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La Fresque de l’Abbaye de Keur Moussa au Sénégal

lundi 1er décembre 2008

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LA FRESQUE DE L’ABBAYE DE KEUR MOUSSA


La fresque a été conçue et réalisée en 1963 par le Père Dom Georges Saget (+ en 1993), moine de Solesmes.

Sur le fond de l’église, la vie de la Vierge Marie est résumée en 16 panneaux, peints à la peinture acrylique sur de l’enduit coquillages, de bas en haut et de gauche à droite.

Les couleurs sont sobres, rouge et noir conformément à la tradition africaine : tous les personnages, Marie, le Christ ... sont noirs, manière d’exprimer que si Dieu a parlé à un peule particulier et s’est incarné dans un monde précis, il a voulu sauver tous les hommes, et tout spécialement les peuples africains.

L’auteur a utilisé surtout un rouge vermillon, et dans chaque scène il utilise aussi, discrètement, du rouge sang (pour les auréoles par exemple).

Le doré exprime la divinité, et il est utilisé pour la mère de Dieu qui a un lien nuptial tout spécial avec Dieu.
On pourra s’étonner que les panneaux centraux n’aient pas été décorés.
Cela vient de que l’autel primitif était collé au mur. Il en était souvent ainsi avant le Concile Vatican II.

L’Annonciation

l’Annonciation du Seigneur

Selon le récit de St Luc :
Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s’appelait Marie. L’ange entra auprès d’elle et lui dit : " Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi. " A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. " Marie dit à l’ange : " Comment cela se fera-t-il puisque je n’ai pas de relations conjugales ? " L’ange lui répondit : " L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Et voici que Élisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d’un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile, car rien n’est impossible à Dieu. " Marie dit alors : " Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! " Et l’ange la quitta.
La Vierge Marie, toujours habillée d’une robe rouge, décorée de cercles dorés, écoute la parole de l’ange qui se trouve sur la gauche. L’Esprit Saint qui la prend sous son ombre est symbolisé par la colombe. Les étoiles représentées sur les différentes scènes marquent que celles-ci ont eu lieu la nuit. Ici liturgiquement on se réfère à l’Écriture : « Alors que la nuit parvenait au milieu de sa course... » (Sg 18,14)

La Visitation

Visitation de Marie à Elisabeth

En ce temps-là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, lorsqu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Élisabeth fut remplie du Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit : " Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein ! Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! " Alors Marie dit : " Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a porté son regard sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom. Sa bonté s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il est intervenu de toute la force de son bras ; il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse ; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles ; les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides. Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa bonté, comme il l’avait dit à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance pour toujours. " Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle.
La Vierge Marie (à droite) embrasse la vieille Elisabeth, pour exprimer le mystère normalement médité : la charité.

La Nativité du Seigneur

A droite, la naissance de Jésus à Bethléem, entouré de Marie et Joseph et par les bergers.
Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes. Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d’une grande crainte. L’ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. " Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait : " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. " Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : " Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. " Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens. Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.
A gauche, l’adoration des Mages.

Comme à Bethléem, l’étoile de la nativité est d’une grandeur impressionnante. A gauche les Mages viennent adorer l’enfant Roi : Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage. " A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Messie devait naître. " A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c’est ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple. " Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’astre apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille lui rendre hommage. " Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’astre, ils éprouvèrent une très grande joie. Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

La Présentation du Seigneur

La Présentation de Jésus au Temple.
Le vieillard Siméon reçoit avec respect l’enfant dans ses bras :
Quand vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur -ainsi qu’il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur- et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux petits pigeons. Or, il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit Saint était sur lui. Il lui avait été révélé par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint alors au Temple poussé par l’Esprit ; et quand les parents de l’enfant Jésus l’amenèrent pour faire ce que la Loi prescrivait à son sujet, il le prit dans ses bras et il bénit Dieu en ces termes : " Maintenant, Maître, c’est en paix, comme tu l’as dit, que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé face à tous les peuples : lumière pour la révélation aux païens et gloire d’Israël ton peuple. Le père et la mère de l’enfant étaient étonnés de ce qu’on disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie sa mère : " Il est là pour la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté- et toi-même, un glaive te transpercera l’âme ; ainsi seront dévoilés les débats de bien des coeurs. "

La fuite en Egypte

Après le départ des mages,
voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit :
" Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ;
restes-y jusqu’à nouvel ordre,
car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. "
Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit,
et se retira en Égypte.
Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode,
pour que s’accomplisse ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète :
D’Égypte, j’ai appelé mon fils.
Alors Hérode, se voyant joué par les mages, entra dans une grande fureur
et envoya tuer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans,
d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages.
Alors s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie :
« Une voix dans Rama s’est fait entendre, des pleurs et une longue plainte :
c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée,
parce qu’ils ne sont plus ».

Jésus est retrouvé au Temple

Jésus est retrouvé au Temple, vaquant aux affaires de son Père.
Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans,
comme ils y étaient montés suivant la coutume de la fête et qu’à la fin des jours de fête ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent.
Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route,
ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem en le cherchant.
C’est au bout de trois jours qu’ils le retrouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger.
Tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur l’intelligence de ses réponses.
En le voyant, ils furent frappés d’étonnement et sa mère lui dit :
" Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ?
Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés. "
Il leur dit : " Pourquoi donc me cherchiez-vous ?
Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ?
" Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

Pour se moquer gentiment des moines, l’artiste, moine lui-même, a affublé les docteurs de la Loi des coules traditionnelles que portent les moines au chœur pour la prière.

Le miracle de Cana

Or, le troisième jour,
il y eut une noce à Cana de Galilée et la mère de Jésus était là.
Jésus lui aussi fut invité à la noce ainsi que ses disciples.
Comme le vin manquait, la mère de Jésus lui dit :
" Ils n’ont pas de vin. "
Mais Jésus lui répondit :
" Que me veux-tu, femme ?
Mon heure n’est pas encore venue. "
Sa mère dit aux serviteurs :
" Quoi qu’il vous dise, faites-le.
" Il y avait là six jarres de pierre destinées aux purifications des Juifs ;
elles contenaient chacune de deux à trois mesures.
Jésus dit aux serviteurs :
" Remplissez d’eau ces jarres " ;
et ils les emplirent jusqu’au bord.
Jésus leur dit :
" Maintenant puisez et portez-en au maître du repas.
" Ils lui en portèrent et il goûta l’eau devenue vin.
il ne savait pas d’où il venait, à la différence des serviteurs qui avaient puisé l’eau,
aussi il s’adresse au marié et lui dit :
" Tout le monde offre d’abord le bon vin
et, lorsque les convives sont gris, le moins bon ;
mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant ! "
Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus.
Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Le mystère de la Passion

Sur le chemin de Croix, Jésus rencontre sa mère.
Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : " Femme, voici ton fils. " Il dit ensuite au disciple : " Voici ta mère. " Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Le caïman qui est au pied de Jésus est le symbole du diable qui va être défait par la mort et la résurrection du Christ. Le thème est repris dans la grille qui ferme le « diakonicon ». Les saints représentés sous forme de poissons sont ceux qui échappent à l’emprise du caïman et atteignent la Jérusalem céleste évoquée par la fresque.


L’Église de Keur Moussa

« L’oratoire sera ce que signifie son nom. On n’y fera rien qui n’ait rapport à la prière. L’office divin achevé, tous sortiront dans le plus grand silence et on témoignera du respect à Dieu ; ainsi le frère qui veut prier en son particulier n’en sera pas empêché par l’indiscrétion d’un autre » :
Règle ch. 52

Lieu par excellence de la vie communautaire, c’est là que les frères passent ensemble les moments les plus longs et les plus riches de la journée. C’est aussi un lieu de rencontre avec les hôtes de passage qui partagent un temps la vie de la communauté. L’église est ouverte à tous ceux désirent participer à la prière des moines.


Abbaye de Keur Moussa - BP 721 - DAKAR
- Tel : (221) 836 33 09
- Courriel : kmoussa@orange.sn
- www.abbaye-keur-moussa.org

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1 Message

  • La Fresque de l’Abbaye de Keur Moussa au Sénégal 11 janvier 2011 00:57, par Br Philippe Tchalou,OSB

    I am Br Philippe Neri Tchalou, OSB from Monastere de l’Incarnaiton d’Agbang in Togo. I am a student in the US and was asked to make a presentation on your Abbey Church. Unfortunately I have no idea. Could you please send me at least the pictures of :Church, painting, art work, and the main idea of the structure of the Church.
    Thanks so much.

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