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Sarnath — Le Lieu Saint des premiers Sermons

lundi 6 juin 2016

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SARNATH
LIEU SAINT DES PREMIERS SERMONS


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Sarnath - Dhamekha Stupa
© Photo Alain Delaporte-Digard

Sârnâth est une cité bouddhiste se trouvant à une dizaine de kilomètres au nord de Vârânasî dans l’état indien de l’Uttar Pradesh. C’est le lieu du premier sermon du Bouddha.
Le site, composé de ruines de bâtiments, comporte aussi un intéressant musée qui expose des sculptures, tant hindoues que bouddhistes, prélevées sur le site lors des fouilles. Aux alentours, les nations à forte population bouddhiste ont construit des temples dans leur style national (temples de Birmanie, de Chine, de Corée, du Japon et de Thaïlande, ainsi que trois temples tibetains).


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Dans les jardins de Sarnath
© Photo Alain Delaporte-Digard


Comme le font toujours les sâdhus de l’Inde de nos jours, le Bouddha ne se déplaçait pas durant la saison de la mousson ou vassa et il resta donc à Sârnâth durant celle-ci, s’abritant dans le Mulagandhakuti Vihara, en fait une hutte où il prendra l’habitude de résider lors de ses séjours à Sârnâth. Le Sangha ayant atteint le nombre de 60 personnes, le Bouddha le dispersa pour qu’il répande le Dharma.

Sârnâth devint un centre bouddhiste majeur de l’école Sammatiya, un nikâya primitif du hînayâna. Cependant, on a trouvé à Sârnâth des représentations de Heruka et de Târâ, ce qui semble indiquer que le Bouddhisme vajrayâna y était aussi pratiqué ou enseigné. Les râjas locaux et les riches marchands basés à Vârânasî participèrent largement à l’épanouissement du Bouddhisme à Sârnâth. Au iiie siècle, c’était devenu un centre artistique important qui atteint son zénith au cours de la période Gupta - du IVe au vie siècle). Lors de sa visite à Sârnâth au cours du règne de Chandragupta II, le pèlerin bouddhiste chinois Faxian y découvrit quatre stûpas et deux monastères. Plus tard au viie siècle, Xuanzang y compta 30 monastères et 3 000 moines.

Le site continue à prospérer sous la dynastie des Pâla avant de subir, en 1026, les coups du pillard afghan Mahmûd de Ghaznî lors d’un de ses 17 raids dans le nord de l’Inde.
Le Dharmachakrajina Vihâra est le dernier grand monastère érigé sur le site, une construction patronnée par l’épouse Kumardevi du râja de la principauté de Bénarès, Govindachandra de la dynastie des Gâhadavâla, qui régna de 1114 à 1154.

Le site est rasé par le sultan de Delhi Qûtb ud-Dîn Aibak en 1194 et devient inactif avec la quasi disparition du bouddhisme de la terre indienne. Il tombe alors dans l’oubli durant six siècles jusqu’en 1794, lorsque Jagat Singh, le dîvân du râja de Bénarès, récupère des briques du Stûpa Dharmarâjika pour les utiliser comme matériau de construction. En 1798, Jonathan Duncan, le résident anglais à Bénarès fait le compte-rendu de la découverte d’une boîte de marbre vert contenue dans un coffre de pierre mis au jour lors des travaux sur le stûpa, entraînant un intérêt pour le site. La boîte qui avait été prélevée du site, contrairement au coffre que Sir Alexander Cunningham retrouvera en place en 1835, abritait des fragments d’os, des perles, des rubis et de l’or et a aujourd’hui disparu avec son contenu. Le coffre de pierre vide fut quant a lui envoyé à la Bengal Asiatic Society par Cunningham et fait partie aujourd’hui des collections de l’Indian Museum de Kolkata.

À la suite de la découverte de Jagat Singh, Sârnâth va devenir un champ de fouilles pour les chercheurs de trésors. En 1815 sont effectuées les premières fouilles officielles sous la direction du colonel C. Mackenzie. Suivent celles de Cunningham en 1835-1836 qui mettent à jour un monastère. En 1851-1852, le major Kittoe, qui occupe le poste d’Archaeological Enquirer révèle plusieurs stûpas et un monastère, puis en 1904-1905, F. C. Gertel retrouve le sanctuaire principal et le pilier d’Asoka avec son célèbre chapiteau aux lions, ainsi que de nombreuses sculptures et inscriptions.

Parmi les autres campagnes de fouille de Sârnâth, on compte celles de C. Horne (1865), Sir John Marshall (1907), H. Hargreaves (1914-1915) et Daya Ram Sahni (1927-1932).
C’est un bouddhiste singhalais Anagarika Dharmapala, qui est l’artisan de la restauration des monuments de Sârnâth, qui étaient, à cette époque-là, dans un grand état de délabrement et d’abandon. Il plaide par ses écrits et ses discours pour une réhabilitation de Sârnâth et lève des fonds auprès d’Indiens prospères et d’occidentaux. Il est également à l’origine de la construction du Mulagandhakuti Vihâra - un temple bouddhiste qui y sera construit en 1931.

Ce qui reste

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Dhanekh stupa - Sarnath

Tous les bâtiments anciens de Sârnâth ont été saccagés par les musulmans. Parmi les ruines notables, on compte :

Le Dhâmek Stûpa
le Dhâmek Stûpa, dont la structure originelle date du IIe et iiie siècle. Le bâtiment cylindrique a été remanié et agrandi au viie siècle. Fait de briques, il mesure encore aujourd’hui quelque 35 mètres de hauteur pour une trentaine de mètres de diamètre. Il est décoré de frises et creusé de niches. Sa base est toutefois construite en pierres et sa cohésion est assurée par des crampons de fer.

Le Dharmarâjika Stûpa
le Dharmarâjika Stûpa est l’un des rares stûpas datant de l’époque d’Ashoka, seules restent ses fondations après son pillage par Jagat Singh.

Les ruines du Mulagandhakuti Vihâra
les ruines du Mulagandhakuti Vihâra indiquent la place où le Bouddha passa sa première mousson tandis que qu’à l’est on trouve le bâtiment moderne du même nom, décoré de fresques du peintre japonais Kosetsu Nosu.

Le Chaukhandî Stûpa
Le Chaukhandî Stûpa, érigé d’après la tradition à l’endroit de la rencontre du Bouddha et des Bhadravargîya, et sur lequel Akbar fit élever un tour octogonale en mémoire de son père Humâyûn.

Le pilier d’Ashoka
le pilier d’Ashoka brisé depuis longtemps reste cependant dressé. Le chapiteau aux lions, aujourd’hui emblème du pays, n’a pas souffert de sa chute d’une quinzaine de mètres. Il est exposé dans le musée archéologique.

De plus, on trouve sur le site :
- un arbre pipal planté par Anagarika Dharmapala à partir d’un rejet de l’arbre de Bodh-Gaya,
- un musée, le plus ancien géré par l’Archaeological Survey of India. Construit à l’initiative de Sir John Marshall, alors directeur général de l’Archéologie aux Indes, les plans sont dessinés pas James Ramson et le musée ouvre ses portes au public en 1910. Il expose des pièces datant du iiie siècle av. J.-C. au xiie siècle de l’ère chrétienne.


- Source Wikipedia




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