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Les Cultes afro-brésiliens

mardi 2 février 2010

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LES CULTES AFRO-BRÉSILIENS


« Une religion est aussi vraie qu’une autre. »

- (Robert Burton)

Le culte Afro-brésilien, est apparu dans la patrie de l’évangile avec la venue des esclaves africains pendant la période de la découverte et de la colonisation. Il est en réalité une religion introduite au Brésil par les esclaves africains polythéistes, il s’est propagé dans toutes les régions de la nation brésilienne. Originaires du Nigeria et du Bénin pays dans lesquels des croyances nouvelles ou ancestrales mythiques ou réelles étaient divinisées lors de cultes secrets ou publics.

Actuellement avec la dérivation vers diverses sectes découlant du Candomblé et qui présentent des influences étrangères a sa culture « bantou » du spiritisme rituels et mythes de peuplades indigènes, il est difficile de remonter aux sources originelles.

C’est justement ce que je vais éclairer à travers cet écrit.

Ce culte, a longtemps dû se pratiquer en secret il était punit et combattu, l’église interdisait aux esclaves de pratiquer leurs propres cultes et imposait la religion catholique comme étant la seule reconnue.

De là est naît le syncrétisme qui nous conduit aux identifications des divinités africaines aux saints catholiques :

  • OGUM = Saint George
  • OXONIEN = Saint Sébastien
  • XANGÔ = Saint Jean Saint Pierre
  • IEMANJÀ = Notre Dame des Navigateurs
  • OXÙM = Notre Dame de la Conception
  • IANSÃ = Sainte Barbe
  • OMULÙ = Saint Lazare.

Problématique du syncrétisme religieux Afro-brésilien à travers l’étude d’une divinité africaine :

  • EXU et à partir de l’analyse de sa représentation symbolique et des pratiques du culte Umbanda, consacré à cette divinité. L’ambiguïté d’Exu comme symbole des forces négatives (offensives et destruction) et en même temps positives (défense et protection), traduit les contradictions inhérentes aux conflits humains.

Au brésil Exu fut clairement identifié au Diable chrétien par les premiers missionnaires qui en firent le symbole du mal et de la haine. Irascible, provoquant des disputes, astucieux, orgueilleux et indécent. Ni complètement mauvais ni complètement bon.

Il réagit généreusement quand on le traite comme un roi et un profond respect, mais il se venge avec la plus grande férocité si on bâcle le rituel.

Il est invoqué sous diverses appellations, en fonction de ce qui lui est demandé et du culte qui le vénère ; Elegbà ou Elegbarà, Alaketu, Odara, Agbô, Ibarà ou Barà, Lalu, Akessan, Ijelu « celui qui régit la naissance et la germination », Lonan « gardien des croisées et chemins », Ibarabô, Yangi, Baraketu « gardien des porches, portes et portails », Ian « Padê (gardien des cérémonies) »

Nombreux pratiquants disent que le culte est spirituel, ce qui ne coïncide en rien avec la réalité, puisque le mot spiritisme est apparu avec la doctrine spirituelle de Allan Kardec, en France.

Autre pratique, de Candomblé Cabocle, connu aussi comme local de culte du Candomblé et sa liturgie de hiérarchie individuelle ou même une croyance.

Le Candomblé Cabocle est une forme simplifiée du Candomblé dans lequel on trouve des influences indigènes, de la magie noire africaine et européenne.

Dés la fin du 19ème siècle le Candomblé Cabocle trouve ses sources dans des éléments Bantous, des mots du jargon actuel de la Umbanda (religion Afro indienne européenne regroupant les croyances des différents peuples fondateurs du brésil actuel noirs, indiens et européens).

Elle se présente fractionnée en des dizaines de groupes qui englobent des influences ésotériques, kabbalistiques, Orientales, et Catholiques.

A différencier cependant de la Quimbanda qui elle vient du mot « guérisseur » alors que Umbanda signifie : « art de soigner ». La Quimbanda prend sa source dans le Quimbundo qui est un mélange de dialectes africains, créé par le gouvernement pour être enseigné dans les écoles des colonies portugaises afin que tous les Angolais puissent se comprendre dans les régions tribales d’Angola et du Mozambique.

Quim ou Kin veut dire en langage africain : « médecin ou grand sacerdoce » des cultes Bantous. Banda veut dire : « lieu ou ville ». En Angola cela signifie « l’art de faire des sortilèges ».

La Umbanda Blanche est le culte Umbandiste qui ne travaille que pour le bien dans lequel on n’utilise que des robes rituelles simples et blanches.

On parle alors de Umbanda de Blanc, Umbanda de Charité, Umbanda de Ligne Blanche. La Umbanda Angola est le culte Umbandiste le plus influencé par le Candomblé d’origine et de rite angolais tel que le Culte Omolocô.

Il existe des différences entre le Candomblé, la Umbanda, et la Macumba, dont découle la Umbanda actuelle (Candomblé, dévié de sa première fonction religieuse) ; cette dernière est un syncrétisme né a Rio de Janeiro aux alentour du 20ème siècle et probablement dérivé de la Kabbale.

Dans les fondements, la Macumba crée en une source universelle, un Dieu suprême connu sous le nom de Olorum ou Zambi, il existe une obédience aux valeurs humaines, entre eux il y a fraternité et charité.

Elle intègre aussi le culte aux Orixàs comme manifestations divines. Il existe nombreuses autres doctrines et cultes qui varient d’un état à l’autre d’un pays à l’autre.

CANDOMBLÉ, QUIMBANDA, UMBANDA, MACUMBA

Candomblé, Quimbanda (ou Kimbanda), Umbanda sont les principales dénominations entre les religions Afro-brésiliennes. Certains refusent à ces croyances le statut de « religion » parce qu’elles ne rentrent pas dans l’idée de la « religion officielle » mais aussi, parce que elles sont pratiquées par des minorités sociales.

Au recensement de 2000, au sein d’une population dépassant plus de 160 millions d’habitants, environ cinq mille vingt cinq personnes se déclarent adeptes du Candomblé et de la Umbanda, cependant nombreux autres milles de « non adeptes » fréquentent les lieux de culte et de rituels comme clients.

Les chiffrent révèlent que l’on compte plus de Umbandistas (adeptes de la Umbanda) que de Candomblezistas 397.431 mille contre 127.582 mille. La majorité représentée par le sexe féminin…méditons !...

Le Candomblé comme agence de services magiques, offre au non-adepte, la possibilité de trouver des solutions pour des problèmes irrésolubles par d’autres moyens que ceux conventionnels et sans implication dans la religion, le travail ne se paye que si il donne des résultats et le client donne ce qu’il peut, cela peut être de l’argent mais aussi de la nourriture ou un objet personnel etc ...

Le Client est consommateur de service magique, qu’offre aussi la religion principale aux non-croyants moyennant finance se sont des tarifs fixes et uniquement payement en argent.

En 2001, Ricardo Mariano (dans : Néo-pentecôtistes –Sociologie du nouveau pentecôtisme au Brésil), analysant l’expansion des évangéliques, dans sa thèse de doctorat, fit une découverte sensationnelle.

Les religions Afro-brésiliennes perdent des fidèles au profit des églises Pentecôtistes, les évangéliques, voire même les Pasteurs s’approprient des rituels du candomblé ou les adaptent, tels que les bains de décharges des mauvaises énergies, les bains avec la rose blanche, certaines sympathies (petits sortilèges blancs) et joignent tout cela à l’invocation de Jésus Christ !

On remarque que la perte de fidèles se doit au rétrécissement de la Umbanda. Etant donné que la croissance du Candomblé ne suffit pas à compenser les pertes Umbandistas, l’ensemble se fléchit et décline face à la montée du Pentecôtisme.

Dans la croyance populaire, surtout celle de ceux peu informés sur ces religions, Candomblé, Kimbanda, Umbanda veulent dire la même chose : « Macumba » comme si il n’y avait aucune différence entre leurs théologies, liturgies et origines historiques.

Cependant, une l’étude des théologies, bien que succincte à ce sujet, révèle que les trois ne peuvent être confondues, au contraire, elles différent significativement en leurs caractéristiques essentielles et l’unique point commun est l’adoption d’éléments de la culture religieuse Afro-brésilienne, et par Brésilienne entendons bien, Catholicisme dans le moule colonial Portugais.


DIFFÉRENCES DANS LES GRANDES LIGNES

Candomblé, Quimbanda ou Kimbanda, Umbanda et Macumba se distinguent par :

  • 1. par la nature des entités adorées et, ou invoquées
  • 2. par le déroulement du culte
  • 3. par les éléments culturels composants du syncrétisme,
  • 4. et finalement par l’usage fait des forces métaphysiques actionnées

En considérant ces aspects, on remarque, immédiatement que le Candomblé est plus emphatique que les trois autres.

Dans le Candomblé, les vénérés, les Orixàs, sont considérés comme des Dieux. Dans la Quimbanda et la Umbanda, les Orixàs sont considérés comme simples esprits ancestraux.

Les Ancêtres (Preto Velho) sont vus comme des trépassés des personnes vraiment mortes, sages ou encore pervers. Se sont des esprits qui descendent dans le culte (évocations sans incorporation) ou ils incorporent dans les personnes (invocations) afin d’interagir dans le monde des vivants.

Le Candomblé, à des Dieux depuis leurs origines en terre Africaine.
Ils sont aussi des Ancêtres cependant leur ancienneté remonte à des temps immémoriaux.
Ils sont comme des héros et Dieux Grecs, grand rois, guerriers et personnages qui deviennent des mythes, ils ont été mystifiés et ainsi ils ont pu atteindre la condition de divinités.
Le même processus qui a donné origine au panthéon gréco-romain.
Bien au delà de la fantaisie populaire, les Dieux Grecs eux aussi ont été des personnages créateurs de Civilisations.

La Umbanda revendique des propos dirigés ver le « bien » avec un discours clairement Chrétien.
La Quimbanda, est fortement associée à la magie noire et travaux occultes pour le « mal » de surcroît elle se sert des esprits humains désincarnés comme la Umbanda, mais elle se sert aussi de non humains comme des larves (créations du mental de sacerdoces magiciens), de démons (esprits obsédants) et d’éléments.

L’écrivain José Romero Romeiro Abrahão écrit : « la Quimbanda est un culte magique les entités, pernicieuses, dénommées Exùs, Quimbandeiros…
En général la Quimbanda n’est utilisée que pour le mal de quelqu’un ou alors pour soumettre une personne à la volonté d’une autre »

La Macumba : du Quimb Ma’kôba, désignation générique des cultes syncrétistes afro-brésiliens dérivés de pratiques religieuses, et des divinités des peuples Bantous, influencées par le Candomblé e avec des éléments amérindiens, du Catholicisme de l’Occultisme.

La première origine du nom Macumba vient d’une sorte d’instrument à percussion le « reco reco » d’origine africaine qui donne un son de râpe. Le rituel de ce culte, est une relation impropre de la Umbanda Blanche à de la magie noire ou de la sorcellerie, son concept est tant enraciné dans la culture populaire brésilienne que des expressions telles « xô macumba » et « chuta » (qui est la Macumba démontrant le désacrement du mauvais sort, sont couramment employées dans le langage.

Les superstitions en ce sens sont si grandes que même pour la coupe du monde, des sites ont été créés afin d’effrayer la malchance.

Populairement le mot Macumba est utilisé pour désigner les cultes syncrétiques afro-brésiliens arrivés avec les esclaves tels que les Bantous, le Candomblé et la Umbanda.

Cependant bien que la Macumba soit confondue avec les deux autres, les pratiquants et suiveurs de ces religions récusent l’utilisation du mot Macumba pour les désigner.
Ce terme a d’autres significations connues et on dit plutôt Macumba que Candomblé à Rio de Janeiro, et inversement à Bahia.

Dans le langage populaire elle est plutôt identifiée à l’utilisation du Ebo (mot bahianais signifiant Candomblé) ainsi qu’aux sorts, sympathies, enchantements, travaux occultes. Le mot s’utilise de manière péjorative pour se référer o Candomblé de Rio de Janeiro il désigne les offrandes déposées aux croisements de chemins.

La Macumba est connue à Rio comme le Ebo à Bahia
Les cultes d’origine africaine a Rio s’appelaient Candomblé, comme a Bahia, on lui reconnaissait deux sections principales :
les Orixàs des cultes Nagôs et ésotériques,
et les cultes musulmans (Maliens) introduits par les esclaves.

Plus tard l’appellation est devenue « Macumba » pour être récemment remplacé par Umbanda.

Un demi siècle plus tard les traditions Maliennes ont disparu au profit des influences Nagôs celles-ci se divisant en terreiros (terriers) et tendas (tentes).

LE CANDOMBLE AU BRÉSIL

Le Candomblé souvent associé au Vaudou, trouve son origine avec l’arrivée des noirs sur le continent sud américain.

Il est normalement une cérémonie primitive, religieuse.

Mais on trouve dans le Candomblé et sa pratique des invocations accompagnées de sacrifices animaux, des invocations pour le bien, mais aussi pour le mal.

Lors des cérémonies des travaux peuvent être faits a des fins personnelles par des personnes qui monnayant finance souhaitent améliorer leur vie trouver l’amour, gagner de l’argent ou encore se soigner ou soigner un tiers même si cela doit passer par un travail de magie et de rituels qui nuiraient à d’autres personnes.

Le savoir ayant été transmit oralement puisque il était interdit aux esclaves de lire et d’écrire à été détourné de sa première fonction religieuse il est bien que apparenté à de la magie, sous certains aspects très différent et à la fois très proche du vaudou en fonction du rituel pratiqué, et du travail demandé.

Candomblé est un mot africain qui signifie « danse », c’est une danse religieuse, d’origine africaine dans laquelle les « initiés » réverencient où prient les « Orixàs ».

La danse est pourtant, une invocation.

Elle est pratiquée principalement par des personnes de sexe féminin, on les appelle les « Sambas ».

Les hommes peuvent aussi prendre part à la danse mais ce sont les femmes qui ont le plus grand effet invocateur.

Le mot Candomblé désigne maintenant le culte aux Orixàs.

Orixà (prononcer Oricha) est un terme d’origine africaine désignant les forces cosmiques et vivantes de la nature, divinisées par les hommes primitifs, qui les invoquaient. Par exemple : les océans, les forêts, les fleuves, l’amour, les vents etc.

Écrire pourtant est une force de la création divine c’est une manifestation d’Olorum.
La Nature est une manifestation matérielle des Orixàs. Olorum le créateur, est tout il n’a pas de représentation, ni de fétiches.
Il est infini. Il est le père de la Création Universelle. Il correspond à l’idée de Dieu.


Commentaire de Ashaninka

Source : lobservateurdudouaisis.pointscommuns.com

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