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Ajahn Chah — La Clé de la Libération (partie 1)

mercredi 15 juin 2016

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Dans le Bouddhisme, la première raison pour laquelle
nous étudions le Dhamma (la Vérité) est trouver le moyen de
transcender la souffrance et atteindre la paix. Que vous étudiiez
les phénomènes physiques ou mentaux, la citta (esprit ou
conscience) ou les cetasika (facteurs mentaux), ce n’est que
lorsque vous prenez la libération de la souffrance comme votre
but ultime, plutôt que n’importe quoi d’autre, que vous serez en
train de pratiquer de la façon correcte.


LA CLÉ DE LA LIBÉRATION
par le Vénérable Ajahn Chah


C’est parce que la
souffrance et ses causes existent déjà ici et maintenant.
En contemplant la cause de la souffrance, vous devez
comprendre ceci : quand ce que nous appelons l’esprit est
calme, il est dans un état de normalité. Dès qu’il bouge, il
devient sankhara (ce qui est façonné ou fabriqué). Lorsque
l’attirance apparaît dans l’esprit, c’est sankhara. S’il y a le désir
d’aller ici et là, c’est sankhara. Tant que vous n’êtes pas
attentifs à ces sankharas, vous aurez tendance à courir après
et à être conditionnés par eux. Où que l’esprit se meuve, il
devient sammuti-sankhara – imbriqué dans le monde
conditionné – à ce moment. Et ce sont ces sankharas – ces
mouvements de l’esprit – que le Bouddha nous a enseigné à
contempler.

Chaque fois que l’esprit bouge, il est aniccam
(impermanent), dukkham (souffrance, insatisfaction) et anatta
(non soi) . Le Bouddha nous a appris à observer et contempler
ceci. Il nous a appris à contempler les sankharas qui
conditionnent l’esprit. Contemplez-les à la lumière de
l’enseignement de paticcasamuppada (la loi des origines
interdépendante, ou chaîne de la production conditionnée) :
avijja (l’ignorance) conditionne sankhara (les formations
karmiques) ; sankhara conditionne viññana (la conscience) ;
viññana conditionne nama (le mental) et rupa (la matière) ; et
ainsi de suite.

Vous avez déjà étudié et lu des livres à ce sujet, et ce qui
y est présenté est en soi correct, mais en réalité vous n’êtes
pas capable de suivre ce processus à mesure qu’il se produit
dans les faits. C’est comme tomber d’un arbre : en un éclair,
vous êtes tombés du sommet de l’arbre jusqu’au sol, et vous
n’avez aucune idée du nombre de branches qui ont passé
pendant la chute. Lorsque l’esprit fait l’expérience d’un
arammana (objet de l’esprit) et se trouve attiré par lui, tout à
coup vous faites l’expérience d’une bonne humeur sans être
conscient des causes et des conditions qui l’ont engendré. Bien
sûr, à un niveau le processus se déroule selon la théorie décrite
dans les écrits, mais en même temps il va au-delà des
limitations de la théorie. En réalité, il n’y a aucun signe qui vous
dit que maintenant c’est avijja, maintenant c’est sankhara,
ensuite c’est viññana, là c’est nama et rupa et ainsi de suite.
Ces érudits qui voient ça de cette manière n’ont pas l’occasion
de lire la liste en même temps que le processus se déroule.
Bien que le Bouddha ait analysé un moment de conscience et
ait décrit toutes les différentes parties qui le composent, pour
moi c’est plus comme tomber d’un arbre – tout se déroule si vite
que vous n’avez pas le temps de vous rendre compte jusqu’où
vous êtes tombés et où vous en êtes à n’importe quel moment donné. Ce que vous savez c’est que vous avez heurté le sol d’un coup sourd, et que ça fait mal !


Ce qui a lieu dans l’esprit est similaire. Normalement,
lorsque vous faites l’expérience de la souffrance, tout ce que
vous voyez vraiment c’est le résultat final, qu’il y a de la
souffrance, de la douleur, du chagrin et du désespoir présents
dans l’esprit. Vous ne savez pas vraiment d’où ça vient – ce
n’est pas quelque chose que vous trouverez dans les livres. Il
n’y a aucun endroit dans les livres où sont décrits les détails
complexes de votre souffrance et ses causes. La réalité suit le
même cours que la théorie exposée dans les écrits, mais ceux
qui ne font qu’étudier les livres et ne les dépassent jamais sont
incapables de suivre ces choses telles qu’elles arrivent dans la
réalité.

Ainsi le Bouddha a enseigné à demeurer comme « ce qui
sait » et de simplement être témoin de ce qui apparaît. Une
fois que vous avez entraîné votre attention à demeurer comme
"ce qui sait" et avez examiné l’esprit et les facteurs mentaux,
vous verrez l’esprit comme anatta (non-soi).Vous verrez qu’au
fond toute formation mentale et physique sont des choses dont
il faut lâcher prise et il vous sera clair que c’est idiot de s’y
attacher ou d’y accorder une importance excessive.
Le Bouddha ne nous a pas appris à étudier l’esprit et les
facteurs mentaux pour s’y attacher, il a simplement enseigné à
les connaître comme aniccam, dukkham, anatta. L’essence de
la pratique bouddhiste est alors d’en lâcher prise et de les
mettre de côté. Vous devez établir et soutenir une conscience
de l’esprit et des facteurs mentaux comme ils apparaissent. En
fait l’esprit a été élevé et conditionné à se détourner de cet état
naturel d’attention, donnant lieu à des sankhara qui le
concoctent et le façonnent d’avantage. Il s’est donc habitué à
l’expérience d’une prolifération mentale constante et à toutes sortes de conditionnements, à la fois sains et malsains. Le
Bouddha nous a enseigné à lâcher prise de tout ça, mais avant
de pouvoir commencer à lâcher prise, il vous faut d’abord
étudier et pratiquer. Ceci est en accord avec la nature – la
manière dont sont les choses. L’esprit est juste comme ça, les
facteurs mentaux sont juste comme ça – c’est simplement
comme ceci.

Considérez magga (le Noble Octuple Chemin), qui est
fondé sur pañña ou la Vue Correcte. S’il y a la Vue Correcte il
s’ensuit qu’il y a l’Intention Correcte, la Parole Correcte, l’Action
Correcte, le Mode de Vie Correcte et ainsi de suite. Ceux-ci
impliquent tous nécessairement des facteurs mentaux qui
naissent de la connaissance. La connaissance est comme une
lanterne. S’il y a la Connaissance Correcte, chaque aspect du
chemin en sera imprégné, donnant naissance à l’Intention
Correcte, la Parole Correcte et ainsi de suite, tout comme la
lumière d’une lanterne illuminant le chemin sur lequel vous
devez voyager. Au bout du compte, quelle que soit l’expérience
que fasse l’esprit, elle doit prendre naissance dans la
connaissance. Si l’esprit n’existait pas, la connaissance ne
pourrait pas exister non plus. Voilà les caractéristiques
essentielles de l’esprit et des facteurs mentaux.
Toutes ces choses sont des phénomènes mentaux. Le
Bouddha nous a enseigné que l’esprit, c’est l’esprit – ce n’est
pas un être vivant, une personne, un « moi », un « nous » ou
un « eux ». Le Dhamma c’est le Dhamma – ce n’est pas un être
vivant, une personne, un « moi », un « nous » ou un « eux ». Il
n’y a rien qui soit substantiel. Quel que soit l’aspect de cette
existence individuelle que vous choisissiez, que ce soit par
exemple vedana (les sensations) ou sañña (la perception), on
en revient chaque fois aux cinq khandas (les agrégats). Il faut
donc lâcher prise de cela.

La méditation, c’est comme une planche de bois.
Disons que vipassana (la vision pénétrante) représente une extrémité
de la planche et que samatha (la concentration) représente
l’autre.
Si vous deviez soulever la planche, n’y a-t-il qu’une des
extrémités qui monterait, ou les deux ?
Evidemment , lorsque
vous soulevez la planche, les deux extrémités montent. Qu’estce
que le vipassana ? Qu’est-ce que le samatha ? Ils sont
l’esprit lui-même. D’abord l’esprit s’apaise par la pratique de
samatha, par le samadhi (la fermeté d’esprit). En développant
samadhi vous pouvez rendre l’esprit paisible. Toutefois, si cette
paix de samadhi disparaît, la souffrance apparaît. Pourquoi la
souffrance apparaît-elle ? Parce que le genre de paix qui vient
par samatha est elle-même samudaya (la Noble Vérité de
l’Origine de la Souffrance). C’est une cause pour qu’apparaisse
la souffrance. Malgré le fait qu’un certain état d’apaisement ait
été atteint, la pratique n’est pas encore terminée. Le Bouddha
l’a vu dans sa propre expérience, ceci n’est pas la fin de la
pratique.

Le processus du devenir ne s’est pas encore
complètement épuisé ; les conditions de naissance continuelle
existent encore ; la pratique de la Vie Sainte est encore
incomplète. Pourquoi est-elle incomplète ? Parce que la
souffrance existe encore. Il a donc repris le calme de samatha
et a continué à le contempler, en investiguant pour gagner en
vision pénétrante jusqu’à ce qu’il n’y soit plus attaché. Un tel
calme est une sorte de sankhara et fait encore partie du monde
des conditions et des conventions. S’attacher au calme de
samatha signifie s’attacher au monde des conditions et des
conventions, et tant que vous êtes attachés au monde des
conditions et des conventions, vous êtes attachés au devenir et
à la naissance. Cet acte de se délecter à la tranquillité de
samatha est un devenir et une naissance. Quand cette pensée
sans repos et agitée disparaît par la pratique de samatha,
l’esprit s’attache à la paix qui en résulte, mais c’est une autre
forme de devenir. Ca mène encore à une naissance de plus.
Le cycle du devenir et de la naissance apparut à nouveau
et, évidemment, le Bouddha en fut immédiatement conscient.

Le Bouddha résolut de contempler les causes derrière le
devenir et la naissance. Tant qu’il était incapable de
complètement comprendre la vérité de ce sujet, il continua à
utiliser l’esprit tranquille comme moyen pour pénétrer de plus
en plus profondément dans sa contemplation. Il réfléchit sur
toutes les formations qui apparaissaient, paisibles ou agitées,
jusqu’à ce qu’il vît enfin que toutes les conditions étaient
comme une boule de fer chauffée à blanc. Les cinq khandas
sont exactement comme ça. Quand un morceau de fer est
complètement chauffé à blanc, y en a-t-il une partie que vous
puissiez toucher sans vous brûler ? Y en a-t-il même une
seule qui soit froide ? Si vous essayiez de le toucher dessus,
sur les côtés, dessous, ou n’importe où, seriez-vous capables
de trouver un seul endroit qui soit froid ? Évidement il n’y aurait
aucune partie froide, car ce morceau de fer est chauffé à blanc
partout. De façon similaire, chacun des cinq khandhas est, au
contact, comme chauffé à blanc. C’est une erreur de s’attacher
aux états d’esprit calmes, ou de penser que le calme c’est vous
ou qu’il y a un soi qui soit calme. Si vous présumez que le
calme c’est vous, ou qu’il y a quelqu’un qui soit calme, ça ne fait
que renforcer l’idée qu’il y a une entité solide, un soi ou atta.
Mais ce sentiment de soi n’est qu’une réalité conventionnelle. Si
vous vous attachez à la pensée « je suis paisible », « je suis
bon », « je suis mauvais », « je suis heureux » ou « je souffre »,
ça veut dire que vous êtes pris dans davantage de devenir et
de naissance. C’est encore de la souffrance. Lorsque le
bonheur disparaît ça se change en souffrance. Lorsque la
souffrance disparaît ça se change en bonheur. Et vous vous
retrouvez pris à tourniquer sans cesse entre bonheur et
souffrance, ciel et enfer, incapable d’y mettre une halte.

Le Bouddha observa que son esprit était ainsi conditionné
et vit que les causes du devenir et de la naissance étaient
encore présentes, et la pratique encore inachevée. Par
conséquent il approfondit sa contemplation de la vraie nature
des sankharas – parce qu’une cause existe, il y a donc
naissance et mort, et ces caractéristiques de mouvements
d’aller et retour dans l’esprit. Il contempla ceci continuellement
afin de voir clairement la vérité des cinq khandas. Tout
phénomène physique et tout phénomène mental et tout ce que
pense l’esprit sont des sankharas.

Le Bouddha a enseigné
qu’une fois que vous avez discerné cela, vous lâcherez prise,
vous les abandonnerez. Ces choses doivent être connues
comme elles sont en réalité. Tant que vous ne connaissez pas
les choses selon la vérité vous n’avez pas de choix que de
souffrir. Vous ne pouvez pas les lâcher. Mais une fois que vous
avez pénétré la vérité et comprenez comment sont les choses,
vous voyez ces choses comme trompeuses. C’est ce que
voulait dire le Bouddha lorsqu’il expliquait qu’au fond, l’esprit
qui a vu la vérité de « comment sont les choses » est vide, il est
de façon inhérente démêlé de tout. Il n’est pas né en
appartenant à quelqu’un et il ne meurt pas en appartenant à
quelqu’un. Il est libre. Il est clair et radieux, libre de toute
implication avec des affaires et sujets extérieurs. La raison pour
laquelle il s’empêtre dans les affaires externes est qu’il est
induit en erreur par les sankharas et le sentiment de soi.

Le Bouddha nous a enseigné à regarder attentivement
l’esprit. Au début, qu’y avait-il ? Il n’y avait en fait rien. Le
processus de naissance et de devenir et ces mouvements de
l’esprit ne sont pas nés avec et ne meurent pas avec. Quand
l’esprit du Bouddha rencontrait des objets de l’esprit agréables,
il ne s’en ravissait pas. Au contact d’objets de l’esprit
désagréables, il ne leur est pas devenu contraire – parce qu’il
avait une connaissance claire et une vision pénétrante de la
nature de l’esprit. Il y avait la connaissance pénétrante que tous
ces phénomènes n’ont pas de véritable substance ou
d’essence propre. Il les vit comme aniccam, dukkham, anatta et
maintint cette vision pénétrante et profonde pendant toute sa
pratique.

C’est la connaissance, le fait de connaître, qui discerne la
vérité de comment sont les choses. La connaissance ne devient
pas ravie ou triste à cause des choses. La condition « d’être
ravi » c’est la « naissance » et la condition « d’être en
détresse » c’est la « mort ». S’il y a mort il doit y avoir
naissance, s’il y a naissance il doit y avoir mort. Ce processus
de naissance et de mort est vatta – le cycle de naissance et de
mort qui continue sans fin.

Tant que l’esprit du pratiquant est conditionné et ainsi
remué, il ne peut y avoir aucun doute quant à la présence des
causes du devenir et de la renaissance ; il n’y a pas besoin de
le demander à qui que ce soit. Le Bouddha contempla
minutieusement les caractéristiques des sankharas et comme
résultat pu les relâcher ainsi que lâcher prise de chacun des
cinq khandas. Il devint un observateur indépendant, simplement
en admettant leur existence et rien de plus. S’il faisait
l’expérience d’objets de l’esprit plaisants, il ne s’en entichait
pas, mais les regardait simplement et en restait conscient. S’il
faisait l’expérience d’objets de l’esprit déplaisants, il ne leur
devenait pas contraire. Et pourquoi cela ? Parce qu’il avait
discerné la vérité et donc les causes et les conditions de futures
naissances avaient été coupées. Les conditions soutenant la
naissance n’existaient plus. Son esprit avait progressé dans la
pratique au point de gagner confiance et certitude en sa propre
compréhension. C’était un esprit véritablement paisible – libre
de la naissance, du vieillissement, de la maladie et la mort. Il
était ce qui n’était ni cause ni effet, ni dépendant des causes et
effets ; il était indépendant du processus de conditionnement
causal. Il ne restait pas de causes, elles avaient été épuisées.
Son esprit avait transcendé la naissance et la mort, le bonheur
et la souffrance, le bien et le mal. Il était au-delà des limitations
des mots et des concepts. Il n’y avait plus aucune condition
pour donner naissance à l’attachement dans son esprit. Quoi
qu’il y ait en rapport à l’attachement à la naissance, à la mort et
au processus de conditionnement causal serait une matière de
l’esprit et des facteurs mentaux.

L’esprit et les facteurs mentaux font partie de la réalité. Ils
existent vraiment dans la réalité conventionnelle, mais le
Bouddha a vu que peu importe ce que nous connaissons à leur
sujet ou combien nous croyons en eux, nous n’en bénéficions
que peu. Ce n’est pas le moyen de trouver une vraie paix. Il a
enseigné qu’une fois que vous les connaissez, il vous faut les
reposer, y renoncer, en lâcher prise, parce que l’esprit et les
facteurs mentaux sont exactement ces choses qui vous
amènent à la fois à ce qui est faux et à ce qui est juste. L’esprit et les facteurs mentaux sont le monde. Le Bouddha a utilisé les
choses du monde pour observer le monde. Ayant observé la
façon dont les choses sont, il vint à connaître le monde et se
décrivit comme étant lokavidu – quelqu’un qui connaît
clairement le monde.

Samatha et vipassana doivent être développés en vous-mêmes
avant de pouvoir vraiment connaître la vérité. Il est
possible d’étudier les livres pour acquérir une connaissance
théorique de l’esprit et des facteurs mentaux, mais dans les
faits, vous ne pouvez pas utiliser ce genre de connaissance
pour éliminer la cupidité, la haine et l’illusion. Vous n’avez
étudié que les caractéristiques externes de la cupidité, la haine
et l’illusion et ne faites que décrire les différents traits des
souillures (kandha)… la cupidité est comme-ci, la haine est
comme-ça et ainsi de suite. Vous n’en connaissez que les
caractéristiques externes et les apparences superficielles, et ne
pouvez en parler qu’à ce niveau. Vous avez peut-être
développé la conscience et la vision pénétrante, mais la chose
importante est qu’en fait lorsque les souillures apparaissent
dans l’esprit, celui-ci en subit-il le contrôle et en prend-il les
traits ? Par exemple, quand vous rencontrez un objet de l’esprit
indésirable, une réaction se produit qui amène l’esprit à prendre
certaines caractéristiques. Vous attachez-vous à cette
réaction ? Pouvez-vous lâcher prise de votre réaction ? Une
fois que vous vous apercevez de l’aversion qui est apparue,
est-ce que « ce qui connaît » stocke cette aversion dans
l’esprit, ou l’ayant vu, « ce qui connaît » est-il capable d’en
lâcher prise immédiatement ?

Si, ayant fait l’expérience de quelque chose que vous
n’aimez pas, vous stockez tout de même de l’aversion dans
l’esprit, il vous faut ramener votre pratique à la case départ.
Parce que vous êtes encore en faute, la pratique n’est toujours
pas parfaite. Si elle atteint la perfection, l’esprit lâchera
automatiquement prise des choses. Regardez la pratique de
cette manière-là. Il vous faut vraiment regarder profondément dans votre esprit pour que la pratique devienne paccatam. Si
vous essayiez de décrire l’esprit et les facteurs mentaux en
termes du nombre de moments différents de conscience et de
leurs différentes caractéristiques d’après la théorie, ce ne serait
même pas suffisant. La vérité tient à bien plus que ça. Si vous
allez vraiment apprendre ces choses-là, vous devez acquérir
une vision pénétrante claire et une compréhension directe pour
les pénétrer. Si vous n’avez pas de vraie vision pénétrante,
comment ferez-vous pour dépasser la théorie ? C’est sans fin.
Vous devriez l’étudier indéfiniment.

Ainsi la pratique est-elle la chose la plus importante. Dans
ma propre pratique, je n’ai pas passé tout mon temps à étudier
toutes les descriptions théoriques de l’esprit et des facteurs
mentaux – j’ai observé « ce qui connaît ». Quand l’esprit avait
des pensées d’aversion, je demandais : « Pourquoi y a-t-il de
l’aversion ? ». S’il y avait de l’attrait, je demandais : « Pourquoi
y a-t-il de l’attrait ? ». C’est ça la façon de pratiquer. Je ne
connaissais pas tous les détails plus fins de la théorie et je n’ai
pas plongé dans un découpage analytique détaillé de l’esprit et
des facteurs mentaux. Je n’ai fait que pousser doucement à cet
unique point de l’esprit jusqu’à ce que je sois capable de régler
toute la question de l’aversion et de l’attrait et de le faire
complètement disparaître. Quoi qu’il arrivait, si je pouvais
amener mon esprit à l’endroit où il arrêtait d’aimer ou de ne pas
aimer4, il était allé au-delà de la souffrance. Il avait atteint
l’endroit où il pouvait demeurer à l’aise, quelle que soit la chose
dont il fît l’expérience. Il n’y avait pas de soif ni
d’attachement… il s’était arrêté. Voilà ce que vous visez dans la
pratique. Si d’autres personnes veulent beaucoup parler de la
théorie, c’est leur affaire. Au bout du compte, malgré tout ce
qu’on peut en dire, la pratique en est revenue à cet endroit.
Même si vous n’en parlez pas beaucoup, alors là encore la
pratique revient à cet endroit. Que vous prolifériez peu ou prou,
cela en revient tout à ça. S’il y a la naissance, ça vient de ça.

S’il y a l’extinction, c’est là que se passe l’extinction. Peu
importe combien l’esprit prolifère, ça ne fait aucune différence.
Le Bouddha a appelé cet endroit « ce qui sait ». Ça a la
fonction de savoir selon la vérité comment sont les choses. Une
fois que vous avez vraiment discerné la vérité, vous savez
automatiquement comment sont l’esprit et les facteurs mentaux.
L’esprit est les facteurs mentaux vous déçoivent
constamment, sans s’arrêter une seule minute. Lorsque vous
étudiez les livres, vous ne faites qu’étudier la forme externe de
cette déception. Même pendant que vous étudiez ces choses,
elles sont en train de vous décevoir – il n’y a pas d’autre façon
de le dire. C’est comme ça. L’intention de Bouddha n’était pas
que vous ne connaissiez la souffrance et les souillures que de
nom, son but était que vous trouviez la façon de pratiquer qui
vous mène à transcender la souffrance. Il a enseigné qu’il fallait
investiguer et trouver la cause de la souffrance du niveau le
plus fondamental au niveau le plus raffiné. De mon côté, j’ai pu
pratiquer sans grande quantité de connaissance théorique. Il
suffit de savoir que le Chemin commence avec sila (la retenue
morale). Sila est ce qui est beau au commencement. Samadhi
est ce qui est beau au milieu. Pañña (la sagesse) est ce qui est
beau à la fin. A mesure que vous approfondissez votre pratique
et votre contemplation de ces trois aspects, ils se fondent et
deviennent un seul, même si vous pouvez toujours les voir
comme trois parties séparées de la pratique.

Comme condition préalable pour se former à sila, pañña
doit en fait être là, mais on dit habituellement que la pratique
commence avec sila. C’est la fondation. C’est juste que pañña
est le facteur qui détermine combien la pratique de sila aura de
succès et si elle sera complète. Il vous faut contempler vos
paroles et vos actes et investiguer le processus de cause à
effet – ce qui est une fonction de pañña. Vous devez dépendre
de pañña avant que sila puisse être établi.

Selon la théorie, on dit que c’est sila, samadhi et puis
pañña ; mais j’y ai réfléchi et j’ai trouvé que pañña sous-tend tous les autres aspects de la pratique. Il vous faut comprendre
complètement les effets de vos paroles et de vos actes sur
l’esprit et comment il se fait qu’ils peuvent engendrer des
résultats nocifs. Par la réflexion raisonnée vous utilisez pañña
pour guider, contrôler et par là-même purifier vos actes et vos
paroles. Si vous connaissez les différentes caractéristiques de
vos actes et de vos paroles qui sont conditionnés par des états
mentaux à la fois sains et malsains, vous verrez le lieu de la
pratique. Vous voyez que si vous allez cultiver sila, ça implique
d’abandonner le mal et de faire le bien ; d’abandonner ce qui
est faux et de faire ce qui est juste. Une fois que l’esprit a cessé
de faire ce qui est faux et a cultivé ce qui est juste, il se
retournera automatiquement vers l’intérieur pour se focaliser
sur lui-même et devenir ferme et stable. Lorsqu’il est libre du
doute et de l’incertitude quant aux paroles et aux actes, l’esprit
sera résolu et inébranlable, fournissant la base sur laquelle
devenir fermement concentré dans samadhi.

Cette concentration ferme forme la deuxième source la plus puissante
d’énergie dans la pratique, vous permettant de contempler de
façon plus complète les visions, les sons et les autres objets
des sens dont vous faites l’expérience. Une fois que l’esprit est
établi avec un calme et une attention fermes et inébranlables,
vous pouvez entamer la contemplation soutenue de la forme,
de la sensation, de la perception, de la pensée et de la
conscience, ainsi que des visions, des sons, des odeurs, des
goûts, des sensations tactiles et des objets de l’esprit, et voir
que tous ceux-ci sont constamment en train d’apparaître. Il en
résulte que vous acquérrez des visions pénétrantes de la vérité
de ces phénomènes et de comment ils apparaissent selon leur
propre nature. Quand il y a une conscience continue, c’est la
cause pour que naisse pañña. Une fois qu’il y a la
connaissance selon la véritable nature de comment les choses
sont, votre vieille sañña et votre sens de « moi » seront petit à
petit déracinés de leur conditionnement antérieur et seront
transformés en pañña. Au bout du compte, sila, samadhi et
pañña se fonderont dans la pratique en un tout durable et
unifié.

A mesure que pañña se renforce, il agit pour le
développement de samadhi qui devient plus stable et
inébranlable. Plus samadhi devient ferme, plus sila devient
résolu et complet. A mesure que sila est perfectionné, il nourrit
samadhi, et le renforcement de samadhi mène à la maturation
de pañña. Ces trois aspects de la pratique sont en fait
inséparables – tant ils se recouvrent. Grandissant ensemble ils
forment ce que le Bouddha appelait magga, le Chemin.

Lorsque sila, samadhi et pañña atteignent leur sommet, magga
a suffisamment de pouvoir pour détruire les kilesa5. Que ce soit
la cupidité, la haine ou l’illusion qui apparaisse, il n’y a que la
force de magga qui soit capable de les détruire.

Les Quatre Nobles Vérités enseignées par le Bouddha
comme cadre de référence pour la pratique sont : dukkha (la
souffrance), samudaya (la cause de la souffrance), nirodha (la
fin de la souffrance), et magga (le chemin menant à la fin de la
souffrance) qui consiste en sila, samadhi et pañña – des modes
d’entraînement qui existent dans l’esprit. Bien que je dise ces
trois mots – sila, samadhi et pañña – à haute voix, ils n’existent
pas extérieurement, mais prennent racine dans l’esprit lui-même.

C’est de la nature de sila, samadhi et pañña d’être à
l’oeuvre en continu, mûrissant toujours. Si magga est fort dans
l’esprit, quels que soient les objets dont il est fait l’expérience –
que ce soit des formes, des sons, des odeurs, des goûts, des
sensations tactiles ou des pensées – il sera aux commandes. Si
magga est fort, il détruira les kilesa. Quand il est faible et les
kilesa sont forts, magga sera détruit. Les kilesa peuvent détruire
votre coeur lui-même. Si la présence d’esprit n’est pas assez
rapide quand les formes, les sensations, les perceptions et les
pensées apparaissent dans la conscience, ils peuvent vous
détruire. Ainsi magga et les kilesa avancent côte à côte.
L’endroit où vous placez l’effort dans la pratique est le coeur.
Vous devez continuer à lutter avec les kilesa chaque pas le Kilesa :
souillures ; les choses qui souillent ou tachent le coeur, dont : la haine, l’illusion, l’agitation, etc.…

C’est comme si deux personnes différentes se
querellaient dans votre esprit, mais c’est juste magga et les
kilesa qui se battent entre eux. Magga fonctionne comme
contrôle de l’esprit et encourage votre capacité à contempler le
Dhamma. Tant que vous serez capable de contempler, les
kilesa perdront la bataille. Mais si à un quelconque instant votre
pratique faiblit et les kilesa reprennent leurs forces, magga
disparaîtra et les kilesa prendront sa place. Les deux côtés
continuent ainsi nécessairement leur combat jusqu’à ce qu’il y
ait un vainqueur et que l’affaire soit réglée. Si vous centrez vos
effort sur le développement de magga, il continuera à détruire
les souillures. Au bout du compte, dukkha, samudaya, nirodha
et magga viendront à exister dans votre coeur – c’est là que
vous aurez vraiment pratiqué avec les Quatre Nobles Vérités et
que vous les aurez pénétrées.

Quelle que soit la souffrance qui apparaisse, quelle que
soit sa forme, elle doit avoir une cause – c’est samudaya, la
deuxième Noble Vérité. Quelle est la cause ? La cause est que
votre pratique de sila, samadhi et pañña est faible. Quand
magga est faible, les kilesa peuvent avoir prise sur l’esprit.

Quand ils prennent vraiment le pouvoir dans l’esprit, ils
deviennent samudaya et donnent inévitablement naissance à
différentes sortes de souffrance. Si la souffrance apparaît ça
veut dire que l’aspect qui est capable d’éteindre la souffrance a
disparu. Les facteurs qui donnent naissance à magga sont sila,
samadhi et pañña. Quand ils auront atteint le sommet de leur
force, la pratique de magga avancera inexorablement, et
détruira samudaya – ce qui est capable de causer de la
souffrance dans l’esprit. C’est alors – lorsque la souffrance est
tenue en attente, incapable d’apparaître parce que la pratique
de magga s’affaire à trancher au travers des kilesa – qu’en fait
la souffrance s’éteint dans l’esprit. Pourquoi êtes-vous capables
d’éteindre la souffrance ? Parce que la pratique de sila,
samadhi et pañña a atteint son plus haut niveau, ce qui veut
dire que magga a atteint le niveau à partir duquel son progrès
devient inévitable. Je dis que si vous pouvez pratiquer ainsi, ça
n’aura plus d’importance de savoir où vous en êtes dans l’étude des connaissances théoriques de l’esprit et les facteurs
mentaux, parce qu’au bout du compte, tout s’unit en cet endroit
unique. Si l’esprit a transcendé la connaissance conceptuelle, il
sera très confiant et certain dans la pratique, étant allé au-delà
de tout doute. Même s’il commence à se promener, vous
n’aurez pas à aller le chercher bien loin pour le ramener sur le
chemin.

A quoi ressemblent les feuilles du manguier ? Il suffit d’en
ramasser une et de l’observer pour le savoir. Même si vous en
observez dix mille, vous n’en saurez pas plus qu’en observant
une seule feuille. Elles sont essentiellement toutes pareilles. En
regardant une feuille, vous pouvez connaître toutes les feuilles
de manguier. Si vous observez le tronc du manguier, vous
n’avez qu’à observer le tronc d’un seul manguier pour tous les
connaître. Tous les autres troncs de manguiers sont pareils.
Même s’il y en avait cent mille, je n’aurais qu’à en observer un
pour les voir vraiment tous. Le Bouddha a enseigné à pratiquer
le Dhamma de cette façon.

Sila, samadhi et pañña sont ce que le Bouddha a appelé
magga – mais magga n’est toutefois pas encore le coeur de
l’enseignement du Bouddha. Ce n’est pas une fin en soi et ce
n’était pas vraiment ce que voulait le Bouddha. Mais c’est la
voie qui mène vers l’intérieur. Ce serait comme voyager depuis
Bangkok jusqu’à ce monastère, Wat Nong Pah Pong. Ce que
vous voulez c’est atteindre le monastère, ce n’est pas la route
ou le goudron que vous voulez. Mais vous aurez besoin de la
route pour le voyage au monastère. La route et le monastère ne
sont pas la même chose – la route n’est que la voie jusqu’au
monastère – mais vous devez suivre la route pour atteindre le
monastère.

On pourrait dire que ni sila, ni samadhi, ni pañña ne
forment le coeur du bouddhisme, mais ils constituent par contre
la voie par laquelle le coeur du bouddhisme peut être atteint.
Une fois que vous avez pratiqué avec sila, samadhi et pañña
au plus haut niveau, la paix apparaît comme résultat. C’est là le but ultime de la pratique. Une fois que l’esprit est calme, même
si vous entendez un son, il ne sera pas perturbé. Lorsqu’un tel
calme a été atteint, vous ne créez plus rien dans l’esprit. Le
Bouddha a enseigné le lâcher prise. Alors quelle que soit
l’expérience que vous fassiez, vous n’avez pas à craindre ou à
vous faire du souci. La pratique atteint le niveau où elle est
vraiment paccatam et parce que vous avez une vision
pénétrante directe, vous n’avez plus besoin de croire ce que
disent les autres.

Le bouddhisme n’est pas fondé sur quoi que ce soit
d’étrange ou d’inhabituel. Il ne dépend pas de différentes sortes
de manifestations miraculeuses, de pouvoirs psychiques ou
d’habilités surhumaines. Le Bouddha n’a pas loué ni encouragé
ces choses. De tels pouvoirs peuvent exister et avec votre
pratique de la méditation il est possible de les développer, mais
le Bouddha n’en a pas fait l’éloge et ne les a pas encouragé
parce qu’ils sont potentiellement une source d’illusions, de
tromperie. Les seules personnes dont il a fait l’éloge sont ces
êtres qui ont été capables de se libérer de la souffrance. Pour
ce faire ils ont dû dépendre de la pratique – nos outils qui sont
dana (la générosité), sila, samadhi et pañña. Voilà les choses
avec lesquelles nous devons nous entraîner.
Ces choses constituent la voie qui mène à l’intérieur, mais
pour atteindre la destination finale, il faut d’abord qu’il y ait
pañña pour assurer le développement de magga. Magga ou le
Noble Octuple Chemin signifie sila, samadhi et pañña. Il ne
peut pas grandir si l’esprit est recouvert de kilesa. Si magga est
fort il peut détruire les kilesa ; si les kilesa sont forts, ils
détruisent magga. La pratique implique simplement ces deux
choses qui luttent jusqu’à ce que la fin du chemin soit atteinte.
Ils doivent se battre continuellement, sans cesser, jusqu’à ce
que le but soit atteint.

Les outils et les supports de la pratique sont des choses
qui impliquent des épreuves et de la difficulté. Nous devons
compter sur la patience et l’endurance, la retenue et la frugalité.

Nous devons pratiquer pour nous-mêmes, pour que ça vienne
de l’intérieur et transforme vraiment notre esprit.
Les érudits, toutefois, tendent à douter passablement.
Lorsqu’ils sont assis en méditation, dès qu’il y a un peu de
calme ils commencent à se demander si peut-être ils ont atteint
la première jhana6. Ils ont tendance à penser comme ça. Mais
dès qu’ils commencent à proliférer, l’esprit se détourne de
l’objet et ils sont complètement distraits de la méditation. En un
instant, ils sont déjà repartis, pensant que c’est déjà la
deuxième jhana. Ne commencez pas à proliférer au sujet de
telles choses. Il n’existe pas de points de repère qui vous disent
quel degré de concentration vous avez atteint ; c’est
complètement différent. Il n’y a pas de signes qui surgissent et
disent : « Par ici pour Wat Nong Pah Pong 7 ». Il n’y a rien du
tout à lire le long du chemin. Beaucoup de maîtres célèbres ont
donné des descriptions de la première, deuxième, troisième et
quatrième jhana, mais cette information existe à l’extérieur,
dans les livres. Si l’esprit est vraiment entré dans de tels états
de calme, il ne connaît rien de pareilles descriptions. Il y a la
conscience, mais ce n’est pas pareil aux connaissances que
vous acquérez en étudiant la théorie. Si ceux qui ont étudié
s’accrochent à ce qu’ils ont appris lorsqu’ils s’assoient en
méditation, à prendre des notes sur les expériences qu’ils font
et à se demander s’ils ont déjà atteint une jhana, leur esprit
sera distrait juste là et se détournera de la méditation. Ils ne
développeront pas de véritable compréhension. Pourquoi
donc ? Parce qu’il y a le désir. Dès que tanha (la soif, le désir)
apparaît, votre méditation, quelle qu’elle soit, ne se
développera pas parce que l’esprit se rétracte. Il est essentiel
que vous appreniez à renoncer à toute pensée et à tout doute,
renoncez-y complètement, à tout. Ne prenez que le corps, la
parole et l’esprit, comme ils sont, comme base à votre pratique
et rien d’autre. Contemplez les conditions de l’esprit, et ne
traînez pas les livres avec vous. Il n’y a pas de livre à l’intérieur,
là où vous faites la pratique. Si vous essayez de les prendre avec vous là-dedans, tout va à vau-l’eau parce qu’ils ne seront
pas capables de décrire les choses telles que vous en faites
réellement l’expérience.

- suite de cette présentation : partie 2
- suite de cette présentation : partie 3

Puissent tous les êtres se libérer de la souffrance.

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