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40 ans du Bouddhisme Zen en Europe

samedi 18 août 2007, par Buddhachannel Fr.

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Affiche : 40 ans du Bouddhisme Zen en Europe


Le bouddhisme zen vient de fêter en 2007 la quarantième année de son implantation en Europe. Cet anniversaire est l’occasion de découvrir plus profondément une pratique spirituelle qui connaît un intérêt croissant et est devenue année après année un véritable phénomène de société.


Un dojo dans chaque ville d’Europe


Les dojos : lieu de retour au silence

Notre civilisation, sous une abondance de biens matériels, peut s’avérer violente pour l’individu : isolement, précarité, perte des repères traditionnels, environnement sonore et visuel agressif, etc. sont des facteurs extérieurs fragilisants… tout comme la nécessité de faire face et de « tenir » dans l’adversité.

Le chemin du zen permet à l’individu de retrouver ses racines au cœur du silence. S’observer soi-même, puiser dans cette expérience équilibre, harmonie et unité, trouver les clés d’une existence empreinte de sérénité joyeuse, tels sont les trésors ancestraux du zen pour le monde contemporain.

Les lieux de pratique du zen, les dojos, offrent ainsi des espaces préservés, dans un décor dépouillé, afin de permettre ce retour au silence et à la simplicité de l’instant.

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Dojo zen


Etat des lieux

Aujourd’hui, chaque ville grande ou moyenne de France et d’Europe compte au moins un lieu de pratique du zen – dojo. En France, on trouve ainsi 115 dojos zen (en centre-ville) dont 4 monastères (lieux de retraites plus excentrés).

Les dojos proposent des séances de zazen – méditation zen – plusieurs fois par semaine.

Le dojo zen de Paris, fondé en 1971 par le maître japonais Taisen Deshimaru, reçoit ainsi plus d’une centaine de pratiquants chaque semaine.


Il y a quarante ans…

Le bouddhisme zen Sôtô est à l’heure actuelle l’une des branches les plus dynamiques du bouddhisme. L’Occident a pu en découvrir la pratique au milieu des années 60, grâce à la présence et à l’activité missionnaire de quelques moines japonais. En Europe, c’est l’arrivée de maître Taisen Deshimaru – homme particulièrement déterminé et charismatique – qui fut le point de départ d’une véritable école zen européenne, qui compte aujourd’hui des dizaines de milliers de membres.


« Depuis la Renaissance, l’homme s’est défini lui-même en tant qu’homme pensant et non plus en tant qu’homme vivant (…) Mais l’homme vivant, c’est justement cela que l’on trouve en zazen. » Claude Lévi-Strauss


Qu’est-ce que le bouddhisme zen ?


Un peu d’histoire…
Calligraphie
Il y a quelque 2500 ans, un homme qui deviendra Bouddha s’assit sous un arbre en posture de méditation (zazen) et s’éveilla. Cet éveil originel, qu’on expérimente en zazen fut ensuite transmis de personne à personne, à travers les siècles, pour parvenir jusqu’à nous.

La pratique de la méditation changea de nom en fonction des pays traversés : dhyana en sanskrit, puis ch’an lorsqu’il arriva en Chine, il devint zen en parvenant au Japon au XIIe siècle. Dans chacun de ces pays, le bouddhisme zen prit un visage différent. Il réussit en effet toujours à s’adapter et à se fondre dans les cultures locales.

Après s’être ainsi répandu pacifiquement jusqu’aux confins de l’Asie, le bouddhisme zen gagna les Etats-Unis et l’Europe, dans la deuxième moitié du XXe siècle.


La méditation zen, le zazen

« Le secret du zen consiste à s’asseoir, simplement, dans une posture de grande concentration (…) Alors apparaît la conscience profonde et pure, universelle et illimitée. » Taisen Deshimaru, La pratique du zen, Albin Michel, 1974.

Le bouddhisme zen consiste essentiellement dans la pratique de zazen, la méditation assise. Les jambes croisées, le dos droit et l’attention portée à la respiration, chacun peut faire une expérience de silence et de recueillement dans l’unité du corps et de l’esprit.

C’est la méditation par laquelle Bouddha a pu saisir l’origine de la souffrance et s’en libérer. « Ne me croyez pas sur parole, expérimentez par vous-même ! » a ensuite été son premier conseil, établissant ainsi la nécessité de parcourir soi-même la Voie du Bouddha.


Ni yoga, ni prière, ni thérapie…

Le bouddhisme zen n’est pas une connaissance découlant d’une analyse ou d’un raisonnement. C’est une pratique immédiate, instantanée, celle du moment présent. L’expérience du zen dépasse le simple aspect thérapeutique ou corporel par sa dimension d’éveil et diffère de la prière par son absence d’objet extérieur.


Retour à la simplicité

Pratiquer le bouddhisme zen, c’est donc déployer le plein espace de l’existence humaine et redonner à la vie toute sa beauté et sa dignité. Les actes quotidiens, qu’ils soient nobles ou communs, s’égrènent alors comme les pierres d’un collier précieux. Chaque acte est un trésor et donne sens à l’ensemble.


Des valeurs pour le monde social

D’un point de vue social, le bouddhisme zen véhicule des valeurs comme la non-violence, la compassion, la sagesse, la créativité et l’énergie. Les pratiquants apprennent à être attentifs à chaque moment de la vie, à s’ouvrir aux autres et à participer paisiblement à la vie de la cité.


« L’art véritable ne réside pas dans la beauté de la peinture, mais dans l’action de peindre (…) La calligraphie zen, c’est exactement cela. » Pablo Picasso


Maître Taisen Deshimaru

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Maître Taisen Deshimaru


Sur les conseils de son propre maître, Taisen Deshimaru est arrivé en Europe au début de l’année 1967, pour y demeurer jusqu’à sa mort en 1982. La France, terre d’accueil du bouddhisme, fut pour lui le terrain idéal de diffusion d’un bouddhisme zen ancré dans le quotidien et présent dans le monde social. Durant les quinze années qu’il passa en Europe, Maître Taisen Deshimaru créa ainsi une centaine de dojos au cœur des villes et fonda le premier grand temple zen d’Europe : la Gendronnière, dans le Val-de-Loire.

Missionnaire, il a fait découvrir à l’Europe l’une des deux principales écoles du zen au Japon : le zen Sôtô, qui se fonde sur la pratique « ici et maintenant », dans l’action quotidienne.

Avec l’aide de ses nombreux disciples, Maître Deshimaru entreprit un travail d’édition de livres et de périodiques. Il s’attacha également à traduire avec précision les principaux écrits du bouddhisme zen.

Multipliant les rencontres, il établit également d’excellentes relations avec des philosophes, savants, artistes, leaders spirituels et thérapeutes de tous pays dans un souci de rapprochement entre les formes de pensée occidentale et orientale.

Son objectif principal était d’aider la civilisation à franchir la crise qu’elle traverse en faisant connaître la pratique du bouddhisme zen.

A sa mort, ses disciples les plus proches lui ont succédé, et œuvrent à leur tour à transmettre de personne à personne un bouddhisme vivant, responsable et présent dans la société.


« Le vieux monde que je détestais est en fait un monde de magie et d’enchantement, depuis que, grâce au zen, on insuffle le silence où gît l’inépuisable. » Henry Miller


L’Association Zen Internationale


L’Association Zen Internationale (association culturelle loi 1901) a été créée en 1970 par Taisen Deshimaru. Elle a pour but de diffuser la pratique du bouddhisme zen, favoriser l’échange entre les civilisations occidentale et orientale et d’apporter une aide à tous sans discrimination de race, de nationalité, de croyance ou de religion.

Elle regroupe quelque 200 dojos répartis dans le monde entier, avec une majorité en Europe. L’Association Zen Internationale (AZI) administre également le premier grand temple zen d’Europe : la Gendronnière, dans le Val-de-Loire. Ce lieu accueille régulièrement retraites zen, colloques et activités artistiques.

L’AZI est également membre de l’Union Bouddhiste de France, et ses principaux enseignants sont régulièrement les invités de l’émission « Voix bouddhistes » sur France 2.


« Le zen nous apprend une attitude corporelle – face au temps et dans l’espace – qui diffère fortement de celle de l’Occident. Il part du vide comme un bienfait. » Maurice Béjart


Les membres d’honneur

- Maurice Béjart – Chorégraphe
- Francis H. Cook – Professeur émérite de sciences religieuses à l’université de Californie
- Paul Demiéville † – Sinologue
- Arnaud Desjardins – Ecrivain
- Roger-Pol Droit – Philosophe, chroniqueur au journal Le Monde
- Rév. Shinzan Egawa – Kannin honoraire de Soji-ji et Soji-ji Soin (Japon)
- Raymond Lambert † – Professeur de yoga
- Claude Lévi-Strauss – Anthropologue, professeur au collège de France
- André Malraux † – Ministre, écrivain
- Rév. Dônin Minamizawa - Abbé du temple Shuo-ji (Sapporo - Japon)
- Robert Misrahi – Professeur de philosophie à la Sorbonne
- Janine Monnot † – Graphologue, vice-présidente d’honneur de l’AZI
- Rév. Yuko Okamoto – Abbé du temple Teisho-ji (Japon)
- Rév. Dosho Saikawa – Responsable du zen Sôtô pour l’Amérique du sud
- Kenneth White – Ecrivain, poète


Organisation :

Association Zen Internationale

Adresse du siège : Dojo zen de Paris

175, rue de Tolbiac

75013 Paris

www.buddhachannel.tv




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