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Enseignement du Vénérable Sobhana

lundi 2 mai 2016, par Buddhachannel Fr.

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La méthode Mahasi du développement de vipassana


Le sujet de l’enseignement d’aujourd’hui est la méthode du développement de vipassana, par le Mahathera Aggamahapaoita Mahasi Sayadaw (Vénérable Sobhana).

Après une étude approfondie des textes palis du tipiaka (les écritures de l’enseignement de Bouddha), le Vénérable Mahasi Sayadaw en a extrait les éléments nécessaires pour l’élaboration d’une méthode simple et facile de développement de la vipassana.

Pour permettre une compréhension facile à toute personne ordinaire, le Vénérable Sayadaw a exposé un ensemble de questions et réponses à propos de vipassana.


La première question est la suivante :

" Qu’est ce qui doit être observé pour développer vipassana ? "

Le mot vipassana est devenu très à la mode. vipassana signifie le fait d’être capable d’observer les phénomènes qui apparaissent et qui disparaissent. Il existe dix connaissances de vipassana (vipassana na-a) : 1. sammasana -naa ; 2. udayabbaya na-a ; 3. bhayga n-aa ; 4. bhaya na-a ; 5. adinava na-a ; 6. nibbida na-a ; 7. muncitu kamyata na-a ; 8. paisaykha na-a ; 9. saykharupekkha na-a ; 10. anuloma na-a.


vénérable SobhanaLa question qui se pose est de savoir où se classent nama rupa pariccheda na-a et paccaya pariggaha na-a, les deux connaissances que les yogi exprimentent au début de leur entraînement. D’un certain point de vue, on pourrait les classer avec les dix autres vipassana na-a. C’est comme pour le mot vipassana, on explique parfois que la particule " passana " signifie " fait de noter ", sans donner la définition de la particule " vi ".

nama rupa pariccheda na-a est la connaissance qui fait la distinction entre la conscience et la matière, c’est-à-dire entre l’objet observé et la conscience qui observe.

paccayapariggaha na-a est la connaissance qui distingue les causes des effets.

sammasana na-a est la connaissance qui perçoit anicca, dukkha et anatta travers les phénomènes. udayabbaya na-a est la connaissance qui perçoit clairement l’apparition et l’anéantissement des phénomènes. Selon la manière de classer les vipassana na-a, nous pouvons directement passer de pariccheda -naa à anuloma -naa. Les noms et les classifications ne sont pas importants. Ce qui l’est, c’est d’être capable de maîtriser la méthode de vipassana. Ainsi, la réponse à la question " qu’est-ce qui doit être observé pour développer vipassana ? " est : " les cinq agrégats de l’attachement (upadanakkhandha) ". C’est-à-dire qu’il convient de contempler ces cinq agrégats, qui, lorsqu’ils ne sont pas observsé au moment de leur apparition, sont assujettis à l’attachement.

Les cinq upadanakkhandha (agrégats de l’attachement) sont :

rupakkhandha (agrégat de la matière)

vedanakkhandha (agrégat des sensations)

sanna-kkhandha (agrégat des perceptions)

saykharakkhandha (agrégat des évolitions mentales)

vinna-akkhandha (agrégat de la conscience)


Si les yogi ne réalisent pas qu’un être humain n’est rien d’autre qu’un groupe de cinq agrégats, il sera convaincu que les phénomènes physiques et mentaux sont atta, c’est-à-dire : je suis MOI, lui est un homme, elle est une femme, etc. Il risquera alors d’être très attaché cette vue incorrecte qu’on appelle sakkya dihi. Pour cette raison, il convient de s’entraîner à vipassana jusqu’à développer une compréhension juste des cinq agrégats. Comment convient-il de contempler les phénomènes avec une vue juste ? Comme le font les yogi ici et maintenant, en notant durant la marche " pas gauche, pas droit " ou " lever, poser " ou " lever, avancer, poser ", etc. Nous procédons exactement comme il est indiqué dans le maha satipahana sutta : " gacchanto va gacchamiti pajanati ".

Pendant la marche, lorsque le yogi note le mouvement du pas gauche : le mouvement lui-même est l’agrégat de la matière ; le fait qu’il soit agréable ou désagréable est l’agrégat des sensations ; le fait de le noter est l’agrégat des perceptions ; le fait d’effectuer ce pas est l’agrégat des évolitions mentales ; la conscience qui le connaît est l’agrégat de la conscience. Cela constitue donc les cinq agrégats de l’attachement. Le yogi qui n’observe pas le mouvement des pas durant la marche pensera : " c’est MOI qui avance, c’est MON pied qui avance ", etc.

Cette vue, qui a pour caractéristique de croire que ceci est " moi ", est précisment l’attachement des cinq agrégats. Pendant l’assise, lorsque le yogi note " assis, toucher " : le corps assis est l’agrégat de la matière ; le fait que ce soit agréable ou désagréable est l’agrégat des sensations ; le fait de le noter est l’agrégat des perceptions ; l’effort de noter est l’agrégat des évolitions mentales ; la conscience qui connaît est l’agrégat de la conscience. Lorsque le yogi note : " monter, descendre ", ce gonflement et ce dégonflement de l’abdomen sont l’agrégat de la matière ; le fait que ce soit agréable ou désagréable est l’agrégat des sensations ; le fait de noter ces mouvements est l’agrégat des perceptions ; l’effort de les noter est l’agrégat des évolitions mentales ; la conscience qui les connaît est l’agrégat de la conscience.


Vénérable Sobhana

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