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La Méditation Marchée, enseignée par Thich Nhât Hanh

lundi 21 novembre 2016

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LA MÉDITATION MARCHÉE


Marcher en méditant peut être très agréable. Nous nous promenons à pas lents, seuls ou avec des amis, si possible dans un très bel endroit. La méditation permet de vraiment apprécier la marche – nous ne marchons pas pour arriver quelque part, mais pour la marche elle-même.

Le but est d’être dans l’instant présent, conscients de notre respiration et du fait de marcher, pour pouvoir goûter chacun de nos pas. Nous devons nous débarrasser de nos problèmes et angoisses, ne pas penser au futur ni au passé, et simplement goûter l’instant présent. On peut la pratiquer en faisant des pas lents, calmes, un demi-sourire aux lèvres et la paix dans le cœur. Marchez lentement, tranquillement, comme si vous étiez la personne la plus insouciante et la plus oisive au monde.

Il vous faut en effet pouvoir faire de tels pas pour obtenir sérénité et détachement. Ce n’est pas difficile. Vous pouvez le faire. N’importe qui peut le faire, à condition d’être un peu conscient et d’aspirer sincèrement à la sérénité, à la paix et à la joie intérieure.

Marcher pour ne jamais arriver

Dans notre vie agitée de tous les jours, nous semblons souvent être l’objet d’une pression qui nous pousse de l’avant. Nous devons souvent « courir ». Pour aller où, nous nous le demandons rarement. Pratiquer la méditation marchée, c’est un peu flâner, sans avoir aucun but, sans vouloir arriver à un endroit donné, à un moment donné. Le seul but de la méditation marchée est de pratiquer la méditation marchée. L’important c’est de marcher, non d’arriver. Cette pratique n’est pas un moyen, c’est le but même et sa réalisation. De chacun de nos pas rayonnent la vie, la paix, la sérénité. Nous n’avons donc pas à presser le pas. Nous avons plutôt à le ralentir. Nous marchons sans marcher, sans qu’un but nous attire. Et c’est pour cette raison que peut naître sur nos lèvres un demi-sourire.

Revenir à la vie

Se mettre en contact avec les merveilles de la vie qui ont la capacité de nous nourrir, de nous transformer est une chose très importante. C’est une chose merveilleuse de pouvoir marcher sur l’herbe, de regarder les beaux arbres, de contempler les nuages, les collines, les fleurs, d’écouter les oiseaux. C’est vraiment un miracle mais nous n’avons pas le temps pour faire des choses comme cela. Nous ne sommes pas vraiment installés dans la vie réelle, nous vivons dans un monde virtuel.

Quand vous marchez utilisez les techniques de la marche méditative et chaque pas va vous aider à entrer en contact profond avec la vie merveilleuse qui est là. Quand je fais un pas je respire et chaque pas est coordonné avec la respiration pour que je sois vraiment là pour pouvoir toucher la vie avec mon corps et mon esprit. En utilisant mon corps et ma respiration je ramène mon esprit vers mon corps et quand le corps et l’esprit se joignent je suis vraiment là dans l’ici et le maintenant. Marchez en telle sorte que vous puissiez être en contact avec la vie à chaque pas.

Des pas détendus et calmes.

Dans notre vie quotidienne, nos pas portent le poids de nos angoisses et de nos craintes. Parfois notre vie n’est qu’une suite de jours, de mois, d’années de soucis. Nos pas, de ce fait ne sont pas détendus. Pourtant notre planète est magnifique. Savez-vous qu’il existe, autour de nous, maints chemins aux jolis détours, bordés de noisetiers, maints sentiers parfumés entre les champs de blé, maintes clairières vertes et fraîches, maints sous-bois parés des couleurs de l’automne ; mais nous ne prenons pas souvent le temps de les apprécier, car notre cœur n’est pas ouvert, et nos pas ne sont pas détendus. Pratiquer la méditation marchée, c’est réapprendre à faire des pas détendus et calmes. Lorsque nous avions dix huit mois, nous avons appris à marcher à petit pas chancelants. Maintenant il nous faudra faire de nouveau ces petits pas chancelants pour pratiquer la méditation marchée. Mais après quelques semaines, nos pas redeviendront stables, sereins et insouciant.

Se libérer de ses soucis

En regardant profondément nous pouvons reconnaître dans l’empreinte de nos pas la trace des soucis et des problèmes que nous avons imprimés sur la surface de la terre Marchons de telle façon que l’on puisse trouver la joie et la paix dans l’empreinte de nos pas. C’est là le secret de la méditation marchée. Mais pour y parvenir, nous devons savoir nous rendre libre, nous libérer de nos soucis et de nos tracas.

Le Sceau Impérial

Choisissez un chemin facile pour l’exercice de votre marche. Le bord d’une rivière, un parc, votre jardin, un bois ou un chemin bordé d’arbres. Je connais des prisonniers qui pratiquent la méditation marchée dans leur camp de rééducation ou dans leur cellule étroite. Si votre chemin ne présente pas trop de bosses ou de pentes, cela n’en sera que mieux. Marchez lentement et concentrez votre attention sur chacun de vos pas ; soyez conscient de chaque pas. Faites des pas détendus, calmes, dignes, presque cérémonieux. Marchez comme si vous vouliez imprimer votre empreinte sur la terre.

Sourire comme un bouddha

Pour vous prouver que vous avez réussi à vous débarrasser de vos ennuis et de vos soucis, souriez : un demi sourire que vous garderez sur les lèvres, comme le sourire du Bouddha.

Apprenons à marcher et à sourire comme un Bouddha. Combien de temps faut-il pour devenir un Bouddha ? Soyons Bouddha à cette minute même.

Ce demi-sourire, tout en étant le fruit de l’Eveil et de la sérénité heureuse, a aussi pour effet de maintenir cet Eveil et cette sérénité. Il est extrêmement miraculeux. Ne le sous-estimez pas. Il est votre trésor de bonheur. Non seulement il vous fait atteindre l’Eveil et la joie paisible, mais il aide ceux qui vous entourent à les atteindre également. Il transforme notre monde d’afflictions en Terre Pure. Pendant que vous pratiquez la méditation marchée, n’oubliez pas de maintenir ce demi-sourire sur vos lèvres, et il vous aidera à faire des pas plus calmes et plus légers, en pleine conscience et avec plus de joie.

Concentrez-vous sur chacun de vos pas et maintenez ce demi-sourire, source de merveilles ; prenez également conscience de votre respiration. Elle est un autre moyen miraculeux pour maintenir Eveil et joie intérieure.

Le collier de perles

Le demi-sourire et les pas paisibles peuvent se comparer à des perles étincelantes mais éparpillées. La respiration peut se comparer, elle, au fil qui relie ces perles pour en faire un collier, une perle succède à une autre, ne laissant aucun espace entre celle qui précède et celle qui suit. C’est pour cela qu’il vous faut avoir la pleine conscience de votre respiration afin que votre pratique de la méditation marchée atteigne la plénitude dont vous êtes capable.

La respiration, les chiffres et vos pas

Une respiration pleinement consciente est différente d’une respiration inconsciente. Avoir la pleine conscience de sa respiration, c’est respirer en sachant que l’on respire, savoir quand sa respiration est longue, ou courte, quand elle est douce ou non. Vous vous posez certainement la question : comment puis-je me concentrer sur ma respiration en même temps que sur mes pas ? La réponse est simple : vous le pouvez si vous identifiez votre respiration à vos pas, par une méthode facile ; ici on ne compte pas le nombre de ses inspirations et expirations, mais celui de ses pas. En d’autres termes, on mesure la longueur de sa respiration par le nombre de ses pas. Par exemple, combien de pas puis-je faire en inspirant ? Et combien en expirant ?

Ralentissez vos pas, mais pas trop ; respirez normalement et ne cherchez pas à allonger votre respiration, ceci pendant quelques minutes. Puis soyez attentif à vos pas pour savoir combien vous en faites en inspirant et combien en expirant. De cette façon, votre attention se porte tant sur vos pas que sur votre respiration ; l’outil qui relie vos pas à votre respiration est le compte du nombre de pas pour chaque inspiration et expiration. Le demi-sourire sur vos lèvres est intimement lié à la sérénité de vos pas et de votre respiration. Il est tout à la fois le moyen de maintenir votre attention et votre sérénité et l’objet de votre attention. Après quelques heures de pratique sérieuse, vous verrez ces quatre facteurs : respiration, compte, pas et demi-sourire se confondre merveilleusement dans la pleine conscience de votre esprit. Quiétude, liberté et joie résultent alors de votre pratique de la méditation marchée. Quatre ne font plus qu’un.

La vitesse

Laissez-moi vous parler encore de la méthode de comptage. Pour compter facilement, vous pouvez régler la vitesse de vos pas. Par exemple, votre respiration ne dure pas trois pas mais deux et demi.

Dans ce cas, ou bien vous marchez un peu plus vite pour qu’elle mesure trois pas, ou bien vous ralentissez un peu pour qu’elle n’en fasse que deux. Puis vous maintenez cette allure en comptant et respirant. L’expiration peut être légèrement plus longue que l’inspiration, surtout pour ceux qui débutent. Après un certain temps d’observation, vous trouverez la « mesure » de votre respiration, par exemple 3/3 ou 2/3. Dans le premier cas, l’inspiration est égale à l’expiration ; dans le second cas, l’expiration est plus longue. Si votre respiration normale est 2/3 par exemple, notez bien ce chiffre qui représente sa longueur, c’est-à-dire celle qui convient à vos poumons et vous apporte une sensation de bien-être. Vous pouvez respirer ainsi pendant un long moment sans vous fatiguer. Le premier chiffre 2 est le nombre de vos pas pendant l’inspiration et le second chiffre 3 celui de vos pas pendant l’expiration. Quand vous montez ou descendez une pente, votre respiration change et la « longueur » diminue. Il ne s’agit plus alors de votre respiration « normale ». Au début de votre pratique, suivez votre respiration normale.

De l’air pur en plus

Au bout de quelques jours de pratique, faite l’expérience suivante : marchez et respirez à votre rythme normal, puis ajoutez un pas à votre expiration. Par exemple, si votre respiration normale était 2/2, essayez de prendre le rythme 2/3 quatre ou cinq fois de suite, puis revenez à votre cadence 2/2. Ce changement de rythme vous donnera sûrement une sensation de mieux être car lorsque vous prolongez l’expiration, vous comprimez vos poumons un peu plus pour chasser l’air impur qui s’y trouve. Quand nous respirons normalement, nous ne chassons pas entièrement l’air impur qui se loge dans la partie inférieure de nos poumons. Mais lorsque nous ajoutons un pas à la mesure de notre expiration, cet air est alors rejeté. Je vous ai conseillé de ne pas répéter cette expérience plus de quatre ou cinq fois de suite pour ne pas vous fatiguer, mais vous pouvez le faire toutes les trois ou cinq minutes.

N’oubliez surtout pas que vous devez ajouter un pas à votre expiration, et non à votre inspiration. Si vous répétez cet exercice plusieurs fois pendant plusieurs jours, vous sentirez le besoin d’ajouter également un pas à votre inspiration. Vous ne vous sentirez que mieux.

Cependant, ne suivez pas cette cadence plus de quatre ou cinq fois de suite. Revenez à votre rythme initial 2/2. Quelques minutes plus tard, si vous le désirez, revenez au rythme 2/3 puis 3/3 à nouveau. Après quelques mois, vous pourrez constater que la capacité de vos poumons augmente, que ceux-ci se renforcent, et par là, votre sang se purifie mieux. Votre respiration « normale » peut alors se modifier et passer du rythme 2/2 au rythme 3/3 par exemple. Suivez votre respiration normale dans vote pratique de la méditation, le rythme de vos pas n’en sera que plus régulier.

Marcher pour continuer l’œuvre de l’éveil

Je vous ai dit de marcher comme un Bouddha, de faire les pas qu’un Bouddha ferait. Chacun de vos pas laisse une empreinte de paix, de joie et de sérénité d’esprit. De ce fait, la terre que vous foulez devient la Terre Pure, une terre sacrée. En 1968, j’ai visité la montagne Linh Thuu, l’endroit où le Bouddha Shakyamuni a vécu.

J’ai pratiqué la méditation marchée seul sur les sentiers où le Bouddha a marché ; j’étais là, debout, à l’endroit où il a vécu et je me suis assis sur le rocher sur lequel il s’est certainement reposé ; j’ai également contemplé un soleil très rouge descendre à l’horizon, convaincu que le Grand Maître avait maintes et maintes fois contemplé ce même coucher de soleil. J’ai senti très concrètement que si je ne marchais pas, si je ne me tenais pas debout, si je ne m’asseyais pas, si je ne contemplais pas le coucher de soleil de la façon dont il l’avait fait, je ne pourrais jamais continuer son œuvre. Vous non plus, si vous ne marchez, ne vous tenez debout, ne vous asseyez, ne contemplez le soleil à sa façon, vous ne pourrez pas continuer son œuvre.

Vous ne pourrez pas continuer le travail du Bouddha pour servir tous les êtres vivants et guider les générations futures.

L’œuvre du Bouddha se perpétue non pas par la propagation des textes de sutras, mais par notre façon de marcher, de nous tenir debout, de nous asseoir et de contempler le soleil. Il n’y a pas d’éveil en dehors de notre vie quotidienne.

Une fleur de lotus s’ouvre à chaque pas

Quand un artiste, peintre ou sculpteur représente un bouddha assis sur un trône de lotus, il ne veut pas simplement exprimer sa vénération ou embellir l’image de l’Eveillé. Il veut aussi montrer que le Bouddha est assis en paix avec lui-même.

Tout le monde peut s’asseoir ; nous nous asseyons en fait de nombreuses fois par jour, mais rares sont ceux qui peuvent rester assis en toute tranquillité, sereins et dignes comme le Bouddha.

Certains d’entre nous ne peuvent rester assis à leur place même pour une seule minute ; d’autres se comportent comme s’ils étaient assis sur des braises. Le Bouddha, qu’il soit assis sur l’herbe ou sur un rocher, rayonne une beauté et une sérénité merveilleuse comme s’il se trouvait sur une fleur de lotus. Quand je venais d’être admis comme novice, mon maître m’enseigna ce petit poème que je devais répéter chaque fois que je m’asseyais :

« Lorsque je m’assieds droit et serein,
je souhaite à tous les êtres vivants
de s’asseoir un jour comme le Bouddha sous l’arbre de l’Eveil,
l’esprit paisible, détaché de tous soucis. »

Après quoi je pouvais m’asseoir lentement. C’est la façon de s’asseoir de tous les Bouddhas. Je voudrais dire à tous ceux qui suivent la Voie de la Terre Pure : asseyez-vous sur une fleur de lotus dès maintenant, n’attendez pas l’heure de quitter ce monde pour le faire. Si vous pouvez dès maintenant renaître et vous asseoir sur une fleur de lotus, vous n’avez plus à douter de la réalité de la Terre Pure. Et cela est vrai aussi pour la marche. L’artiste représente aussi le Bouddha nouveau-né faisant sept pas et à chaque pas s’ouvre une fleur de lotus.

Nous devons pouvoir faire ces mêmes pas, si paisibles et si heureux que l’on a l’impression qu’une fleur de lotus s’ouvre à chacun d’eux. Dans votre pratique de la méditation marchée, faites des pas pareils, des pas détendus comme si une fleur de lotus devait s’épanouir sous chacun de vos pas. Soyez sans complexe. Si vos pas sont heureux, légers, sans soucis, alors vous êtes digne d’être porté par un lotus. Vous êtes un Bouddha, comme n’importe qui. Je n’ai pas inventé cette affirmation, c’est le Bouddha lui-même qui a dit cela. Il a dit que tous les êtres ont en eux la potentialité de l’Eveil. Lorsque vous pratiquez la méditation marchée, vous vivez alors en pleine conscience. Vivre en pleine conscience et entrer en Eveil, c’est la même chose : l’Eveil mène à la pleine conscience, et la pleine conscience à l’Eveil.

Le choix de l’objet médité

Le but de la méditation marchée est de vivre en pleine conscience et d’être en paix avec soi-même et ce, sans relâche. C’est pourquoi nous devons utiliser à la fois la respiration, les pas, le compte du nombre de pas et le demi-sourire. Coordonner ces quatre facteurs vous donne le pouvoir d’être constamment en éveil (niem luc) et le pouvoir de concentration (dinh luc). Niem est l’éveil, le contraire de l’oubli, la présence d’esprit, la pleine conscience. Le mot niem est une traduction du chinois, smriti en sanskrit et sati en pali. La concentration arrête la dispersion et l’égarement de l’esprit, favorise la fixation de celui-ci.

La méditation marchée nous donne tous ces pouvoirs. Cependant vous n’êtes pas obligés de réunir les quatre facteurs à la fois (respiration, compte des pas, qualité des pas et demi-sourire) pour atteindre la pleine conscience et la paix intérieure. Les pas seuls peuvent vous les procurer. C’est seulement quand vous ne vous trouvez pas continuellement dans cet état de bonheur paisible et de pleine conscience que vous aurez besoin du renfort de la respiration, du compte et du demi-sourire.

Tout le monde peut coordonner sans problème ces quatre facteurs. Mais quand vous vous concentrez sur vos pas, votre conscience de la respiration et de sa longueur peut s’affaiblir de la même manière que la lumière d’une ampoule électrique semble s’affaiblir lorsque l’on branche le chauffage. Cela n’a pas d’importance si vous pouvez fixer votre attention sur vos pas.

Alors que vous devez rassembler toute votre force de concentration sur vos pieds (pour visualiser par exemple un lotus s’ouvrant à chacun de vos pas), vous pouvez vous demander comment vous pouvez en même temps prendre conscience des autres miracles autour de vous, comme le chemin frais bordé de saule ou l’air parfumé de champs de blé. C’est exact. Plus le champs de votre concentration est grand, moindre est sa force. Si vous désirez porter votre attention sur les champs de blé parfumés, sur la rangée de saules, sur les arbres ou sur les nuages, vous n’avez qu’à vous arrêter. Suivez toujours votre respiration et contemplez tous ces paysages à votre gré. Vous pouvez faire naître le demi-sourire sur vos lèvres et maintenir celui-ci sans problème. Un peu plus tard, reprenez votre marche et reportez votre attention sur vos pas.

Des mots pour remplacer les chiffres

Au lieu de compter vos pas avec des chiffres, vous pouvez le faire avec des mots.

Je suis chez moi
Je suis arrivé
Il n’y a qu’ici
et maintenant
Bien solide
Vraiment libre
Dans la terre pure je m’établis

Notre vraie demeure

Lorsque nous pratiquons la méditation marchée, nous sommes arrivés à chaque instant. Et en pénétrant profondément l’instant présent, nos regrets et notre tristesse disparaissent et nous découvrons la vie avec toutes ses merveilles. En inspirant, nous nous disons : « Je suis chez moi » et en expirant : « Je suis arrivé », afin de ne plus nous disperser et de demeurer tranquillement dans l’instant présent, le seul moment où nous sommes vivants.

« Je suis arrivé » signifie que j’ai arrêté de courir, que je suis arrivé dans l’instant présent, car la vie n’existe que dans le moment présent. Quand j’inspire et prends refuge dans ma respiration, je touche la vie en profondeur.

Quand je fais un pas et prends refuge dans ce pas, je touche aussi la vie en profondeur et, ce faisant, j’arrête de courir. Cesser de courir est une pratique très importante. Nous avons couru toute notre vie. Nous pensons que la paix, le bonheur et le succès seront présents ailleurs et plus tard. Nous ne savons pas que tout – la paix, le bonheur et la stabilité – ne peut être trouvé que dans l’ici et maintenant. C’est l’adresse de la vie – l’intersection de l’ici et du maintenant.

Ici et maintenant

C’est très agréable de pratiquer avec les mots d’un poème comme « je suis chez moi , je suis arrivé ». En inspirant vous vous dites « chez moi » avec chaque pas, et en expirant vous vous dites « arrivé » avec chaque pas. Si votre rythme est 2-3, vous répétez « chez moi, chez moi. Arrivé, arrivé, arrivé » coordonnant les mots et vos pas avec votre respiration.

Après avoir pratiqué « chez moi, arrivé » pendant un certain temps, si vous vous sentez détendu et vraiment présent avec chaque pas et chaque respiration, vous pouvez pratiquer avec les mots : « Ici/ maintenant ». Les mots sont différents, mais la pratique est la même.

Je suis solide, je suis libre

Que veut dire être solide ? Celà veut dire demeurer dans l’instant présent. Nous avons tendance à nous tourner vers le passé. Nous éprouvons des regrets, nous nous sentons coupables et nous nous perdons dans ces ruminations. Nous ne sommes pas solides parce que nous sommes victimes du passé. Nous ne sommes pas capables de vivre dans l’instant présent parce que le passé est devenu un fantôme qui nous pousse à y retourner.

Certains personnes ne pensent qu’au passé et sont incapables d’apprécier pleinement la vie dans l’instant présent ; elles ne sont pas libres, pas solides.

D’autres sont perdues dans les soucis, la peur, les incertitudes quant à l’avenir. Ces soucis et ces peurs ne nous permettent pas d’être dans l’instant présent et de toucher la vie. Quand nous disons « Je suis chez moi, je suis arrivé », « Il n’y a qu’ici et maintenant », nous devenons solides. Etre solide n’est pas un souhait. Si vous vous sentez bien chez vous, vous devenez solide naturellement. C’est reconnaître que vous êtes ici et maintenant, chez vous. Ce n’est plus un espoir, mais une réalité, un fait. Vous savez si vous êtes solide ou non. Vous êtes solide quand vous êtes établi dans l’ici et maintenant. Vous ne pouvez plus être sous l’emprise du passé ou du futur. D’où les paroles « Je suis solide, je suis libre ».

Chaque pas fait en pleine conscience nous aide à cultiver plus de solidité et de liberté. Soyez vous-même, soyez libre, soyez établi ici et maintenant. Touchez la vie en profondeur et recevez la nourriture et la paix dont vous avez tant besoin.

Les Quatre Piliers de la Pratique

La vie à chaque pas
Les miracles à chaque pas
La guérison à chaque pas
La détente, la liberté à chaque pas

La vie à chaque pas

Avec chaque pas je touche la vie, je sens la vie à chaque pas. Marchez en telle sorte que vous touchiez la vie avec votre jambe, votre pied, votre corps tout entier et avec votre pleine conscience. Vous pouvez porter votre attention à la plante de votre pied et vous marchez comme si vous embrassiez la terre avec votre pied. Etre vivant, être en train de marcher sur cette terre, c’est un miracle.

C’est parce que chaque pas fait ainsi vous rend vivant. Vous devenez entièrement présent dans l’ici et le maintenant et vous devenez vraiment vivant avec chaque pas. Pour que chaque pas soit fait ainsi il faut apporter de l’énergie dans la marche. Cette énergie s’appelle l’énergie de la pleine conscience. La pleine conscience c’est l’énergie qui vous permet d’être au courant de ce qui se passe.

Quand je fais une inspiration et si je sais que je suis en train de faire une inspiration alors la pleine conscience est là et c’est la pleine conscience de la respiration. Les gens respirent mais ils ne savent qu’ils respirent, moi je fais une inspiration et je suis au courant que je fais une inspiration. Je suis au courant que quelque chose est en train de se dérouler et cette chose là c’est une inspiration. Je suis pleinement conscient de cette inspiration. Je suis avec elle, je suis un avec mon inspiration. Et tout le monde peut faire une inspiration dans la pleine conscience.

Quand vous marchez vous pouvez faire aussi comme cela, vous faites un pas et vous portez votre attention sur ce pas là et quand le pas est fait dans la pleine conscience, l’énergie de la pleine conscience vous habite et quand la pleine conscience vous habite vous êtes vivant, vous êtes réel.

Si l’énergie de la pleine conscience vous habite vous êtes vraiment vivant vous êtes vraiment là installé dans le moment présent. On peut toujours faire une inspiration dans la pleine conscience, on peut toujours faire un pas dans la pleine conscience, boire une tasse de thé dans la pleine conscience, faire la vaisselle dans la pleine conscience, et la joie sera à nous, la vie sera à nous.

On peut être vivant pendant que l’on fait la vaisselle. La joie est une chose possible, le monde réel, la vie réelle est une chose possible.

La vie à chaque pas c’est une pratique : on marche en telle sorte qu’avec chaque pas on se met en contact avec la vie. La vie est en nous. C’est une chose évidente que l’on a pas à démontrer. La vie est en moi, je suis vivant et la vie est autour de moi. C’est une chose simple, évidente et pourtant on doit la toucher parce qu’on oublie.

La pleine conscience c’est le contraire de l’oubli et la plupart de nous vivent dans l’oubli donc une inspiration faite dans la pleine conscience, un pas fait dans la pleine conscience peut nous restaurer. La pratique consiste à être habité à chaque moment par l’énergie de la pleine conscience. L’énergie de la pleine conscience n’est pas une chose abstraite. C’est très simple, cela ne coûte rien et tout le monde peut le faire. La vie à chaque pas c’est une réalité. Etre encore vivant c’est une chose formidable. C’est le plus grand des miracles. Vous êtes encore vivant et vous êtes en train de marcher sur cette planète et vous pouvez entrer en contact avec le soleil, les étoiles, la lune les collines, le chant des oiseaux. Vous sentez la vie en vous et autour de vous.

Les miracles à chaque pas

On sait très bien que les merveilles de la vie sont là disponibles à chaque instant et partout, qu’être en vie est déjà un miracle, qu’être en train de faire des pas dans la pleine conscience sur cette magnifique planète est déjà un miracle.

Nous pratiquants au Village des Pruniers nous appartenons à une école qui s’appelle Linchi et le maître Linchi a dit ceci : « le miracle c’est de marcher sur terre » ce n’est pas de marcher dans les nuages ou sur la braise ou bien sur la surface de l’eau mais le miracle c’est de marcher sur terre. Chaque pas doit être un miracle et chaque pas doit vous aider à entrer en contact avec tout les miracles de la vie qui sont en vous et autour de vous.

Vous avez des yeux encore en bon état. Vous n’avez qu’à ouvrir les yeux pour entrer en contact avec le paradis des formes des couleurs, vos yeux sont des miracles, vous avez des oreilles qui vous permettent d’écouter, d’entendre le chant des oiseaux, les miracles sont partout en vous, autour de vous. Chaque cellule de votre corps est un miracle. Quand la pleine conscience vous habite l’orange que vous tenez dans votre main est un miracle. Vous êtes entouré de miracle et vous êtes un miracle vous-même mais à cause des soucis, de la peur, de la jalousie, du désespoir vous ne pouvez pas toucher ces miracles qui sont en vous et autour de vous et c’est dommage.

Pour moi le royaume de Dieu est une chose évidente, la terre pure du Bouddha est une chose évidente et vous pouvez entrer en contact avec le royaume de Dieu ou la terre pure du Bouddha dans l’instant présent. Le contact avec la vie réelle vous nourrit, vous transforme, vous guérit. La guérison se produit à chaque instant et c’est grâce à l’énergie de la pleine conscience générée par vous-même.La vie avec ses merveilles est disponible et les miracles de la vie sont toujours disponibles et vous pouvez entrer en contact avec ces merveilles là avec chaque pas que vous faites, la marche dans la pleine conscience, la méditation marchée c’est faisable avec un peu d’entraînement.

Moi je me promène chaque jour dans le royaume de Dieu, dans la terre pure du Bouddha. J’ai le temps pour le faire, je me nourris, je me transforme, je me guéris à l’aide de cette pratique et je voudrais que mes amis fassent cela aussi pour leur transformation , leur guérison. C’est pourquoi le troisième pilier de la pratique c’est la guérison à chaque pas.

La guérison à chaque pas

Quand vous êtes vraiment installé dans l’instant présent, quand vous avez relâché le passé, les regrets en ce qui concerne le passé, quand vous êtes capable de relâcher la peur en ce qui concerne le futur, vous êtes dans une position de détente, vous êtes en paix avec le moment présent. La vie est disponible seulement dans le moment présent , avec cette respiration, avec ses pas que vous faites vous sentez que la guérison prend place à chaque moment. Il y a de la tension dans votre corps, de la douleur dans votre corps et cette tension là, ce stress là sont à la fondation de toute maladie et si votre corps et votre esprit sont sous tension ce n’est pas facile de guérir. Le commencement de la guérison c’est de laisser aller la tension dans votre corps et dans votre esprit. Quand vous respirez en pleine conscience, il y a de la liberté en vous. Quand vous marchez en pleine conscience vraiment installé dans le moment présent alors les griffes des soucis, de la peur, de la colère vous épargnent. Chaque inspiration, chaque expiration et chaque pas dans la pleine conscience deviennent un élément de guérison pour votre corps et votre esprit c’est pourquoi vous sentez la guérison prenant place à chaque pas. C’est parce que je marche dans le royaume de Dieu avec détente, avec joie que je sens que je suis nourri, que je suis guéri à chaque moment. Marchez en telle sorte que vous sentiez la guérison prendre place à chaque pas. Il vous faut un petit peu d’entraînement et comme cela vous pouvez marcher dans le royaume de Dieu, dans la terre pure du Bouddha sans soucis, sans peur et chaque pas vous guérit, chaque pas vous nourrit.

Si vous êtes en contact avec la vie vous allez être en contact avec les miracles de la vie. Vous pouvez ressentir que la guérison prend place à chaque instant. C’est une chose très simple, faisable, ça dépend de vous. Si vous voulez vraiment le faire, vous pouvez le faire. Ce ne sont pas des déclarations à faire, ce sont des choses à réaliser. La vie est là, je suis habité par la vie. La vie est en moi, la vie est autour de moi. C’est une merveille, c’est un miracle, je souris à la vie.

La détente, la liberté à chaque pas

Les énergies comme la colère, le désespoir, la peur, la violence sont des choses qui vous empêchent d’entrer en contact avec cette paix, cette liberté en vous. Quand vous êtes capable de vous installer dans l’instant présent, de toucher la vie avec ses merveilles, vous devenez une personne libre et cette liberté est la base de tout bonheur. On ne parle pas de liberté politique ici.

Cette liberté c’est la liberté en ce qui concerne la peur, le désespoir, la colère, les soucis, les griffes qui vous prennent et qui vous empêchent de vivre votre vie. La liberté, c’est la liberté de ces griffes là. Il faut laisser aller ces soucis, cette peur, ce désespoir et comme vous savez déjà comment entrer en contact avec la vie, avec ses merveilles, les miracles de la vie, que vous savez déjà entrer en contact avec la guérison qui prend place à chaque moment alors la liberté est une chose possible.

Vous marchez comme une personne libre, comme un Bouddha et quand vous marchez comme une femme, un homme libre, la guérison, la transformation prend place à chaque instant. Cette liberté est la preuve de votre bonheur véritable. Il n’y a pas de bonheur véritable sans cette liberté. Vous êtes libre de vos soucis, de votre peur, de votre désespoir.

C’est un exercice que vous pouvez utiliser dans la marche méditative, c’est un exercice que vous pouvez faire aussi pendant l’assise méditative et au lieu de dire « la vie à chaque pas » vous dites, « la vie à chaque inspiration », « la vie à chaque expiration », « les miracles à chaque inspiration », « les miracles à chaque expiration », « la guérison à chaque inspiration », « la guérison à chaque expiration », « la liberté à chaque inspiration », « la liberté à chaque expiration ». Pour vous guérir le médecin peut prescrire des médicaments mais si vous avez encore beaucoup de peur, beaucoup de soucis, beaucoup de tension dans votre corps, dans votre esprit, la guérison sera très difficile alors il faut utiliser ceci pour pouvoir vous nourrir, vous guérir. La pratique c’est entrer en contact avec la vie réelle.

Pratiquer avec la colère

Lorsque la colère monte, la méditation marchée peut être très utile.
Essayez de réciter ce poème lorsque vous marchez :

En inspirant je sais que la colère est en moi.
En expirant je sais que cette sensation est désagréable.

(Ensuite, après un certain temps) : En inspirant, je me sens calme
En expirant, je me sens maintenant suffisamment fort pour m’occuper de cette colère.

Jusqu’à ce que vous vous sentiez suffisamment calme pour regarder dans cette colère, réjouissez vous simplement de votre respiration, votre marche et la beauté de l’extérieur. Après un certain temps la colère va diminuer et vous vous sentirez assez fort pour la regarder, essayer d’en comprendre ses causes et commencer le travail de transformation.

Marcher pour avoir paix et joie

Vous pouvez pratiquer la méditation marchée avec quelqu’un, bien entendu en silence. Mais l’idéal est de marcher seul, ce qui permet de mieux se concentrer, et mieux « visualiser ». Je me lève tôt tous les matins pour pratiquer la méditation marchée et je le fais également dans la journée, dès que j’ai dix minutes ou une demi-heure de libre. La méditation marchée nous apporte joie et paix, pleine conscience et bonheur. Utilisez tous les chemins de cette planète pour la pratiquer. Si vous ne le faites pas, ce serait vraiment dommage pour vous, pour moi et pour la vie des autres êtres humains, comme des autres espèces vivantes.

Pendant les premiers temps, en marchant lentement, vos pas peuvent chanceler comme ceux d’un petit enfant. Suivez alors votre respiration, concentrez-vous sur vos pas et vous verrez qu’ils deviendront plus stables. Avez-vous remarqué les pas de bœufs et ceux d’un lion lorsqu’ils marchent lentement ? Le bœuf fait des pas très précis, très posés, ceux du lion sont souples et gracieux ; quand vous serez habitué à pratiquer la méditation marchée, vos pas seront eux aussi précis, posés et souples.

Pour que toutes les espèces en tirent profit

L’air du dehors est pur et frais, surtout tôt le matin et tard le soir. Aucune source d’énergie n’est aussi riche que cet air pur. Quand vous pratiquez la méditation marchée, vous absorbez régulièrement cet air pur et vous constatez que vous devenez petit à petit plus fort, plus équilibré tant physiquement que mentalement Si vous pratiquez la méditation marchée avec régularité, vous verrez le changement s’opérer dans votre vie quotidienne.

Vos gestes deviendront plus doux et plus conscients ; dans vos relations avec autrui, dans vos observations et vos décisions vous serez plus calme, plus profond et plus compatissant. Toutes les espèces, de près ou de loin, grandes ou petites, depuis les astres célestes jusqu’aux insectes, jusqu’aux bourgeons des feuilles, tireront profit de vos pas.

Choisissez les Bodhisattvas comme compagnons de route

La méditation marchée nous permet d’ouvrir les yeux sur toutes les merveilles de l’univers, de transformer notre monde d’afflictions en Terre Pure, de nous débarrasser de nos ennuis et soucis, d’avoir paix et bonheur. Mais elle nous montre aussi clairement toute la souffrance, les douleurs et les peines de ce monde. Quand on est en état d’éveil, on voit le vrai visage de la vie. Je disais souvent à mes étudiants : « Comment voulez-vous voir votre « vrai visage » si vous ne voyez pas ce qui se passe devant vos yeux et autour de vous ? Ce n’est pas en fermant les yeux que vous le verrez. Au contraire, il faut les tenir grand ouverts, il faut se tenir éveillé devant la réalité de la vie, c’est-à-dire qu’il nous faut voir notre vraie nature. Le sentier parfumé le long des champs de blé, les chemins bordés de saules, de noisetiers frais et ombrageux, les parcs et les sous bois couverts de feuilles jaunes et rouges…ce sont là des chemins à votre disposition pour que vous y pratiquiez la méditation marchée. Appréciez-les. Ces chemins ne vous mèneront pas vers l’oubli mais vous dirigeront vers l’Eveil, pour que vous voyiez la vraie nature de la souffrance du monde. A ce moment-là vous pourrez pratiquer votre méditation sur tous les chemins de la vie. Une fois éveillé, vous n’hésiterez plus à vous engager dans ces chemins. Vous souffrirez, bien entendu, mais cette souffrance ne proviendra pas de vos ennuis personnels, de vos soucis ou de vos craintes. Vous souffrirez au contraire pour toute l’humanité et pour toutes les autres espèces. Vous souffrirez car vous les aimerez de l’amour d’un Eveillé, c’est-à-dire de l’amour d’un bodhisattva. En chinois, on traduit le mot bodhisattva par celui qui est éveillé. Alors ceux qui suivent le même chemin que vous sont aussi des bodhisattvas.

Laisse Bouddha Respirer

Laisse Bouddha respirer
Je n’ai pas à respirer
Laisse Bouddha marcher
Je n’ai pas à marcher

Bouddha respire, je me mets dans son souffle
Je jouis de la respiration
Bouddha marche, je me mets dans sa marche
Je jouis de la marche

Bouddha est la respiration, le souffle,
Je suis la respiration, le souffle
Bouddha est la marche,
Je suis la marche

Pas de « respirant », personne pour respirer,
Il n’y a que la respiration, le souffle.
Pas de marcheur, personne pour marcher,
Il n’y a que la marche.

La paix en respirant, la paix en marchant.
Le bonheur en respirant, le bonheur en marchant.
La paix est respiration, la paix est marche,
La respiration est paix, la marche est paix.

Le bonheur est respiration, le bonheur est marche,
La respiration est bonheur, la marche est bonheur.

Marche Méditative

Prends ma main.
Nous marcherons.
Nous ne ferons que marcher.
Nous prendrons plaisir à notre marche
Sans penser arriver nulle part.

Marche en paix.
Marche avec bonheur.
Notre marche est une marche de paix.
Notre marche est une marche de bonheur.

Ensuite nous apprenons
Qu’il n’y a pas de marche de paix ;
Que la paix est la marche ;
Qu’il n’y a pas de marche de bonheur ;
Que le bonheur est la marche.

Nous marchons pour nous-mêmes.
Nous marchons pour chacun
Toujours main dans la main.

Marche et touche la paix à chaque instant.
Marche et touche le bonheur à chaque instant.

Chaque pas apporte une brise fraîche.
A chaque pas une fleur s’épanouit sous nos pieds.
Embrasse la Terre avec tes pieds.
Imprime ton amour et ton bonheur sur la Terre.

Quand nous nous sentirons suffisamment en sécurité
La terre sera sauvée.


- Source : Wake Up

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