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Et si nous parlions d’écologie relationnelle ! - Jacques Salomé

mardi 21 octobre 2008

Langues :

Jacques Salomé
Et si nous parlions d’écologie relationnelle !

Il y a une relation très étroite entre l’écologie qui tente de prendre en compte d’une part, notre relation avec les ressources de la planète Terre et d’autre part l’équilibre à préserver entre toutes les espèces vivantes dans leurs relations à l’homme et l’écologie relationnelle qui défendrait des relations sans violence, plus conviviales et apaisées entre les humains.
Il ne suffit plus de prendre soin de la vie qui nous entoure, encore faudra-t-il apprendre à préserver, à vivifier celle qui nous habite.

L’homme a toujours été un prédateur. Un prédateur incroyablement redoutable vis - à - vis de son environnement, de ses semblables et surtout vis - à - vis de lui même.

Il y a donc un parallèle étonnant à faire, entre notre relation à la planète Terre et l’évolution de la communication humaine depuis les débuts de l’humanité. C’est ce que je vais tenter de dire en quelques mots. Durant des siècles, nous avons eu, nous les humains, une relation d’exploitation et d’asservissement à l’égard de cette planète qui nous a accueillis il y a quelques millions d’années. Une relation de maltraitance et de violence qui n’a cessé de se dégrader depuis le siècle dernier, avec une accélération soudaine dans les dernières décennies. Même si certains Etats ont pris conscience de cette malfaisance et tentent de limiter la production des produits toxiques et de favoriser le recyclage des déchets qui polluent les océans et les dernières zones protégées. Nous avons utilisé, asservi, violenté non seulement les ressources de cette planète mais aussi remis en cause son équilibre, en maltraitant et modifiant quelques uns de ses échanges avec l’univers.
Nous avons, avec beaucoup de ténacité et de créativité « consommé » la plupart des ressources de cette planète à l’intérieur d’une relation dévitalisante et agressante pour elle.

Tant que nous l’exploitions avec une charrue à soc de bois, tiré par deux boeufs paisibles, la couche d’humus n’était pas trop maltraitée. Mais un de mes fils a payé une partie de ses études aux USA, pour devenir pilote, en répandant des semences en avion sur des milliers d’hectares et non seulement des semences mais aussi des engrais et des pesticides !

On peut dire qu’il a, à lui seul, plus agressé la planète que cent générations de paysans de la Haute Garonne où je suis né.
Un processus identique s’est déroulé, avec une accélération soudaine au cours du dernier siècle, dans la dégradation des relations que nous avons à l’égard de nous mêmes et envers nos semblables.

On pourrait parler de l’implantation subtile et quasi généralisée d’un véritable terrorisme relationnel qui se développe parfois dans les relations proches fondé sur l’impérialisme des attentes, l’urgence à satisfaire certains désirs, sur la prédominance des relations dominants-dominés, sur la tentation toujours récurrente d’une mise en dépendance des femmes, sur l’exploitation jamais comblée du plus faible. On pourrait parler d’un terrorisme économique s’appuyant sur la puissance manipulatrice des grandes multinationales, d’un terrorisme mental entretenu par les abus de la publicité, d’un terrorisme sur l’imaginaire nous dépossédant et s’appropriant nos rêves par le conditionnement consumériste, d’un terrorisme religieux (il arrive ou revient) qui tente de nous imposer des croyances et des pratiques liée à tel ou telle religion.

Tout le travail de conscientisation qui se fait depuis quelques années autour de l’écologie, pourrait être complété par celui d’une écologie relationnelle susceptible de favoriser des échanges en réciprocité, de proposer une éducation aux relations humaines dans laquelle les besoins relationnels seraient respectés. Il nous faudrait pour cela accepter de nous former, de mettre en pratique des règles d’hygiène relationnelles repérables, transmissibles pour apprendre à mettre en commun dans le respect de chacun.

Je ne sais si la VIE arrivera à nous suivre ? Tout se passe comme si l’accélération technologique allait plus vite que l’accélération de nos prises de conscience ! Mais nous pouvons quand même essayer !

Derniers ouvrages parus :
- Et si nous inventions notre vie ?
- N’oublie pas l’éternité
- Vivre avec les autres chaque jour la vie

Site : www.j-salome.com




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