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Sur le chemin de la bouddhéité – L’histoire du Bouddha Shâkyamuni

mardi 19 juillet 2016, par Stefania Mitrofan

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Une statue de Bouddha Sakyamuni près de Caves Belum située dans l’Andhra Pradesh, en Inde. Le Bouddha était un prince de naissance qui a décidé d’abandonner son titre royal et de poursuivre sa recherche spirituelle après avoir été témoin des souffrances de la vie humaine. (Purshi / Wikimedia Commons)

 
Le prince Siddhartha devenu fondateur du bouddhisme n’a pas eu un voyage facile sur le chemin de son éveil. Ce qui suit est son histoire, montrant le courage d’un cœur innocent, à la recherche de la vérité au delà des dimensions de la vie ordinaire.
 
La naissance du prince « Lion Sage »
 
Au 6e siècle avant J.C. , il y avait un royaume appelé Kapilavattsu dans l’ancien Népal dirigé par la caste guerrière des Shakyas (qui veut dire « lion »). Son roi se nommait Suddodana Gautama et sa reine Mahamaya Devi. Le couple royal attendait leur premier enfant. Selon la légende, la reine aurait eu une nuit un rêve très étrange.
 
Elle aurait vu une lumière blanche brillante rayonner sur elle et dans la lumière apparaître un magnifique et pur éléphant blanc avec six défenses. Il vola près d’elle et fondit dans son corps. À son réveil, elle raconta au roi son rêve. Le matin même, le roi demanda l’avis des hommes sages. Ils lui dirent que c’était un signe de bonne augure et que la reine allait donner naissance à un grand homme.
 
Le roi était transporté par ses nouvelles de l’arrivée de son successeur. Comme le veut la tradition, Maya Devi fit le voyage vers la maison de son père pour lui donner naissance. Cela s’est passé la nuit de la pleine lune du mois indien de Vaishak en mai. Lorsqu’elle atteignit Lumbini et vit de jolis bosquets, elle demanda à s’arrêter pour se reposer. Alors qu’elle marchait vers un grand sal, le travail d’accouchement commençà et elle donna naissance à un garçon. Le prince de Kapilavattsu était né.
 
La légende dit que la naissance se fit pratiquement sans douleur et qu’une fine bruine tomba sur la mère et son enfant pour les nettoyer. Ce jour là, sept autres êtres étaient nés – à savoir, l’arbre de la bodhi, la princesse Yashodhara, le cheval Kantaka, le conducteur Channa, l’éléphant Kaludayi (l’ami d’enfance du prince), ainsi que sept trésors.
 
Le nourrisson a été ramené à la capitale dans la même nuit. Cinq jours plus tard, il fut nommé Siddhartha, ce qui signifie « celui qui atteint ses objectifs ». De nombreux hommes sages sont venus voir et bénir l’enfant, parmi lesquels un vieil homme dévot s’appelant Asita, ancien professeur du roi ainsi qu’ascète aux hauts accomplissements.
 
Le roi, honoré par la visite d’Asita, lui amena le jeune prince pour que l’enfant présente à l’ascète sa révérence due. Immédiatement, Asita se leva de son siège et reconnut certains signes dans le corps du prince qui annonçaient une vocation hautement religieuse et spirituelle. Avec sa vision supranormale, il vit la grandeur future du prince nouveau-né et le salua avec les mains jointes.
 
Les hommes sages prédisent au prince sa future vie religieuse
 
Sept jours plus tard, la reine Mahamaya mourut et sa place fut prise par sa sœur Mahaprajapati, qui éleva le prince avec amour et affection. Quand Siddhartha eut 12 ans, le roi convoqua des oracles pour prédire l’avenir du prince. Ils révélèrent que Siddhartha était destiné à suivre l’ascétisme s’il rencontrait les signes de la vieillesse, de la maladie et de la mort, ou s’il rencontrait un ermite ascète.
 
Le roi Suddodana voulait que son fils devienne un grand monarque et plaça donc le palais sous une garde stricte tout en proclamant l’usage des mots « mort » et « douleur » interdit. Il protégea Siddhartha de tout ce qui aurait pu l’inspirer à mener une vie religieuse. Le prince était gardé dans l’un ou l’autre des trois palais royaux au milieu du luxe et de la splendeur. Le prince grandit pour devenir un jeune homme vigoureux. Comme prince de la caste des guerriers, il s’entraîna à l’art de la guerre. Il gagna la main d’une belle princesse nommée Yashodhara venant d’un royaume voisin en vainquant à une variété de sports le reste de ses prétendants. Ils se marièrent à 16 ans.
 
Les quatre rencontres historiques avec la vérité
 
Siddhartha continuait à vivre une vie luxueuse et divertissante, mais le temps passant, il s’agitait et voulait voir le monde en dehors des murs de son palais. Par conséquent, il décida de visiter la ville proche, sa population et sa terre.
 
Le roi arrangea précautionneusement sa visite, décorant tout et le rendant magnifique. Les vues laides ou tristes étaient retirées pour éviter les quatre signes révélés par les hommes sages. Mais toutes ces précautions devinrent vaines lorsque le prince choisit de suivre une autre route avec son conducteur, Chandaka.
 
En ville, Siddhartha vit un vieil homme qui s’était accidentellement aventuré près de la route de la parade. Siddhartha était stupéfait et demanda à Chandaka qui était cet homme. Il vit alors un homme malade toussant et ne le comprit pas non plus. Il vit également une cérémonie funéraire sur le bord d’un fleuve. Enfin, le prince vit un ascète – un moine ayant renoncé à tous les plaisirs mondains pour atteindre la paix et le bonheur éternel. L’air paisible sur le visage du moine resta longtemps dans l’esprit de Siddhartha. Il demanda à Chandaka le sens de toutes ces choses. Le conducteur informa alors le prince des vérités simples de la vie qu’il aurait dû connaître depuis longtemps.
 
Lorsqu’ils revinrent au palais, Siddhartha demanda à son père de l’autoriser à sortir dans le monde comme moine errant pour chercher la vérité de la vie, car il avait compris que toutes les choses dans la vie sont transitoires et illusoires. Très troublé, son père doubla la sécurité autour du palais et augmenta les plaisirs et les distractions à l’intérieur. À ce moment, Yashodhara donna naissance à leur enfant qui fut appelé Rahula, qui veut dire « chaîne » ou « entrave ».
 
Siddhartha n’était pas satisfait de sa vie et prit la décision de s’enfuir du palais sur son cheval Kantaka avec l’aide du maître d’étable, Channa. Il se leva une nuit, jeta un dernier regard à sa femme et son fils, monta son cheval et partit. Aux portes de la ville, il coupa ses longs cheveux et tendit ses robes princières à Channa.
 
La recherche de la vérité dans la vie de Siddhartha
 
Après avoir quitté son palais, Siddhartha voyagea à la capitale de Magdha, Rajhhira, dans l’Inde ancienne, où il rencontra plusieurs moines méditant dans des grottes à flanc de montagnes. Il devint le disciple d’un ascète nommé Alara Klama, qui lui apprit comment améliorer son caractère et se cultiver lui-même.
 
Après une certaine période de cultivation, le jeune moine ne pouvait plus progresser ainsi et commença donc la cultivation sous la direction d’un reclus nommé Uddaka Ramaputta. Après avoir cultivé un certain temps, il se rendit compte qu’il ne pouvait de nouveau pas faire de progrès. Il rejoignit ensuite cinq sages dans les forêts de Bénarès pour cultiver par un jeûne sévère et en observant l’austérité. À partir de là, les autres commencèrent à se référer au Prince Siddhartha en tant que Shâkyamuni, ce qui signifie Lion Sage. Après avoir cultivé ainsi comme cela pendant six ans, Shâkyamuni découvrit qu’il n’était pas éveillé mais que son corps physique était devenu émacié.
 
En méditant un jour, il entendit la conversation de deux musiciens voyageant sur un bateau. Celui ayant de l’expérience enseignait au novice que les cordes du luth ne devaient pas être trop tendues ou trop relâchées. Si les cordes étaient tendues trop fort, elles se briseraient ; si les cordes étaient tendues trop lâchement, la musique ne rendrait pas bien.
 
Après avoir entendu cela, Shâkyamuni s’éveilla soudainement au principe de la voie du milieu, de ne pas aller aux extrêmes ; il partit alors errer. Sur son chemin, il rencontra une villageoise nommée Sujata, qui lui offrit un bol de riz. La légende dit que le corps émacié de Shâkyamuni était revenu à la normale après l’avoir mangé.
 
L’éveil
 
Il s’assit alors sous un pipal (Ficus religiosa) dans la jungle d’Urvela et jura de ne pas sortir de méditation avant d’avoir atteint l’éveil. Il rencontra une interférence démoniaque appelée Mara, qui le tenta par toutes sortes de moyens mais qui n’arriva pas à briser la résolution de Shâkyamuni. En voyant que Shâkyamuni était sur le point de transcender le domaine des désirs et des attachements, Mara devint furieux et envoya des monstres armés pour attaquer Shâkyamuni, mais ce dernier resta indifférent à ces assauts et à toutes leurs distractions.
 
Au moment d’être vaincu et comprenant qu’il ne pourrait pas briser la concentration de Shâkyamuni, Mara se moqua de lui en lui disant que même s’il avait gagné, il n’y avait personne pour témoigner de sa victoire. Shâkyamuni toucha alors le sol, indiquant que la terre se porterait témoin. La terre trembla en réponse, voulant dire par là qu’elle témoignerait en effet du triomphe de Shâkyamuni.
 
Shâkyamuni continua sa cultivation diligente à partir de ce moment et atteignit plus tard l’éveil – le royaume du Bouddha.
 
Après avoir atteint la bouddhéité, il entreprit sa mission prédestinée d’offrir le salut aux humains. Shâkyamuni donna à Bénarès le premier sermon à ses anciens compagnons, les cinq sages. Peu à peu le nombre de ses disciples grandit jusqu’à atteindre environ 80 000.
 
Lorsque le roi Suddodana apprit que son fils était devenu un Bouddha, il l’invita dans son royaume et le critiqua de mendier de la nourriture alors qu’il était si riche pour pouvoir nourrir des milliers de disciples. Shâkyamuni expliqua à son père que cela était une des conditions de son système de cultivation.
 
Durant cette période, le demi-frère de Shâkyamuni, Ananda, qui était sur le point d’être déclaré héritier du trône et de marier la princesse Sundari, décida de pratiquer la cultivation lui-même et devint un disciple de Shâkyamuni. Plus tard, le fils de Shâkyamuni Rahula et sa mère devinrent également ses disciples.
 
Néanmoins, tout ne s’est pas toujours passé en douceur ; le cousin de Shâkyamuni, Devadutta, essaya de le tuer à de nombreuses reprises par jalousie. Mais le Bouddha lui pardonna par compassion. Un brigand célèbre nommé Angulimal voulut aussi le tuer mais finit par devenir son élève.
 
Shâkyamuni voyagea loin et beaucoup pour offrir le salut aux êtres. Lorsqu’il était sur le bord de la rivière Hiranyavati, il prit un repas offert par un forgeron et présenta des symptômes de maladie. La nuit de la pleine lune du mois de sa naissance en 483 avant J.C. , Shâkyamuni parla une dernière fois à tous ses disciples avant d’entrer dans le nirvana.
 

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