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Le monastère d’Amarbayasgalant - unité stylistique à la chinoise

jeudi 29 décembre 2011, par Buddhachannel Fr.

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Entre le XVIe et le XXesiècle, les Mongols, convertis au bouddhisme tibétain, ont fondé quelque deux mille temples et monastères qui ont transformé le paysage et créé une nouvelle géographie sacrée souvent superposée à la géographie de l’époque prébouddhique. Toutefois, les Mongols n’ont pas adopté en bloc la vision tibétaine du monde en faisant table rase de leurs représentations anciennes. D’autre part, les influences de la cosmologie chinoise, déjà présente dans les steppes avant notre ère et qui imprègne la vie matérielle et spirituelle des Mongols depuis le XIIIe siècle, se font d’autant plus ressentir dans l’architecture que les charpentiers travaillant en Mongolie sont souvent des Chinois. — Isabelle Charleux, Orientation des monastères mongols

Trois grands monastères en Mongolie

Le monastère d’Amarbayasgalant

Le monastère d’Amarbayasgalant ou « le lieu pour la médiation de bouddha », est un des trois plus grands centres bouddhistes de l’école tibétaine Gelugpa en Mongolie (deux autres : Gandantegchinlin, Erdene Zuu). Il est localisé au centre-nord du pays, près de la rivière Selenga dans la vallée d’Iven, au pied du mont Buren-Khaan.

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Amarbayasgalant
Web image

Construit entre 1727 et 1736, le monastère est dédié au premier Bogdo Gegenun, Zanabazargrand, maitre bouddhiste et sculpteur mongolien. Contrairement au monastère d’Erdene Zuu, qui se compose d’un ensemble de halls de temple de styles différents, Amarbayasgalant montre une grande unité stylistique. Avec des influences Mongole et tibétaine, le style général s’avère chinois. C’est le style Manchu, par ses inscriptions, sa conception symétrique et ses dessins aux couleurs impériales. Les bâtiments principaux se suivent l’un l’autre le long d’un axe nord-sud, et les bâtiments secondaires sont sur des axes latéraux parallèles. Dans le hall principal se trouve la statue de lama Rinpoche Gurdava en grandeur nature, qui rassembla les fonds pour la restauration des temples du monastère.

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Amarbayasgalant, hall principal
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Amarbayasgalant est un des monastères à avoir échappé partiellement à la destruction de 1937 : seuls les bâtiments de la section centrale sont encore visibles.

Les contenus : les tankas, les statues et les manuscrits ont été pillés pendant la révolution communiste ou cachésen attendant des temps plus cléments. Le travail de restauration à grande échelle a commencé en 1988 à l’aide de l’Unesco et de nouvelles divinités ont été commandées à New Delhi en Inde. De nos jours, environ 60 moines habitent dans le monastère, disciples de l’école de Vinaya, petite communauté qui subsiste des 2000 moines recensés en 1936.

En 2002, le monastère a relancé un des rites traditionnels bouddhistes, la cérémonie de la danse Tsam, 65 ans après son interruption. Cette danse de masque, hautement développée au milieu du 19ème siècle dans les monastères bouddhistes de Mongolie, est reliée au rite Tantrique Secret.

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la danse Tsam
Photo par Zev Rozen

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