis dans la sima pour écouter l’ovadapatimokkha, un n’était pas pur. Son sila était endommagé par une faute non purifiée. Le temps était venu pour le Parfait de présenter l’ovadapatimokkha, et après que le Vénérable Ananda est venu lui rappeler trois fois, Bouddha a répondu : " Ananda, l’assemblée n’est pas pure ". Le Vénérable Moggallana, à l’aide de ses pouvoirs abhinna-, en sondant l’esprit des bhikkhu présents dans la sima, a rapidement décelé le bhikkhu au sila impur. Cela fait, il l’a saisi par le bras et expulsé à l’extérieur de la sima.

Depuis ce jour, Bouddha n’a plus exposé lui-même le patimokkha, il a remis ce devoir entre les mains des bhikkhu.


L’anapatimokkha


Au fil de sa vie, au fur et à mesure que des fautes étaient commises par des bhikkhu, en indiquant les restrictions qui s’imposent, Bouddha les intégra dans le patimokkha. Il a ainsi petit à petit établi les règles de conduite de part son irrévocable autorité, sans demander ni l’accord ni la volonté des bhikkhu, des bhikkhuni ou des samaera. En expliquant chaque raison, il a désigné ce qui ne convient pas de faire, ce qu’il faut éviter, ce qu’il faut faire sans faute, etc. Etant doté de l’omniscience, Bouddha ne peut par définition pas faire la moindre erreur. Son enseignement est donc sans faille. Ainsi, les bhikkhu, les bhikkhuni et les samaera se chargent du sasana en mettant en pratique les instructions enseignées par Bouddha lui-même, Ils se chargent du sasana et le sasana se charge d’eux. Ainsi, ils ne peuvent que développer de grands bénéfices. Ils suivent donc le patimokkha que Bouddha a imposé du haut de son autorité.


Pour cette raison, les 227 règles de conduite présentées par un bhikkhu est appelé "aapatimokkha", signifiant : "le patimokkha qui fait autorité", en pali. A chaque pleine lune et nouvelle lune, dans chaque monastère, en se réunissant dans la sima, les bhikkhu "font le patimokkha". Etant donné que le jour de l’énoncé du patimokkha est un jour d’uposatha, on parle aussi de "faisons l’uposatha".


Remarques : la numérotation des règles du patimokkha ne correspond pas du tout à l’ordre chronologique dans lequel elles ont été établies. D’ailleurs, on peut constater qu’elles sont classées par catégories, selon la gravité, et aussi par groupes, selon les éléments concernés (la nourriture, l’obtention de robes, etc.) Les chiffres employés pour les mesures peuvent paraître exagérés, car ils sont simplement calculés d’après des estimations très imprécises faites partir des commentaires (ahakatha). Aussi, il semblerait que du temps de Bouddha, les hommes étaient nettement plus grands que de nos jours. Les "coudes" et les "empans" sont des unités de mesures souvent employés dans les points du vinaya. On considère généralement qu’un coude équivaut à 18 pouces ou une cinquantaine de centimètres, et qu’un empan équivaut à 9 pouces ou une vingtaine de centimètres.

- Nous remercions dhammadana pour ces enseignements.
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