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Livre — Les nouveaux Utopistes du Développement durable, d’Anne-Marie Ducroux

dimanche 15 novembre 2009

Langues :

Les nouveaux utopistes du développement durable


" La Terre est une,
le monde, lui, ne l’est pas "

Comment dès lors inventer ensemble un nouveau modèle de développement qui rende la vie possible ?

Comment penser le monde présent et à venir ?

Comment aujourd’hui associer justice sociale, prudence écologique et efficacité économique ?

Depuis quelques mois, le débat s’intensifie autour du développement durable.

Les signes de changements se multiplient. Ce concept, encore nouveau en France, est d’ores et déjà l’affaire d’hommes et de femmes convaincus et engagés sur une voie nouvelle. Pour la première fois, cet ouvrage donne la parole à des acteurs qui portent un regard international sur le développement durable. Gouvernements, institutions, élus, entreprises, consultants, investisseurs, ONG, syndicats, associations, collectivités territoriales, médias et chercheurs, consommateurs et citoyens.

Tous sont impliqués dans la réflexion et dans l’action.
Que leur participation initiale repose sur l’analyse, le bon sens, la contestation ou la générosité, elle relève d’un certain courage. Car le pari du développement durable entraîne des groupes entiers vers une remise en cause difficile, technique et véritablement culturelle qui requiert une petite part d’utopie et de confiance en la possibilité de faire mieux, aujourd’hui pour demain.
Un premier grand panorama non partisan.

Sommaire
Une utopie réaliste
Une gestion plus sage
La vie en partage
La Terre en héritage ? Une vision plus large
Compléments

COMMENTAIRE

Le livre Les nouveaux utopistes du développement durable présente une collection de textes écrits par des personnes clés, ou dont on relate les propos, oeuvrant dans les différentes sphères sociales. Ces personnes proviennent d’horizons diversifiés : industriels, assureurs, grandes ONG internationales préoccupées par des questions de justice et d’environnement, milieu universitaire, arts. En tout, plus d’une trentaine de points de vue ont été rassemblés pour former un portrait qui décline l’éventail des nuances du développement durable. Si le lecteur peut parfois avoir une impression de redite, chaque texte comporte néanmoins un élément nouveau. Les thèmes abordés sont très variés, passant de la science au risque, à l’éthique, à la corruption, aux médias, à la politique, à l’économie sans oublier la solidarité.

Le lecteur ne trouvera pas dans ces courts textes d’analyse scientifique ; il s’agit plutôt de réflexions d’ordre éthique, philosophique, voire stratégique. Le lecteur informé des questions d’environnement et de développement durable n’y trouvera pas non plus une foule d’informations nouvelles, mais pourra y puiser des pistes de réflexion notamment sur le monde industriel et la politique. Le propos est fortement orienté vers la réalité française, avec quelques ouvertures sur la Communauté européenne, en plus de comporter une utilisation parfois excessive, et non nécessaire, des termes anglais.

Ce portrait très riche du paysage du développement durable propose une section nommée Complément qui recèle des informations riches et précieuses, tels que des extraits des textes fondateurs du concept de développement durable et autres textes de références sur les droits humains et la conférence de Rio, une chronologie des dates importantes, des textes de lois, françaises, un glossaire ainsi que des bibliographies pour chacun des chapitres, en plus d’une biographie des différents auteurs. De plus, vous y découvrirez entre autres un tableau sur les indices, à la Bourse, éthiques par pays, ainsi que le concept d’écophagie, soit l’invasion éventuelle de tous les écosystèmes par des êtres artificiels auto-reproducteurs, devenus aussi destructeurs qu’incontournables (voir p.246). Un concept qui porte à réflexion avec la levée du moratoire sur la commercialisation des produits OGM en Europe. Une bonne lecture, pour plonger dans l’univers d’utopistes réalistes.


- Sophie Hamel-Dufour
- VertigO - la revue électronique en sciences de l’environnement, Lectures, 2008,.

P.-S.

Rencontre avec Anne-Marie Ducroux,
présidente du CNDD (Conseil National du Développement Durable)
au colloque sur l’empreinte écologique du 06 octobre 2004

« Quand ce sont les acteurs eux-mêmes qui disent en quoi l’empreinte écologique est un outil intéressant, cela mérite d’être écouté. »

Une proposition partagée

« J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre ‘Notre empreinte écologique’, de Mathis Wackernagel et William Rees, lors de ma direction d’un ouvrage à l’occasion du Sommet pour le développement durable. Il me semblait important d’y expliquer que pour « chercher autre chose, il faut mesurer autrement ». La notion d’empreinte commençait alors tout juste à être vulgarisée en France et je souhaitais qu’elle soit plus largement connue, aussi j’ai demandé à WWF d’être l’un des contributeurs du livre. »

Une des formules du livre : « nos empreintes s’allongent alors même que le sol sous nos pieds rétrécit » est marquante Un indicateur éprouvé et classique mais incompréhensible ou inaccessible n’atteint pas forcément le but recherché avec le développement durable. Un des principaux intérêts de l’empreinte écologique est sa capacité de représentation et de pédagogie : quand on peut traduire en image quelque chose, il est plus facile d’atteindre les citoyens, et les décideurs aussi.

Le premier travail du Conseil National du Développement Durable (CNDD) a abouti à une contribution qui posait comme premières orientations la nécessité de changer de cap, de références, et de comportements. Au tout début du chapitre ‘Acteurs économiques’, on trouve : « Pour que les acteurs économiques prennent conscience, connaissent et suivent la réalité de leur niveau de pression sur la nature, il faut étendre l’usage d’outils simples et concrets. » Le premier indicateur du chapitre s’appelle donc l’empreinte écologique. D’autres recommandations en ce sens ont été faites aussi pour les acteurs du territoire ou l’Etat acteur.

La force de cette proposition réside dans le fait que des membres du CNDD l’ont suggérée et les autres se sont mis d’accord avant de l’adopter pour la présenter aux pouvoirs publics, comme une recommandation pour les politiques à mettre en œuvre.

Vers une empreinte de développement durable

Le CNDD a aussi été saisi autour du projet de 45 indicateurs de l’Etat destinés à établir un rapport ‘état du développement durable en France’ destiné à terme à l’examen du Parlement et du CNDD. L’avis émis, intitulé ‘Vers une empreinte de développement durable’, a mis en lumière que la recherche d’un développement durable pose d’une manière nouvelle la question des finalités du mode de développement actuel, met en évidence ses limites et celles de la planète, et qu’il faut mieux appréhender la complexité et les interactions. Pour un ensemble de raisons, la proposition d’indicateurs a donc été remise en cause, car, pour les membres du CNDD, notamment, sa finalité ne doit pas seulement être de bâtir un tableau de bord statistique et scientifique, mais surtout d’apporter un outil d’éclairage politique et sociétal approprié. Il est donc ainsi apparu préférable d’utiliser des indicateurs qui aient une qualité pédagogique et de représentation forte plutôt que seulement des outils qui apparaissent, aux yeux des statisticiens satisfaisants parce que scientifiquement robustes et déjà éprouvés.

La question des indicateurs ne peut pas être dissociée du débat sur les finalités de leur usage pour le débat public. Les acteurs privilégient l’objectif décisionnel pour l’Etat et pour chacun et les informations qui aideront les acteurs à entrer dans une démarche de développement durable et orienter ses choix. Il a été recommandé pour cette raison que les indicateurs aient six qualités : la simplicité, la proximité et l’accessibilité, la capacité de mobilisation, la vérité, la réactivité (c’est-à-dire permettre une correction), et qu’ils montrent la convergence des efforts.

Il a été recommandé que les indicateurs traduisent une vision claire, d’ouvrir les chantiers permettant de bâtir les outils du futur, et donc d’être imaginatif et innovant, d’utiliser des indicateurs synthétiques ou composites, comme l’Indicateur de Développement Humain, l’empreinte écologique ou encore l’indice de bien-être économique, leur combinaison, et la mise en relations de données entre elles et avec un objectif clairement formulé.

L’empreinte écologique, n’a pas été recommandée seule, mais elle semble répondre à plusieurs des qualités recherchées. Elle permet de se poser les questions différemment, C’est cela qui est décisif pour espérer trouver des réponses nouvelles, établir des relations nouvelles entre des domaines jusque là examinés séparément.

Le Conseil National du Développement Durable (CNDD) a été créé en janvier 2003 dans la suite des déclarations du Président de la République à Johannesbourg et d’un séminaire gouvernemental interministériel qui s’est tenu en novembre 2002. Cette instance, rattachée au Premier ministre, regroupe 90 membres et travaille avec un cercle très ouvert aujourd’hui de 400 acteurs de la société civile et des collectivités territoriales. Les missions du CNDD sont de faire des propositions au gouvernement en amont de l’élaboration des politiques de développement durable, ainsi que de participer à leur suivi et à leur évaluation. Il peut rendre des avis sur des projets de textes, lois, règlements, programmes, par saisine ou par auto saisine. C’est une instance ouverte, dédiée à la concertation et à la recherche de consensus, un trait d’union, entre les acteurs et les pouvoirs publics.

- Source : 2005fr.angenius.net

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