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La Planète souffre : le GIEC s’inquiète.

lundi 27 juillet 2015

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Vendredi 6 avril à 10h20, les experts du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) publient enfin leur « résumé pour les décideurs » de 23 pages. Après un premier volet scientifique publié en février dernier, le deuxième volet s’annonce plus politique et un rien controversé. Il s’agit ici de se mettre d’accord sur une évaluation correcte des conséquences et de l’impact du réchauffement climatique sur la biosphère et sur les sociétés humaines.


En 1988 fut crée le GIEC, ou Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) à la demande du G7 (USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie), sous l’aile de deux organisations, l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale) et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement). L’objectif est le suivant : « Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation ».

Tempête en Asie
Au fil des années, l’inquiétude fut grandissante face à l’augmentation soudaine de phénomènes climatiques dangereux (tornades, tremblements de terre, raz de marée, etc.). Ainsi le rôle de cette organisation fut renforcé au sein de la communauté mondiale même si la réussite de leur mission fut à de nombreuses reprises mise en doute. Cette année le bilan, bien qu’encore peut-être un peu timide à cause de pressions politiques, est clair : l’homme est le principal responsable du réchauffement climatique.


Soutenu par des études poussées et des données pertinentes, ce rapport dessine aux dirigeants du monde le futur effrayant d’une planète de plus en plus tourmentée.


D’une part, le rapport décrit les conséquences du réchauffement climatique sur la planète d’un point de vue environnemental. Entre « 20 et 30 % des espèces végétales et animales » pourraient disparaître d’ici à 2100 si l’on ne fait rien. Il insiste sur deux phénomènes majeurs : la fonte des glaciers et la sécheresse. La fonte massive des glaciers, amenés à disparaître d’ici quelques décennies, est destinée à provoquer une montée des eaux notable causant l’inondation probable de deltas et de côtes asiatiques, la disparition des îles les plus petites ainsi que des dégâts effroyables sur la grande barrière de corail en Australie. Ensuite, ce réchauffement climatique est voué à provoquer une sécheresse plus ou moins importante dans le monde, mais terrible dans Fonte des glaciers-Arctiqueles régions d’Afrique sub-saharienne, ainsi qu’une multiplication des canicules aux Etats-Unis et en Europe.


D’un point de vue humain, ce rapport est terrifiant. Il prévoit « une augmentation de la mortalité (...) dûe aux vagues de chaleur, aux inondations, aux tempêtes, aux incendies et aux sécheresses" ainsi qu’un déplacement de population ingérable, s’élevant à quelques millions d’individus. « Les plus pauvres sont aussi les moins aptes à s’adapter », déclarait Rajendra Pachauri, président du GIEC. En effet, d’ici 75 ans entre 80 et 200 millions de personnes en plus seront touchées par la famine, la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau étant dangereusement compromis. En Asie, le recul des glaciers d’Himalaya associé à un fort accroissement de la population risque d’affecter négativement près d’un milliard d’individus d’ici à 2050. Le réchauffement climatique n’est pas seulement une catastrophe naturelle, c’est aussi l’annonce d’une probable division sociale. Un fossé va se creuser entre « sceptiques » et « militants » ainsi qu’entre « riches » et « pauvres ». En effet, l’accès à l’eau douce est susceptible de provoquer de graves conflits entre communautés, régions ou pays.


Ainsi ce rapport, même s’il est vu comme trop « conservateur » par certains chercheurs qualifiés de « sceptiques » il y a 10 ans de cela, annonce un scénario catastrophe mettant l’accent sur le fait que des mesures doivent être prises rapidement dans les 10 années à venir.


La Communauté internationale est-elle prête à assumer ses propres erreurs, les effets néfastes de ses trop grandes ambitions ? Les Etats-Unis, la Russie ou encore la Chine persisteront-ils à nier l’évidence de leur rôle plus que majeur dans la dégradation de la planète ? Ce « résumé » tente d’apporter certaines solutions, mais des solutions qui restent un peu vagues comme "promouvoir le développement durable" et "soutenir la recherche technologique". Le financement de ces mesures est envisageable pour les pays riches mais reste un problème pour les autres. Ces pays riches sont-ils prêts à payer pour les pays pauvres ? Qui va miser sur l’avenir de la planète ?

Réchauffement climatique


Adeline Journet pour www.buddhachannel.tv




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