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Livre — L’Avenir de l’eau - Petit Précis de Mondialisation nº2

Erik Orsenna

mercredi 21 octobre 2015

Langues :

L’Avenir de l’eau.
Petit précis de mondialisation nº2
Erik Orsenna


Éditeur : Fayard
Collection : Document

« Dans dix ans, dans vingt ans, aurons-nous assez d’eau ?
Assez d’eau pour boire ? Assez d’eau pour faire pousser les plantes ? Assez d’eau pour éviter qu’à toutes les raisons de faire la guerre s’ajoute celle du manque d’eau ?
Dans l’espoir de répondre à ces questions, je me suis promené. Longuement. Du Nil au Huang He (Fleuve Jaune). De l’Amazone à la toute petite rivière Neste, affluent de la Garonne. De l’Australie qui meurt de soif aux îles du Brahmapoutre noyées par les inondations...
J’ai rencontré des scientifiques, des paysans, des religieux, des constructeurs de barrages, des physiciens alpinistes qui mesurent sur tous les toits du monde la fonte des glaciers. J’ai passé du temps avec les médecins de Calcutta qui luttent contre le choléra. J’ai écouté d’innombrables leçons, dont celle du scarabée de Namibie et celle du kangourou. Quelles sont leurs techniques pour survivre en plein cœur du désert ?
Peu à peu, j’ai fait plus ample connaissance avec notre planète. J’ai vu s’aggraver partout les inégalités, notamment climatiques. Mais j’ai vu aussi la réussite du pragmatisme, de belles coopérations entre administrations et entreprises privées. J’ai vu des illusions et des férocités à l’œuvre.

De retour de voyage, voici maintenant venu le moment de raconter.
Un habitant de la planète sur six continue de n’avoir pas accès à l’eau.
Un sur deux vit sans système d’évacuation.
Pourquoi ? »

Erik Orsenna

Erik Orsenna

Né en 1947, Érik Orsenna est romancier et membre de l’Académie française. Après des études de philosophie, de sciences politiques et d’économie, il devient enseignant-chercheur, puis docteur d’état en finance internationale et en économie du développement à l’Université de Paris I et à l’École normale supérieure. En 1981, il travaille au ministère de la Coopération, aux côtés de Jean-Pierre Cot. Conseiller culturel à l’Élysée de 1983 à 1984, il seconde Roland Dumas sur les questions africaines au ministère des affaires étrangères, au début des années 1990.

Parallèlement maître des requêtes au Conseil d’État en décembre 1985, il est nommé conseiller d’État en 2000. Érik Orsenna fait partie du Haut Conseil de la Francophonie.

Érik Orsenna est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Vie comme à Lausanne (Seuil, 1977), prix Roger-Nimier 1978 et L’Exposition coloniale (Seuil, 1988), prix Goncourt 1988. Érik Orsenna a notamment publié Histoire du monde en neuf guitares, avec Thierry Arnoult (Fayard, 1996), Deux étés (Fayard, 1997), Longtemps (Fayard, 1998), Portrait d’un homme heureux : André Le Nôtre (Fayard, 2000), La Grammaire est une chanson douce (Stock, 2001), Madame Bâ (Stock, 2003), Portrait du Gulf Stream : Éloge des courants : promenade (Seuil, 2005), Voyage aux pays du coton : Petit précis de mondialisation (Fayard, 2006) prix du livre d’économie 2007, Salut au Grand Sud, avec Isabelle Autissier (Stock, 2006) et La Révolte des accents (Stock, 2007).

- Découvrez l’article Vive la pluie
- www.buddhachannel.tv

P.-S.

ARTICLE DU MONDE
de Robert Solé - 10 Octobre 08

De quoi je me mêle ? Pourquoi un écrivain, membre de l’Académie française, plonge-t-il dans l’eau, dossier délicat, question stratégique, qui appelle des compétences précises ? Manquerait-on d’ouvrages de référence, de rapports publics ou privés, de recommandations de toutes sortes sur le précieux liquide à qui nous devons la vie mais qui peut mettre le feu entre pays voisins ?

Orsenna n’a qu’une seule excuse : il sait raconter. C’est un spécialiste de la vulgarisation, qui serait capable de charmer une classe de maternelle avec la théorie des quanta ou le principe de causalité. Contrairement aux journalistes, il a la chance de pouvoir enquêter deux années entières sur un sujet, aux quatre coins du monde. Après un Voyage aux pays du coton (Fayard, 2006), voici un second "petit précis de mondialisation", consacré donc à l’eau.

Non, nous n’en manquons pas. "Notre planète Terre devrait s’appeler Mer", remarque l’écrivain. Mais l’eau est très inégalement répartie, souvent inutilisable et mal gérée. Quand un camion quitte Tanger pour l’Espagne avec 20 tonnes de tomates à son bord, ce sont cent camions-citernes invisibles qui l’accompagnent, transportant les 2 000 mètres cubes d’eau qu’il a fallu pour leur donner naissance.

Depuis Hérodote, les écrivains voyageurs sont légion. Orsenna se définit plutôt comme un promeneur, ayant la double passion d’apprendre et de transmettre. Ses histoires d’eau étaient trop nombreuses pour figurer dans le livre. Il propose donc aux lecteurs qui auraient encore soif de poursuivre le voyage sur son blog.

Méfiez-vous de l’eau, nous dit le marin de l’Académie, le plus vert des immortels. A première vue, c’est l’innocence même. En réalité, elle adore agresser et cherche constamment à remodeler le monde. Regardez les mouvements d’humeur du fleuve Jaune, ce dragon endormi qui se réveille en été et peut commettre d’effroyables catastrophes, malgré tout ce qui a été fait pour le dompter.

Erik Orsenna raconte l’eau à travers des ingénieurs, des écologistes, des paysans, des médecins qui luttent contre le choléra, des physiciens alpinistes qui mesurent la fonte des glaciers... Il nous raconte l’ensemencement des nuages au Sénégal, la traque des brouillards au Chili, les chasseurs de rosée en Inde. Sans oublier le dialogue très instructif qu’il a échangé avec une vache Kouri au bord du lac Tchad.
(...) suite de cet article sur Le Monde.

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