Buddhachannel









Instagram






DVD mathieu ricard chemin compassion


Livre big mind


cd audio buddhachannel


Sereni Roll

Rubriques

3 Mars au Japon — l’Hinamatsuri (雛祭), la Fête des Poupées

mardi 3 mars 2009

Langues :

Toutes les versions de cet article : [English] [français]

HINAMATSURI

JPEG - 67.4 ko
HAPPY HINAMATSURI
Traditional Hinamatsuri Doll

L’Hinamatsuri (雛祭) est un festival. Ce festival existe sous sa forme actuelle depuis l’ère Edo mais ses racines sont bien plus anciennes. En effet l’Hinamatsuri est l’évolution d’une pratique antérieure assez ancienne. Cette pratique constituait en l’offrande par la noblesse de poupées prophylactiques au couple impérial.

Nommé aussi « Jôshi », « Jômi » ou « Momo no sekku », ce festival national se déroule le 3ème jour du 3ème mois de chaque année.

« Momo no sekku » pourrait se transcrire en français comme : « fête des pêches ». Ce nom, peu usité, s’explique simplement par une coïncidence de dates. En effet, lorsque le calendrier lunaire était encore de mise au Japon, cette fête arrivait en même temps que la floraison des pêchers.

« Hinamatsuri » pourrait se traduire par « fête des filles ».

Hinadolls

En pratique.

Lors de cette journée, la famille et les proches de la petite fille organisent à son attention une petite fête.

Au cours de cette fête, de kimono vêtu (furisode), elle recevra ses amies, dégustera des pâtisseries, pourra déballer quelques cadeaux et ira se recueillir dans un sanctuaire Shintô. Parmi la variété de pâtisserie offerte (« sakura-mochi »…), la plus typique est un gâteau de riz nommé « Hishimochi ». Ce « gâteau », tricolore, a une coupe en diamant. Chaque couleur forme une strate. Les trois couleurs sont le rouge (pour chasser le mal), le blanc (pour la pureté) et le vert (symbolisant la santé). On pourra aussi servir un saké sucré et peu alcoolisé nommé "shirozake".

L’un des moments clef de cette journée est l’instant où la famille ressort ou offre les superbes poupées (hina-ningyô) représentant des musiciens, courtisans, des membres de la cour impériale de l’époque heian et bien évidemment le couple impérial (dairi-bina).

Ces poupées, gardées d’année en année et éventuellement transmises de génération en génération, sont alors offertes à l’admiration des amis et des proches. La tradition veut que les « hina-ningyô » soient retirées à la fin de la journée au risque que la petite fille ne se marie tard.

Chant traditionnel intitulé « Ureshii Hinamatsuri » (Joyeuse fête de poupées).

Les poupées.

Les poupées sont agencées selon leur rang. La plupart des familles japonaises n’en dispose que de quelques-unes. Avoir la collection complète est particulièrement onéreux et encombrant. La disposition adoptée obéit à un ordre pyramidal constitué de 5 niveaux.

A la tête de cette pyramide se trouve le couple impérial (dairi-bina) composé d’une représentation de l’empereur (Obina - おびな) et de l’impératrice (Mebina -めびな).

Le second rang est composé de trois suivantes nommées « Sannin-kanjo » (三人官女). Toutes proposent du sake chaud. Elles sont néanmoins toutes différentes. le nom portés par ces poupées est tiré du récipient que chacune d’elle porte. L’une de ces poupées est assise. Elle est nommée « Sanpô »(三方). Les deux autres, debout, possèdent l’une est l’autre un récipient permettant de verser le sake mais l’un de ces récipient possède un manche. Cette dernière porte le nom de « Nagae no chôshi »(長柄の銚子)tandis que l’autre se nomme Kuwae no chôshi (加えの銚子).

Au troisième rang arrive les musiciens « Gonin-bayashi »(五人ばやし). Ceux-ci sont au nombre de 5. Chacune de ces poupées sont désignées par l’instrument en leur possessio. Trois personnages prennent une la position assise. . Deux musiciens et le chanteur. Celui qui joue d’une sorte de petit tambourin se nomme « Taiko » (太鼓), celui qui joue de la flute « Fue » (笛). Le musicien porte le nom de « Utaikata »(謡い方).

Les 2 derniers musiciens jouent, debout, d’une sorte de tambour. Le musicien qui porte l’instrument le plus imposant se dénomme « Ôkawa »(大鼓). Celui arborant le plus modeste est désigné sous le terme de Kozutsumi(小鼓).

Au quatrième rang se trouve les ministres « Zuishiin »(随身). Ceux-ci sont au nombre de 2. Selon l’étiquette de la cour en usage sous l’ère Heian la place d’honneur était située à gauche. De fait, le personnage de gauche est celui qui à une position plus importante. Il est donc représenté sous les traits d’un homme incarnant la sagesse, c’est à dire sous les traits d’un homme âgé à la longue barbe blanche. Ce personnage porte le nom de Sadaijin(左大臣). Le second se nomme Udaijin(右大臣).

Enfin au cinquième et dernier rang se situe trois servantes.

Les costumes dont sont parées ces poupées suivent la mode en vigueur à la cour sous l’ère Heian. Ainsi l’impératrice porte-elle le « jûni-hitoe ». Le « jûni-hitoe » est un vêtement de cérémonie pouvant comprendre jusqu’à 12 sous-kimono.

Les « hina-ningyô » peuvent être entourés de petits mobiliers ainsi que d’arbrisseaux. Se trouvent placés sur la droite, des mandariniers ("Ukon no tachibana" -(右近の橘)) et sur la gauche des cerisiers Sakon no sakura (左近の桜). Le cerisier est souvent remplacé par un pêcher.

Source www.clickjapan.org




P.-S.

LA FETE DES FILLES


Autrefois, à la cour impériale, il était d’usage que les courtisans offrent, le 3e jour du 3e mois (le 3 mars de nos jours), des poupées aux princesses de la cour. Ces poupées, servant de substituts magiques, étaient censées les préserver des maladies et des mauvais sorts.
A l’ère Edo (1603-1868), cette pratique se répandit dans tout le pays ; offrir des poupées aux petites filles le 3 mars de chaque année devint une coutume nationale : Hina matsuri.

Les poupées magiques d’antan furent par la suite remplacées par une panoplie de poupées représentant la cour impériale composée du couple impérial (dairi bina) et de sa cour, courtisans, musiciens, gardes, etc...

Une branche de pêcher en fleurs est toujours associée aux poupées car on célèbre à la même période de l’année les pêchers en fleurs (Momo no Sekku) annonciateurs de l’arrivée du printemps selon le calendrier lunaire.

De nos jours, cette tradition se perpétue dans tout le Japon. Chaque année, le 3 mars, de nombreux parents dressent chez eux, pour leurs petites filles, une sorte de présentoir en escalier, tendu de tissu rouge, sur lequel sont placés une représentation de la cour impériale de l’ère Heian (794-1185).

Les petites filles de la maison invitent leurs amies à venir admirer leurs poupées et leur offrent du thé et des gâteaux.
Pour l’occasion, toutes les petites filles portent leur furisode, un kimono à longues manches, et recoivent des cadeaux de leurs parents et de leurs amies.
Dans la journée, elles se rendent, accompagnées de leurs parents, au sanctuaire local pour solliciter par la prière la bienveillance des divinités shintô.

Une superstition liée à Hina matsuri affirme que si les poupées restent en place au-delà du 3 mars, les filles de la maison resteront vieilles filles...

Dans certaines régions, à Wakayama par exemple, on observe une vieille coutume se rattachant à Hina matsuri : Nagashi bina.

Chaque année, le 3 mars, des poupées sont offertes aux sanctuaires locaux. De cette façon on place symboliquement sa propre personne sous la protection des divinités shintô.
Les poupées de l’année d’avant sont rassemblées et installées dans un bateau en papier ou en bois. Puis on abandonne le bateau aux caprices du courant d’un cours d’eau proche.
Comme chaque poupée est censée porter tous les soucis de son (sa) propriétaire, ce rituel permet d’éloigner de soi tous ses ennuis..!

Source sakura-shiroi.xooit.com

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?