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Vinaya Piṭaka - Le panier de la discipline

mercredi 5 août 2015

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Vinaya Pitaka
Le panier de la discipline

Traduit en français à partir de la version anglaise traduite du Pali par Thanissaro Bhikkhu.

Le Vinaya Pitaka, première division du Tipitaka, est la structure textuelle sur laquelle est construite la communauté monastique (Sangha). Il ne comprend pas seulement les règles qui gouvernent la vie de tout bhikkhu (moine) et bhikkhuni (nonne) theravadins, mais aussi une foule de procédures et de conventions d’étiquette qui permettent des relations harmonieuses, que ce soit entre les moines et entre les moniales, qu’entre eux et leurs soutiens laïcs dont ils dépendent pour leurs besoins matériels.

Lorsque le Bouddha fonda le Sangha, la communauté vivait au départ en harmonie sans qu’il soit besoin d’un code de conduite. Avec la montée en importance du Sangha et son évolution en une société plus complexe, il était inévitable que des occasions surgissent où un membre se comporterait de façon inappropriée. Chaque fois qu’un de ces cas était porté à l’attention du Bouddha, il établissait une règle et une punition appropriée pour l’offense, pour dissuader toute future inconduite. La réprimande standard du Bouddha était en elle-même un puissant correctif :

  • Cela ne convient pas, homme stupide, cela ne va pas, cela n’est pas correct, c’est indigne d’un reclus, ce n’est pas légal, cela ne doit pas être fait. Comment as-tu pu, homme stupide, t’étant engagé sous ce Dhamma et cette Discipline qui sont bien enseignés, [commettre une telle offense] ?... Ce n’est pas, homme stupide, pour le bénéfice des non-croyants, ni pour l’augmentation du nombre des croyants, mais, homme stupide, c’est au détriment et des non-croyants et des croyants, et cela entraîne du doute chez certains.
    The Book of the Discipline, Part I, by I.B. Horner (London : Pali Text Society, 1982), pp. 36-37.

La tradition monastique et les règles sur lesquelles elle est construite sont parfois naïvement critiquées — en particulier ici, en Occident — comme étant dépassées par rapport à la pratique "moderne" du Bouddhisme. Certains voient le Vinaya comme un retour à un patriarcat archaïque ; fondé sur une méli-mélo de vieilles règles et coutumes — de mignonnes reliques culturelles qui ne font qu’obscurcir l’essence de la "vraie" pratique bouddhiste. Cet conception erronée néglige un aspect crucial : c’est grâce aux lignées ininterrompues de moines et moniales qui ont maintenu et protégé de façon constante les règles du Vinaya depuis presque 2,600 ans si nous pouvons aujourd’hui nous payer le luxe de recevoir l’inestimable enseignement du Dhamma. Sans le Vinaya, et ceux qui continuent de le faire vivre aujourd’hui, il n’y aurait pas de Bouddhisme.

Il est utile de garder à l’esprit que le nom que le Bouddha donnait à la voie spirituelle qu’il enseignait était "Dhamma-vinaya" — la Doctrine (Dhamma) et la Discipline (Vinaya) — ce qui suggère un corps de sagesse et un entraînement éthique intégrés. C’est ainsi que le Vinaya est une facette indispensable ainsi que le fondement de tous les enseignements du Bouddha, inséparable du Dhamma, et digne d’étude par tous les adeptes — laïcs et ordonnés. Les pratiquants laïcs y trouveront des leçons de vie sur la nature humaine, des indications sur la façon d’établir et maintenir une communauté ou organisation harmonieuse, et de nombreux enseignements profonds du Dhamma lui-même. Mais sa plus grande valeur reste peut-être sa capacité d’inspirer au laïc de considérer les extraordinaires possibilités que présente une vie de véritable renoncement, vécue en plein accord avec le Dhamma.

Table des matières

  • I. Suttavibhanga — les règles fondamentales de comportement (Patimokkha) pour les bhikkhus et les bhikkhunis, avec l’"histoire d’origine" de chacune.
  • II. Khandhaka
    • A. Mahavagga — en plus des règles de comportement et d’étiquette pour le Sangha, cette section contient de nombreux textes importants, dans le style des suttas, y-compris un compte-rendu de la période qui suivit immédiatement l’Eveil du Bouddha, ses premiers sermons au groupe des cinq ascètes, ainsi que des récits de la façon dont certains de ses grands disciples se joignirent au Sangha et atteignirent eux-mêmes l’Eveil.
    • B. Cullavagga — une élaboration des règles d’étiquette des bhikkhus ainsi que de leurs devoirs, de même que les règles et procédures pour traiter des offenses qui peuvent être commises au sein du Sangha.
  • III. Parivara — Une récapitulation des sections précédentes, avec des résumés des règles, classées et reclassées de différentes façons en fonction des besoins de l’instruction.

Source www.canonpali.org->

P.-S.

Vinaya Piṭaka
le panier de la discipline

Vinaya Pitaka

Le Vinaya Piṭaka est une écriture sainte bouddhiste , une des trois pièces qui composent le Tripitaka . Ses thèmes primaires sont les règles monastiques pour des moines et des nonnes. Le Vinaya nommé Piṭaka (vinayapiṭaka de ) est le même dans les dialectes Pāli, Sanskrit et autres, employés par les premiers bouddhistes en Inde. Ce mot signifie "le panier de la discipline".

Origines

Chaque école a traditionnellement affirmé que sa propre version fût compilée au premier Concile, peu de temps après la mort du Bouddha, et exposée par Upali. Mais de nombreuses versions existent. Pour Gregory Schopen, professeur des études Sanskrites et tibétaines à l’Université de Texas à Austin, pense que les similitudes puissent être dues à un étalonnage postérieur.

Contenu

La version de Pali du Patimokkha , le code de conduite qui s’applique aux monastiques bouddhistes, contient 227 règles importantes pour le Bhikkhu (moine) et 311 règles importantes pour les Bhikkhunis (nonnes), les sections de Vibhanga de Vinaya Pitaka

Les sections de Khandhaka/Skandhaka donnent de nombreuses règles supplémentaires groupées par sujet, encore pour des raisons historiques. Le Bouddha a appelé son enseignement le "Dhamma-Vinaya", insistant sur les enseignements philosophiques du bouddhisme et sur la formation dans la vertu qui incarne cette philosophie.

Dans les éditions chinoises des écritures saintes, le pitaka Vinaya a un plus large sens.

Selon les écritures saintes, lorsque le Bouddha enseignait à la Sangh, il n’y avait pas de vinaya, car tous les disciples du Bouddha furent réalisés ou au moins éclairés. Avec le développement de la Sangha, il fallut mettre en place un système adéquat.

Le vinaya est très important pour des bouddhistes -
"Le Vinaya sera votre professeur quand je serai mort." ; (Mahaaparinibbaana Sutta,).

Source www.encyclopediefrancaise.com

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